L’ancienne ministre libérale Julie Boulet.

Heureuse pour son frère, déçue pour Donald Martel

TROIS-RIVIÈRES — Même si un nouveau parti politique a pris le pouvoir à Québec, la région conserve un Boulet au conseil des ministres. L’ancienne ministre libérale Julie Boulet se dit très heureuse que son frère Jean Boulet obtienne le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, mais déplore que Donald Martel, élu sous la bannière de la CAQ depuis 2012 dans Nicolet-Bécancour, ait été écarté par François Legault.

«Je suis profondément déçue et attristée pour Donald Martel. Parfois la politique peut être dure», affirme l’ancienne ministre libérale Julie Boulet. «J’ai toujours eu lorsque j’étais ministre une très belle collaboration avec lui.»

La nomination de son frère Jean Boulet au conseil des ministres réjouit toutefois l’ancienne députée de Laviolette. Bien que son frère ne soit pas de la même famille politique qu’elle, Julie Boulet se dit très heureuse qu’il puisse accéder à un ministère à saveur économique comme il le souhaitait.

«Il attendait ça depuis longtemps», souligne-t-elle. «Je suis très heureuse pour lui.»

Le nouveau ministre responsable de la Mauricie pourra, s’il le souhaite, profiter de la collaboration de sa sœur qui a occupé ses fonctions avant lui.

«Comme j’avais annoncé mon retrait de la politique, nous n’avions plus de dossiers en cour. Alors je n’ai pas de dossiers à lui transférer. Toutefois, s’il a be- soin de ma collaboration, je vais être disponible pour lui comme Jean-Pierre Jolivet l’avait été pour moi à l’époque», précise Julie Boulet.

L’ancienne ministre libérale n’est toutefois pas impressionnée par la nomination de deux ministres en Mauricie. Elle soutient qu’à l’époque où le Parti québécois était au pouvoir dans les années 90 et au début des années 2000, la Mauricie avait deux ministres avec Jean-Pierre Jolivet et Guy Julien. De plus, le whip en chef du gouvernement entre 2001 et 2003 était Michel Morin, alors député de Nicolet-Yamaska (aujourd’hui Nicolet-Bécancour).

«Ce n’est pas exceptionnel que la région ait deux ministres», rappelle Julie Boulet en insistant sur l’importance pour un ministre d’être présent dans son milieu.

«Un élu ne doit pas disparaître lorsqu’il est nommé ministre. Être ministre c’est beau, mais on doit se rappeler qu’il est d’abord et avant tout un député.»

Maintenant qu’elle est retraitée de la vie politique, Julie Boulet n’entend pas abandonner le débat public pour autant. «Je vais être là pour rappeler aux élus qu’ils ont des devoirs envers leurs électeurs. Une fois élus, ils doivent laisser la partisanerie de côté et être le député de tous leurs électeurs», ajoute-t-elle.