Les paramédics Maude Hélie et Micaël Audet ont réussi à réanimer une homme d'une quarantaine d'années.

Homme réanimé par les paramédics à La Tuque: «C'est tout un feeling»

«C'est vraiment agréable de pouvoir serrer la main de quelqu'un qu'on a réanimé. Le serrer dans nos bras, c'est tout un feeling». Les ambulanciers de La Tuque, Maude Hélie et Micaël Audet, vont se souvenir longtemps de cet appel au dénouement heureux. Leur intervention rapide a permis récemment de sauver la vie d'un homme dans la quarantaine.
«On a eu le temps d'agir rapidement. Une minute plus tard, le patient était réveillé et il nous parlait», témoigne fièrement le paramédical Micaël Audet.
Pour la BTAQ de La Tuque, le succès fait partie d'une chaîne d'intervention efficace. La reconnaissance d'une douleur cardiaque par les proches du patient ainsi qu'un appel rapide au 911 a permis à l'équipe de paramédics d'arriver rapidement au chevet du patient. 
«Ce n'est pas normal à La Tuque d'avoir un temps réponse aussi court. On était déjà à la caserne, alors aussitôt qu'on a eu l'appel on s'est mis en route. Rendu là, on a agi rapidement parce qu'il avait vraiment mal et on voyait que c'était urgent. En vrai, ça ne se serait peut-être pas passé comme ça. En 7/14 (horaires de faction), il y a un délai de réponse un peu plus long habituellement [...] Il y avait deux techniciens ambulanciers, un moniteur, des pads... les étoiles étaient alignées pour lui», note Maude Hélie.
En arrivant sur les lieux, l'équipe a confirmé la présence d'une douleur cardiaque et a agi promptement pour administrer les soins appropriés. 
«Rendu dans l'ambulance, le patient est tombé en arrêt cardiaque», témoigne Micaël Audet.
L'équipe a immédiatement été en mesure de lui prodiguer une défibrillation. Le patient était conscient lors de son arrivée au centre hospitalier. Les circonstances ont même fait que c'est la même équipe qui a assuré le transfert du patient à Québec. L'homme qui a été réanimé a rendu visite aux paramédicaux en début de semaine. Un moment émouvant pour les trois individus.
«L'émotion était très différente. Quand c'est arrivé, il y avait l'adrénaline et on faisait notre travail. Quand il est venu nous rencontrer, il n'y avait pas d'adrénaline, c'était beaucoup plus émotionnel», raconte Micaël Audet.
«Il est venu nous serrer la main. Il avait besoin de nous remercier. [...] On est content et on est très fier. Je pense que tout le monde serait fier dans une telle situation», a ajouté Maude Hélie.
L'évènement n'est pas sans ramener le débat sur les horaires de faction et du temps de réponse qui a fait l'actualité à quelques reprises dans le passé.
«C'est un concours de circonstances qui a fait en sorte que la défibrillation a été rapide dans ce cas-ci. L'appel au 911, la reconnaissance des symptômes, l'équipe qui, par hasard, était déjà sur place. On a sauvé entre 7 et 10 minutes de délai, ce qui a fait dans ce cas-ci la différence. Un travail efficace et un concours de circonstances qui a permis de sauver une vie», souligne Jimmy Lessard superviseur de la BTAQ à La Tuque.
«Le débat des horaires de faction est toujours présent. Ce qui vient de se passer, c'est exactement ce que l'on dit. La réduction des temps de réponse peut sauver une vie, c'est un bel exemple. L'équipe était réunie ici par hasard. On aimerait ça que ce ne soit pas le hasard qui fasse ça et que ce soit régulier. Le temps de réponse est un facteur clé dans les arrêts cardiaques», a-t-il conclu.