Hydro-Québec déploie les grands moyens samedi à Parent pour la ligne de transport

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
PARENT — En attendant d’effectuer des travaux d’envergure de 2021 à 2022 sur les équipements de transport d’énergie desservant la clientèle de Parent, Hydro-Québec va déployer les grands moyens samedi après avoir complété la phase 1 des travaux réalisés sous tension depuis la mi-août sur une quarantaine de structures. Le but de ce grand blitz? Sécuriser l’alimentation en électricité.

«La phase 2, c’est l’intervention sur une trentaine de structures qui nécessite une mise hors tension du circuit prévue le 19 septembre. Nous devrions avoir une centaine de travailleurs, huit à neuf hélicoptères, des véhicules hors route et aussi même un véhicule amphibie qui va être utilisé pour une première fois à Hydro-Québec afin d’accéder au site», a expliqué jeudi Alan Brissette, chef-ligne transport pour la région de la Mauricie.

En fin de semaine, la société d’État profite de l’arrêt temporaire de la scierie de Parent pour des travaux de maintenance afin de devancer le processus d’installation de génératrices.

«Cela va nous permettre d’alimenter la charge minimale de la Ville, c’est-à-dire les résidences et des services jugés essentiels pour le bon fonctionnement. Bien entendu, on a demandé de minimiser l’utilisation d’électricité. On a une génératrice qui peut suffire à l’utilisation à tous les jours. La mise hors tension de la ligne n’aura pas d’impact pour les clients ou très minime», a-t-il fait savoir.

Pour ces travaux de sécurisation à court terme, des petites interruptions de courant sont prévues samedi, entre 4 et 5 heures du matin et entre 19 et 20 heures pour permettre de passer d’une source d’alimentation à l’autre. Par la suite, l’alimentation sera régulière jusqu’en 2021.

Après avoir dénoncé les nombreuses pannes survenues en juillet à Parent, le conseiller municipal Éric Chagnon se réjouit du déroulement des travaux.

«Je suis rassuré pour le futur. Jusqu’à présent, ça va très bien. J’ai eu de la facilité à dire quand ça ne faisait pas, mais il faut vraiment dire qu’Hydro a déployé des gros moyens et on est très satisfait de ça. Les installations sont faites sur place, la génératrice est là présentement, tout a été mis en place par Hydro-Québec. À date, ça va quand même très bien», a-t-il commenté.

Ainsi, Hydro-Québec a entrepris de devancer ou d’accélérer certains travaux afin de sécuriser la ligne et d’assurer une meilleure alimentation à la communauté de Parent.

«On utilise tous les moyens dont Hydro-Québec dispose afin de maximiser l’intervention prévue le 19 septembre prochain. Si la météo ne permet pas d’être efficace, les travaux vont être reportés au lendemain. Si tout va bien, on devrait avoir réalisé environ un remplacement de 70 structures pendant cette période de sécurisation là sur une ligne qui compte environ 283 structures au complet sur 58 kilomètres de long», précise-t-il.

Depuis 2010, la société d’État avait fait déjà beaucoup d’interventions sur le circuit. «On a déjà environ 42 % des structures qui avaient déjà été remplacées dans le cadre d’une maintenance régulière», a indiqué M. Brissette.

Remplacer 95 structures de la ligne, reconstruire un segment de la ligne composé de six structures dans un secteur très accidenté et rendre les équipements et le dégagement conformes aux normes de 2020 : voilà ce qui attend les équipes d’Hydro-Québec en 2021-2022.

«Durant ces travaux qui nécessiteront des mises hors tension de plusieurs mois, des génératrices assureront l’alimentation en électricité», tient à rappeler Élisabeth Gladu, conseillère-Relations avec le milieu Centre-du-Québec et Mauricie chez Hydro-Québec.

«En réalisant ce blitz, nous avons dû revoir notre planification à l’échelle provinciale car des monteurs de différentes régions ont été mobilisés. L’enjeu avec la COVID est que les équipes ne devaient pas se croiser. Le défi était de taille pour eux. L’hébergement était aussi un enjeu vu que nous ne souhaitions pas que les équipes se croisent. Elles ont été hébergées dans des pourvoiries à proximité des lieux des travaux par équipes naturelles», renchérit la porte-parole régionale.

Finalement, Alan Brissette parle d’un type d’intervention qui n’est pas inédit pour samedi. «La particularité, c’est la région éloignée. C’est la problématique d’accès au circuit qui est très difficile, même jusqu’au logement. Il faut déployer plus de logistique et d’équipements pour pouvoir réaliser notre travail. Un très gros déploiement en très peu de temps», a-t-il conclu.