Hôpital de La Tuque: un malentendu provoque l’interruption du service de téléviseurs

La Tuque — Un malentendu a suscité de la grogne chez certains usagers de l’hôpital de La Tuque. C’est que depuis le 1er novembre, le service de télévision avait été interrompu dans l’établissement. Le service a finalement été rétabli, jeudi, à la suite d’une discussion avec le câblodistributeur. Des changements ont également été apportés à l’offre de service pour les résidents qui ne relève plus de la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice.

«Des lettres ont été envoyées aux résidents pour les informer qu’à l’avenir, ils devaient eux-mêmes faire les démarches auprès de Câble Vision pour avoir le câble dans leur chambre. Certains ont fait les démarches, d’autres non, mais c’était indiqué clairement qu’à compter du 1er novembre le câble ne serait plus disponible autrement», a indiqué Julie Michaud, porte-parole du CIUSSS-MCQ.

C’est lors du débranchement qu’il y a eu confusion. Le débranchement devait se faire uniquement dans les chambres des résidents du CHSLD, pour le reste, c’est le CIUSSS MCQ qui allait payer la facture.

«C’est un malentendu dans cette transition-là. Tout a été coupé le 1er novembre. Une fois qu’on a été au courant, il y a des démarches qui ont été faites. […] Les décodeurs ont donc été réactivés jeudi matin et tout fonctionne normalement», indique Mme Michaud.

Du côté de la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice, on souligne que la décision de se retirer complètement du dossier des télévisions a été prise en novembre 2018, mais appliquée seulement en 2019.

«(Offrir un service de télévision) Ce n’est pas notre mission première et deuxièmement, avec le retrait des revenus du stationnement, il fallait prendre des décisions. C’est ce que l’on a décidé. On a fait ça avec le CIUSSS de façon très professionnelle. Au mois d’octobre 2019, on a envoyé les lettres de désengagement aux résidents en CHSLD», souligne Paul-Armand Girard, président de la Fondation.

«Le 1er novembre, ils ont tout débranché sauf les 27 résidents qui avaient déjà repris leur abonnement», ajoute-t-il.

La Fondation est bien consciente que la situation ne fait pas que des heureux, mais elle engendrait des pertes de temps et elle devait débourser aux alentours de 10 000 $ annuellement avec le dossier des télévisions.

«Une autre des raisons, c’est qu’environ 30 % seulement des résidents payaient leur abonnement. Depuis plusieurs années, la Fondation assumait le paiement pour 70 % des résidents. C’était très problématique. Comme nous sommes une organisation bénévole, on ne pouvait pas consacrer le temps nécessaire à la collecte», note M. Girard.

Le passage à la télévision numérique a également causé des maux de tête aux dirigeants de la Fondation. La facture s’était élevée à près de 12 000 $.