À l’avant , Yvon Lauzière, Gaétanne Lagacé et Christianne Dupont-Champagne. À l’arrière, Claude Allaire, Claude Parenteau, Camil Lauzière, Marion Rock, Jacques Duhaime et Simon Rousseau, président de la corporation du séminaire de Nicolet.

Hommage posthume à Yvon Lauzière

Nicolet — Pour une septième année, le Séminaire de Nicolet a rendu hommage mercredi à certains anciens élèves avec une remise de médailles dans sept catégories de mérite. Et un clin d’œil spécial fut réservé aux anciens membres du personnel.

Ainsi, le Mérite religieux s’est transformé en mérite collectif parce qu’on a voulu rappeler tous les religieux (prêtres, religieuses et frères) qui ont participé à la mission formatrice de cette institution depuis plus de 200 ans. «Nous avons décidé d’inclure aussi les laïques qui se sont joints à eux avec les années», a précisé le responsable du Centre d’archives régionales, Michel Héroux.

Un Mérite à titre posthume fut décerné à Yvon Lauzière. Décédé l’an dernier, il portait au cœur l’empreinte du Séminaire de façon presque indélébile, dit-on, particulièrement avec et pour ses confrères de classe. «On peut dire qu’il a servi de lien entre eux par ses messages de communication réguliers durant des années et par ses implications dans l’organisation de leurs rencontres. Il fit aussi partie du comité de notre tournoi de golf annuel auquel il donna le nom de SN Open», explique M. Héroux.

Par ailleurs, c’est un spécialiste important au Québec en Économie Agricole, Yvon Proulx, qui a reçu le Mérite professionnel. Après ses études au Séminaire, il a complété un baccalauréat en sciences agronomiques et une maîtrise en économie rurale à l’Université Laval. Attaché à cette université comme professeur, il a obtenu un doctorat en 1973 à l’Université du Michigan, tout en faisant aussi une maîtrise en économie générale.

Revenu enseigner à Laval, il fut rapidement promu à la direction de son département. Puis, tout en restant chargé de cours, il acheta la ferme familiale à Baie-du-Febvre en 1980 pour l’exploiter et y faire de la recherche-terrain. Il devint aussi consultant en économie et politique agricole jusqu’en 2000, particulièrement en Afrique, en Haïti et au Pérou.

De plus, le Mérite éducatif fut remis à l’abbé Jacques Duhaime. Ce prêtre-éducateur œuvra au Séminaire durant 13 ans comme animateur et professeur et poursuivit son enseignement, lors de la fermeture, au niveau du scolaire durant plus de 20 ans. Ce qui le distingue, c’est qu’il a pendant un long moment rempli aussi le mandat de curé de paroisse. Une double vocation d’éducateur, pourrait-on dire.

Il est aussi un passionné d’histoire régionale, particulièrement pour son patelin de naissance, soit Sainte-Angèle, et sa paroisse pastorale, soit La Visitation. En bon éducateur, il s’est soucié de publier ses recherches et de s’impliquer dans des actions de préservation du patrimoine à la Ville de Bécancour. «Les Anciens ici présents se souviennent de son grand dévouement pour l’éducation», a-t-on rapporté.

C’est à Camil Lauzière qu’est revenu le Mérite socio-communautaire. Cet ancien du Séminaire de Nicolet aura fait une carrière de policier à Drummondville. Il s’est impliqué comme grand bénévole auprès des jeunes dans le quartier Saint-Joseph de sa ville. Il y est connu comme fondateur du Comité des Loisirs, puis plus tard, en tant que bâtisseur du Centre de Loisirs du même endroit. Son action ne s’arrêta pas là : il présida à un suivi par le développement d’un vaste complexe de sports et loisirs pour lequel il devint agent de développement. On dit que son projet maintenant bien installé bénéficie à environ 350 jeunes de 7 à 17 ans.

L’œuvre de M. Lauzière porte maintenant son nom. Et celui-ci en préside alors la Fondation qui lui permet de recueillir des fonds et de poursuivre sans cesse son apport communautaire exemplaire.

En ce qui concerne le Mérite culturel et artistique, il fut réservé à Claude Parenteau. C’est par son lien avec la musique que cet ancien du Séminaire se distingue. «Il l’a maintenu toute sa carrière et dans sa vie, de façon exemplaire et féconde», fait-on valoir. Après des études avancées en musique chez les sœurs de l’Assomption de Nicolet et à l’Université de Montréal, il fut embauché au département de musique du Cégep de Trois-Rivières pour y enseigner et faire des tâches de coordination pédagogique. Son instrument principal fut le piano.

Au-delà de ses fonctions scolaires, son curriculum vitae témoigne de réalisations de projets musicaux, de composition, de mises en place d’orchestres en région, d’organisation d’importants concerts et même d’utilisation de sa résidence pour des activités musicales.

Finalement, Marion Rock est reparti avec le Mérite dévouement envers l’institution. Il fut l’un des deux premiers laïques à siéger au conseil d’administration de la Corporation du Séminaire. Il y accepta la fonction de secrétaire et l’occupa plusieurs années. Ses procès-verbaux étaient écrits avec soin et fidélité. Ils constituent un chapitre important dans les archives des affaires de la Corporation.

Le récipiendaire fut actif et dévoué dans le dossier du déménagement du Séminaire à partir du Musée des religions du monde vers l’Évêché et de la nouvelle organisation du Centre d’archives.