Henri Provencher, président de la Fondation Cédrika Provencher, et Nancy Godbout, éditrice chez Le Point Bleu.

«Histoire de prévoir»: pour sensibiliser et prévenir

TROIS-RIVIÈRES — La Fondation Cédrika Provencher a profité de la 30e édition du Salon du livre de Trois-Rivières pour lancer officiellement le livre de contes Histoires de prévoir. Le recueil de huit petits contes illustrés se veut un outil pour inculquer aux enfants des notions de prévention et de vigilance, toujours dans le but de prévenir les enlèvements et les disparitions.

Écrit par Robert Toupin et illustré par Valérie Carbonneau, Histoires de prévoir est le premier d’une série de recueils qui verront le jour au cours des prochaines années, alors qu’une véritable histoire de collaboration est née entre la Fondation Cédrika Provencher et la maison d’édition trifluvienne Le Point Bleu. La maison d’édition et les concepteurs du livre ont d’ailleurs accepté de ne toucher aucune redevance afin d’encourager la fondation à poursuivre son œuvre.

«Ce sont des histoires faciles à comprendre pour les enfants, car ce sont des contes avec des animaux. Les enfants peuvent facilement s’y retrouver et apprécier l’histoire, mais on lance également un message de prévention à travers chaque conte. L’idée est d’inculquer des réflexes et susciter la vigilance et la prudence chez les enfants», constate le président de la fondation et grand-père de Cédrika, Henri Provencher.

«On souhaite aussi que ça contribue à encourager l’échange entre les parents et les enfants afin que le message passe et qu’on leur donne des moyens de se protéger», ajoute Nancy Godbout, éditrice chez Le Point Bleu. 

Au total, ce sont 45 sujets qui ont été soumis à la maison d’édition par la Fondation Cédrika Provencher, des sujets que la fondation aimerait voir traiter dans de futures éditions de Histoires de prévoir. Pour y parvenir, Le Point Bleu a commencé à contacter des auteurs d’ici afin de les sensibiliser à la cause et de les inciter à soumettre des idées de contes pour les prochaines parutions à venir. Henri Provencher a également profité de la conférence de presse de vendredi matin pour inviter les gens du public à soumettre eux aussi leurs idées à la fondation ou à la maison d’édition.

Le livre sera officiellement lancé ce samedi à 16 h 30 au salon Marmen du Salon du livre de Trois-Rivières, et le public y est invité. Par ailleurs, Histoires de prévoir sera disponible dans plusieurs librairies de même que sur la boutique en ligne de la maison d’édition, ainsi qu’aux bureaux de la Fondation Cédrika Provencher.

Application mobile

Par ailleurs, Henri Provencher est toujours en démarches afin de trouver du financement pour permettre le lancement d’une application mobile visant à pouvoir intervenir le plus rapidement possible lors de la disparition d’un enfant. L’outil qui est déjà prêt à être lancé n’attend en fait que le bailleur de fonds qui permettra son lancement, dont les cinq premières années d’exploitations sont évaluées à environ 100 000 $.

«C’est un outil incroyable, un pendant de l’alerte Amber qui permettrait aux parents de signaler très rapidement la disparition de leur enfant, et que l’information soit massivement relayée dans une localisation précise qui évoluerait au fil du temps qui passe, tout en prévenant instantanément les policiers», explique M. Provencher.

La disparition du petit Ariel à Montréal il y a plus d’une semaine a d’ailleurs ravivé sa volonté de voir cet outil se concrétiser. «Ce n’est pas pour moi, pas pour la fondation, mais pour tous les enfants qu’on travaille. Je peux vous assurer que je vais frapper à toutes les portes pour que ça se concrétise», souligne Henri Provencher.