Alain Beaudry, Océane Chachai-Ouellette, Rosalie St-Pierre, Mylène St-Louis, Yves Dessureault et Éric Desrochers au lancement de la vidéo Moi, je fais la différence.

Hommage à la clientèle handicapée

Shawinigan — Les élèves et le personnel de l’école Val-Mauricie ont fait la présentation du film Moi, je fais la différence. Le film de type documentaire montre le travail réalisé par les intervenants auprès des jeunes vivant avec un handicap.

Commencé il y a plus d’un an, le projet est né d’un heureux hasard. Avant de rencontrer une élève vivant une période difficile, le psychoéducateur Alain Beaudry songeait à présenter, sous forme de vidéo, le travail qui se fait auprès des jeunes handicapés. C’est grâce à la jeune femme et à son implication que son idée a germé. Pour montrer aux gens ce qui se passe réellement dans ces classes, elle a composé une chanson. De là est venue l’idée de réaliser un film.

«Malheureusement, dans nos écoles comme dans la société, on entend rarement ce qui se fait de bien. On met plutôt l’accent sur ce qui va mal. Il est vrai que certaines journées sont plus difficiles et nous pourrions nous arrêter à cela, mais nous préférons regarder les différentes réussites, petites ou grandes, que nos élèves peuvent vivre», affirme Yves Dessureault, directeur adjoint de l’école Val-Mauricie.

Cette dernière accueille dans cinq groupes des jeunes atteints du trouble du spectre de l’autisme, de déficiences intellectuelles moyennes à sévères ainsi que des élèves polyhandicapés.

Depuis quatre ans, le visage des classes spécialisées a changé. À la suite d’investissements majeurs, des locaux ont été aménagés pour mieux répondre aux besoins de chacune des cinq classes. À partir de la cueillette de besoins des élèves, les intervenants ont fait un plan de match pour déterminer quels sont, dans chacun des groupes, les besoins prioritaires pour répondre à leurs besoins fondamentaux.

Pour le bien-être des élèves, des systèmes d’insonorisation ont été mis sur place. L’éclairage est également tamisé pour éviter que les élèves soient perturbés par les lumières excessives. Au niveau humain, un lien d’attachement fort est développé. Le personnel est en mesure d’accompagner les élèves vers leur réussite personnelle.

Walmart
La récente controverse chez Walmart, qui avait mis fin à un programme d’employabilité de personnes handicapées, a mis en lumière les nombreux défis qui s’offriront aux jeunes à la suite de leur passage à l’école secondaire. Ce qu’Yves Dessureault espère, c’est que ces élèves ne soient pas mis de côté.

«Notre travail n’est pas nécessairement de placer nos élèves qui ont un handicap sur le marché du travail. Notre travail est de préparer du mieux qu’on peut les élèves à réaliser ces tâches, dont au niveau de leur autonomie et au niveau social. Je ne me permettrai pas de commenter la controverse parce que Walmart revient sur sa décision graduellement. Nous souhaitons que les élèves soient intégrés le plus possible dans tous les commerces, dans les sphères où c’est possible de le faire.»