Les nouveaux ambassadeurs de l’UQTR. Sur la première rangée, de gauche à droite: Daniel Gélinas, Marie-Christine Trottier, Cynthia Cooper, Martine Lesieur et le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon. Sur la rangée arrière, dans le même ordre: Jean-Paul David, Daniel Mailloux, Daniel Milot et Lucien Francoeur.

Huit nouveaux ambassadeurs à l’UQTR

TROIS-RIVIÈRES — Plus de 250 anciens étudiants de l’UQTR qui ont obtenu leur diplôme entre 1982 et 1984 se sont donné rendez-vous samedi après-midi pour une cérémonie de retrouvailles à leur ancienne université. Parmi eux, plusieurs personnalités connues ont accepté l’honneur de devenir ambassadeurs de leur alma mater.

Les huit ambassadeurs de cette cérémonie sont Lucien Francoeur, Daniel Gélinas, Marie-Christine Trottier, Jean-Paul David, Cynthia Cooper, Daniel Mailloux, Daniel Milot et Martine Lesieur. Invités à prendre la parole devant leurs anciens collègues de classe, les huit invités de marque n’avaient que de bons mots à dire sur l’UQTR, qui a permis à plusieurs de découvrir leur vocation et de s’accomplir. Ce fut le cas de Daniel Gélinas, l’homme derrière le succès du Festival d’été de Québec et des célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec, qui a terminé sa maîtrise en loisir en 1984.

«Pour écrire un mémoire, il faut avoir la détermination d’aller jusqu’au bout, a-t-il témoigné. Le fait d’écrire mon mémoire m’a montré que j’étais capable de mener un projet à terme et les cours que j’ai suivis m’ont aidé plus tard pour organiser des événements.»

Son passage à l’UQTR a également marqué un tournant dans la carrière du poète et rockeur Lucien Francoeur, en lui ouvrant la porte de l’enseignement.

«Je suis arrivé ici alors que c’était difficile sur la scène rock, s’est-il remémoré. Après l’UQTR, j’ai pu enseigner au Collège John Abbott et pendant 30 ans au Cégep de Rosemont. C’est le point tournant, c’est ce qui a fait que j’ai pu faire vivre ma fille plus sérieusement qu’en attendant des gigs puis des shows. Je n’étais pas à la merci du show-business.»

Le chanteur du groupe Aut’Chose s’est également rappelé avec émotion des souvenirs de son directeur de mémoire, Gatien Lapointe, décédé alors qu’il venait juste de lui remettre son mémoire, en 1983. Il garde d’ailleurs un fort attachement à Trois-Rivières, notamment en raison des nombreuses rencontres et des échanges qu’il a pu avoir avec d’autres poètes et auteurs qui lui ont enseigné.

«Mes parents viennent de Québec, mais je n’ai pas eu de lien profond avec Québec, sauf depuis que ma fille y habite. Mais mon lieu de prédilection est évidemment Trois-Rivières, qui a changé ma vie», a-t-il ajouté.

Une évolution majeure

Les invités aux retrouvailles ont pu visiter leur ancien campus et constater à quel point il a changé en plus de 30 ans. Mais ces changements ne se limitent pas aux pavillons et aux locaux, a rappelé le recteur Daniel McMahon.

«En 1981, on a franchi le cap des 10 000 diplômés. Cette année, on va remettre à la collation des grades notre 100 000e diplôme», a-t-il souligné.

Le recteur a aussi relevé que le nombre de programmes a presque triplé en 30 ans pour s’établir à 280. Les montants disponibles pour la recherche ont eux aussi explosé, alors qu’ils s’élèvent aujourd’hui à 29 millions $. Enfin, pour vivre avec son temps, l’UQTR offre désormais 10 programmes et un total de 130 cours en ligne, a noté M. McMahon.

«Contrairement à ce que l’on peut parfois entendre, l’UQTR va bien, a-t-il insisté avec un brin d’humour. C’est parce qu’on a les meilleurs profs et les meilleurs étudiants et vous en êtes la preuve.»

100 millions pour 100 000 diplômés

Le directeur général de la Fondation de l’UQTR, Daniel Milot, fait également partie de ceux qui ont reçu leur diplôme entre 1982 et 1984. L’ambassadeur, qui est manifestement resté très attaché à son alma mater, puisqu’il y travaille désormais, a profité de l’occasion pour solliciter la participation de ses anciens collègues à la campagne majeure de financement menée en vue des 50 ans de l’établissement.

«Pour le 100 000e étudiant diplômé, on veut atteindre les 100 millions $ amassés, a indiqué M. Milot. Par ailleurs, pour le 50e de l’université, on aimerait atteindre les 50 ambassadeurs.»

En plus de la visite guidée du campus, les invités avaient l’option de revivre l’histoire de l’université en images, avec une animation assurée par Patricia Powers, chargée de cours et chroniqueuse à Radio-Canada en Mauricie.

Un coquetel et une séance de photos avaient lieu en fin d’après-midi.