De gauche à droite: Daniel Milot, directeur général de la Fondation de l’UQTR, André St-Onge, président, Louis Lépine d’Hydro-Québec et le recteur, Daniel McMahon.

Hydro-Québec investit 1,8 M$ en génie à l’UQTR

Trois-Rivières — La Fondation de l’Université du Québec à Trois-Rivières vient de recevoir un don de 1,8 M$ sur cinq ans pour la recherche et la formation en génie à l’UQTR. Ces montants serviront à créer deux chaires de recherche totalisant un peu plus de 1,2 million $ tandis qu’un montant de 545 000 $ servira à créer une centaine de bourses d’excellence et de bourses de recherche pour les étudiants des trois cycles d’études dans le domaine du génie.

Le recteur, Daniel McMahon, indique que la première chaire de recherche industrielle Hydro-Québec sera attribuée au professeur Kodjo Agbossou du département de génie électrique et génie informatique pour ses travaux sur la gestion transactionnelle de la demande résidentielle en puissance et en énergie. La seconde revient au professeur Georges Abdul-Nour, du département de génie industriel pour ses travaux sur la modélisation et l’optimisation en gestion des actifs. Les détails de ces deux chaires industrielles seront dévoilés ultérieurement par l’UQTR.

Louis Lépine, responsable des partenariats de recherche universitaires et collégiaux à l’Institut de recherche Hydro-Québec, explique que par ce genre d’investissement, Hydro-Québec vise trois principaux objectifs.

«Ces chaires-là font des travaux qui sont en complémentarité avec nos propres recherches que l’on fait à l’Institut de recherche Hydro-Québec», dit-il.

La seconde raison de cette implication financière, c’est que les chaires impliquent beaucoup d’étudiants diplômés «et pour nous, c’est un objectif de relève, autant pour Hydro-Québec que pour le Québec», ajoute-t-il.

«Bon an, mal an, à la grandeur du Québec, Hydro-Québec supporte des chaires où il y a plus de 300 étudiants. C’est important pour nous, la formation», fait-il valoir.

Finalement, dit-il, les chaires de recherche génèrent beaucoup de travaux et de publications scientifiques, donc «ça accentue le rayonnement d’Hydro-Québec sur la scène internationale et aussi du Québec comme une société ouverte vers l’avenir», souligne-t-il en ajoutant que toutes ces recherches apportent également de nouvelles technologies dans le milieu de l’industrie.

M. Lépine précise qu’Hydro-Québec compte présentement 22 chaires actives dans plus d’une demi-douzaine d’universités ainsi que des partenariats ciblés. Pour obtenir une chaire, «il y a certains critères à respecter au niveau de la notoriété des professeurs impliqués», dit-il.

«Les contributions significatives d’Hydro-Québec, tant sur le plan financier qu’en nature, offrent aux universités un levier financier leur permettant d’aller chercher de nouvelles subventions à la recherche et d’attirer d’autres partenaires industriels afin de renforcer le développement de leurs pôles d’excellence», fait valoir M. Lépine

«Nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur un partenaire de longue date qui croit en la mission de la Fondation et pour qui la culture philanthropique est une valeur importante», a tenu à souligné le président de la Fondation de l’UQTR, André St-Onge.

«Les universités sont des foyers d’innovation et des incubateurs de talents scientifiques», rappelle de son côté le recteur, Daniel McMahon.

«Pour que les collectivités puissent en bénéficier de ces innovations et de ces connaissances qui sont développées dans nos campus, c’est essentiel de pouvoir transférer les fruits de la recherche où ils auront les impacts les plus positifs», fait-il valoir.