Le directeur du service de sécurité incendie de La Tuque, Serge Buisson, montre le nouveau bateau qui servira à la formation cette fin de semaine sur la rivière Saint-Maurice.

Un entraînement... dans l'eau froide pour les pompiers

Le lac Saint-Louis a accueilli plusieurs pompiers du Service de sécurité incendie de la Ville de La Tuque. Au total, ils ont été une vingtaine à effectuer des exercices pratiques en sauvetage sur glace et en eau froide.
<p>Les pompiers de La Tuque ont effectué des exercices pratiques en sauvetage sur glace et en eau froide.</p>
«On se met à jour dans nos spécialités», souligne d'entrée de jeu le directeur du service de sécurité incendie de La Tuque, Serge Buisson. Il s'agit de la deuxième formation des pompiers latuquois. À la fin de 2013, un professeur de Shawinigan s'était déplacé pour revoir le sauvetage vertical avec la troupe.
«C'était une demande de nos pompiers. Ils voulaient être accrédités sur ces spécialités-là. Les établissements d'enseignement n'ont pas toujours les mêmes équipements, là on est certain qu'on parle tous le même langage», note M. Buisson.
L'activité qui devait avoir lieu au départ sur la rivière Saint-Maurice au quai Dénommé-Goyette, a été déplacée au lac Saint-Louis puisque la glace sur la rivière était insuffisante en raison de la température des derniers jours.
Par ailleurs, le lac du centre-ville de La Tuque se prête bien au jeu pour la formation en eau froide que s'apprêtent à recevoir les pompiers. «C'est un endroit sécuritaire. Il n'y a pas de courant, mais ça ne nous empêche pas de leur montrer la technique», souligne Serge Buisson.
Certes, les techniques se doivent d'être mises à jour, mais il y a aussi les équipements. D'ailleurs, la caserne de La Tuque peut désormais compter sur un nouvel équipement de sauvetage, acquis en début de semaine. Il s'agit d'un bateau spécialisé qui pèse une cinquantaine de livres seulement.
Il est en tout temps dans l'unité d'urgence et se déploie facilement. Il n'est jamais gonflé à l'avance comme c'est le cas d'un zodiac. Avec les mêmes bouteilles qui sont utilisées pour les appareils respiratoires, il ne suffit que d'une vingtaine de secondes pour gonfler le bateau.
«La semaine passée, j'ai vu dans Le Nouvelliste les traces de pas sur le lac Saint-Louis, ça m'a aidé à prendre la décision pour cet achat. Il ne faut pas attendre qu'un accident arrive. [...] C'est vrai qu'on n'est pas appelé à faire ça toutes les semaines. Par contre, quand on va être appelé à le faire, on va avoir la formation et l'équipement. Ça peut faire toute la différence, parce que toutes les secondes sont importantes», ajoute M. Buisson.
Ce dernier met l'accent sur la rapidité et la facilité d'utilisation de ce nouvel équipement. Le bateau aurait pu servir il y a quelques années lorsque les pompiers sont intervenus lors d'un écrasement d'avion survenu à la Bostonnais.
«On ne pouvait pas se mettre à l'eau avec le zodiac à l'endroit où l'avion était viré à l'envers. Il a fallu aller plus bas et ce n'était pas évident à cause du niveau de l'eau. Si nous étions arrivés avec ce bateau, on aurait pu le mettre à l'eau directement devant et rapidement», précise M. Buisson.
Les exercices ont eu lieu samedi après-midi et dans la journée de dimanche. «On ne voit pas ça tous les jours. Ça démontre aux gens que le service incendie est compétent, ça les rassure de savoir qu'on a les techniques et les équipements pour intervenir dans n'importe quelle situation», a conclu Serge Buisson.