Richard Vienneau.

Horodateurs au centre-ville: «Une question de principe»

TROIS-RIVIÈRES — La possible augmentation des tarifs et des heures d’opération des horodateurs au centre-ville de Trois-Rivières, une mesure actuellement étudiée par le conseil municipal en préparation du budget 2019, pourrait bien sonner le glas du magasin Le Brun en ville. C’est ce qu’a fait savoir son propriétaire, Richard Vienneau, lors de la séance du conseil municipal mardi soir.

Rappelons que le conseil étudie présentement la possibilité d’augmenter à 2 $ l’heure les tarifs des horodateurs, en plus d’imposer la tarification les jeudis et vendredis soir de même que le samedi de 9 h à 21 h.

S’adressant aux élus pour manifester son mécontentement face à ce scénario présentement à l’étude. Richard Vienneau n’a pas caché qu’il pourrait bien fermer boutique si cela se produit. «On travaille sept jours par semaine, non pas pour faire plus de profits, mais parce qu’on croit au centre-ville et qu’on aime ça. Augmenter ainsi les tarifs, moi ça me turn off. C’est une question de principe et de valeurs. Arrêtez de penser que quand c’est gratuit, ça ne rapporte rien», souligne M. Vienneau.

Ce dernier confirme que la saison estivale est souvent très profitable pour son commerce qui est situé à l’intérieur de l’Hôtel Oui-Go sur la rue Notre-Dame centre, mais que les mois d’hiver sont loin d’être faciles. Toutefois, son amour du projet qu’est devenu Le Brun en ville, après le succès du Magasin général Le Brun de Maskinongé, l’incite à demeurer dans un souci d’animer le centre-ville.

«L’hiver, des journées où on ne fait pas 100 $ de ventes, c’est courant. Si on augmente les tarifs de stationnement et qu’on ajoute la fin de semaine, ça nous tue», ajoute Isabelle Thibeault, sa conjointe et partenaire d’affaires.

Le dossier a également fait réagir une autre commerçante, Marie-Claude Toutant, propriétaire de l’entreprise Fleurs et Cie sur la rue Radisson. «Le véritable problème au centre-ville, c’est la perception que les gens en ont. Je connais tellement de gens qui ne veulent plus venir au centre-ville à cause des coûts et de la difficulté à se trouver un stationnement. Quand j’ai entendu la nouvelle au sujet de la tarification, je me suis sentie concernée en tant que commerçante, mais aussi pour tous les autres qui ne prennent pas forcément la parole. J’aimerais tellement que les commerçants puissent bénéficier d’un certain répit», a-t-elle ajouté.

La mairesse suppléante, Ginette Bellemare, a rappelé que le dossier était toujours à l’étude dans le cadre des travaux entourant le budget 2019 et qu’aucune décision n’avait encore été prise. Le budget devrait être adopté le 14 décembre prochain.