Les parents de Thomas, 3 ans sont plus déterminés que jamais à amasser les fonds nécessaires pour faire l’achat d’une chambre hyperbare, afin de permettre à leur fils de «réveiller ses petits soldats endormis».

«Il est prisonnier de son corps»

Saint-Maurice — À l’âge de 3 ans, Thomas Leblanc-Groleau parle très peu et accumule un retard sévère de langage. Cette situation est toutefois normale pour le jeune garçon de Saint-Maurice qui est atteint d’une dyspraxie, un trouble neurologique qui affecte son langage. Après avoir reçu en cadeau une chambre hyperbare pour une durée de 40 jours, la famille du jeune garçon est maintenant plus déterminée que jamais à amasser les fonds nécessaires pour faire l’achat d’une chambre hyperbare, afin de permettre à Thomas de «réveiller ses petits soldats endormis».

Si Thomas peut bénéficier des bienfaits d’une chambre hyperbare à la maison depuis quelques jours, c’est que le Fonds Maurice Tanguay a offert un montant de 2000 $ à la famille Leblanc-Groleau, afin de les épauler dans leur démarche de location d’une chambre hyperbare pour une durée de 40 jours, soit jusqu’au 10 janvier prochain. Son coût, 2300 $ pour cette courte durée.

«Après quelques heures de traitement, on a tout de suite remarqué des changements chez Thomas. Il prononce maintenant plus de mots et de phrases complètes, il interagit plus avec ses frères et sœurs et il est plus autonome pour certaines tâches. Notre orthophoniste qui n’était pas au courant de l’utilisation de la chambre hyperbare a constaté les mêmes progrès que nous», avoue la mère de Thomas, Sandra Groleau.

Une chambre hyperbare très coûteuse
C’est ainsi en raison des coûts et après avoir constaté les effets bénéfiques de la chambre hyperbare sur son fils après seulement quelques jours d’utilisation que Sandra Groleau a décidé de lancer une campagne de financement pour lui permettre d’amasser la somme nécessaire, afin de faire l’achat d’une chambre hyperbare. L’achat d’un tel équipement s’élève à près de 23 000 $.

Conscients qu’il sera difficile d’obtenir ce montant en moins d’un mois, les parents de Thomas se donnent entre six mois et un an pour atteindre leur objectif. Une page Facebook en plus d’un compte de sociofinancement ont été créés pour l’occasion.

Deux ans d’adaptation

Toute cette histoire a commencé pour la famille Leblanc-Groleau il y a 2 ans, alors que Thomas n’était âgé que de 18 mois. Sandra et son conjoint ont alors commencé à se douter que quelque chose clochait avec leur fils d’un an et demi qui ne parlait toujours pas. C’est toutefois après de nombreuses démarches que le diagnostic de dyspraxie verbale est finalement tombé. «Je me rappelle, sur le chemin du retour, après avoir reçu le diagnostic, je pleurais, mais j’ai promis à Thomas qu’il aurait un bel avenir et que je ne resterai pas les bras croisés», se souvient Sandra Groleau.

La dyspraxie est en fait un retard dans l’acquisition, la maîtrise et la production de sons de la parole. Cette maladie est d’ailleurs souvent appelée la maladie fantôme, en raison de cette difficulté à parler, qui n’empêche toutefois pas les gens atteints de fonctionner normalement, outre mesure.

«À cause de sa maladie, on ne comprend pas très bien Thomas quand il parle, mais du côté moteur, il va très bien et il est très intelligent. Par contre, la dyspraxie fait en sorte qu’il est prisonnier dans son corps et il est incapable de prononcer les mots», précise la mère de cinq enfants.

Afin de mieux comprendre cette maladie et pour pouvoir aider son fils du mieux qu’elle le pouvait, Sandra Groleau s’est alors lancée dans les recherches dans le but de trouver des moyens qui allaient permettre de favoriser le développement de Thomas.

Ces recherches lui ont d’ailleurs permis de constater les bienfaits que pouvaient avoir les traitements hyperbares sur une personne atteinte de cette maladie en favorisant une meilleure oxygénation des cellules, en plus de permettre le réveil de certains neurones.

Bien que la présente campagne de financement est spécialement dédiée pour Thomas, d’autres enfants pourraient par ailleurs bénéficier de la chambre hyperbare, si le financement est au rendez-vous.

«Notre but est d’acheter la chambre hyperbare et quand on va voir que notre fils a atteint son maximum, on souhaite la donner à un autre enfant qui a la dyspraxie. Et en plus de venir en aide à Thomas, la chambre hyperbare va également venir en aide à son frère atteint de dyslexie et à son cousin qui est autiste», soutient Sandra.

Il est possible de suive les progrès de Thomas sur la page Facebook Thomas & la dyspraxie ou de contribuer à la campagne de financement en cliquant ici