Environ 5000 étaient réunies à l’Hippodrome de Trois-Rivières, dimanche, pour assister à une série de courses, au terme de laquelle, un demi-million $ aura été distribué parmi les vainqueurs.

Hippodrome de Trois-Rivières: un demi-million $ en bourses pour la relève

Trois-Rivières — Il y avait beaucoup d’ambiance à l’Hippodrome de Trois-Rivières, dimanche après-midi, tandis qu’environ 5000 personnes, dont une majorité venait de l’extérieur de la région, s’étaient donné rendez-vous pour assister à la série de courses, au terme desquelles, plus d’un demi-million $ aura été distribué en bourses, parmi les vainqueurs des quelque huit finales qui étaient disputées dans le cadre de la Coupe des éleveurs et de la Coupe de l’avenir.

Murielle Thomassin, directrice générale de l’Hippodrome de Trois-Rivières, multipliait les présences en bordure de piste, alors qu’elle procédait personnellement à la remise de la coupe, à l’issue de chaque épreuve. Les courses mettaient en scène de jeunes chevaux, âgés de deux et trois ans.

Visiblement heureuse du succès de l’événement, la directrice générale souligne que celui-ci vise d’abord et avant tout à retourner des fonds vers les éleveurs, afin d’assurer la pérennité du sport. Elle rappelle au passage que l’Hippodrome de Trois-Rivières est le dernier encore actif au Québec.

«On est dans une situation qui est stable. Ça va bien. C’est sûr qu’on aimerait augmenter les montants de nos bourses à cinq millions $ et avoir 80 jours de course au lieu de 40 par année, mais on n’est pas là», confie Mme Thomassin. Elle dit toutefois que les «nouveaux visages dans la foule» et le succès du kiosque «comment parier», destiné aux néophytes, lui donnent espoir que l’avenir s’annonce bon pour l’industrie.

Si elle convient que l’avènement de la loterie vidéo a mis à mal les paris sur les courses de chevaux, Mme Thomassin préfère néanmoins regarder vers l’avant. «La clientèle qui connaît les chevaux de course est plus âgée, mais on vise à développer et à rajeunir notre public. Ce n’est pas tant d’avoir des gens qui viennent parier ici à tout prix, mais plutôt qu’on réalise qu’on peut venir ici apprécier le spectacle et avoir du plaisir», soutient-elle.

Sur les 112 chevaux qui participaient aux courses de dimanche, une centaine provenaient d’élevages québécois. Ce qui fait encore dire à Murielle Thomassin qu’une relève existe. «Je vois une moyenne d’âge qui est en train de diminuer», assure-t-elle avec optimisme. Elle pointe d’autre part les différentes activités dédiées aux enfants. «C’est important qu’ils disent à papa et maman que c’est l’fun d’aller aux courses. Ça, c’est ma clientèle future», indique la femme d’affaires.

En plus des huit finales, six différentes courses étaient présentées en guise de course de consolation, pour un total de 14 épreuves. Le nombre d’épreuves, doublé des bourses en jeu, donnent à l’événement une envergure nationale, soutient Mme Thomassin. Satisfaite du rayonnement de la journée, qui aura notamment vu plusieurs candidats à l’élection fédérale faire acte de présence, elle conclut en déclarant que «c’est un beau sport, qui est méconnu et on veut le garder vivant».