Danielle Rémillard

Sous le signe de la stabilité et de la diversification en Haute-Mauricie

Il serait faux de prétendre que les ressources naturelles ne sont pas au coeur de l'économie de la Haute-Mauricie. Par ailleurs, les principaux acteurs économiques visent à en diversifier les champs d'action et à ouvrir leurs horizons sur des projets qui pourraient potentiellement amener de la richesse et des emplois.
«L'économie est stable, on ne sent pas nécessairement une évolution. Par contre, il y a de beaux développements qui s'en viennent. [...] Stable, c'est positif. Ça va nous amener dans une courbe positive dans l'avenir c'est certain. Par contre, il faut être stable et se rendre fort avant tout», a lancé d'entrée de jeu Manon Côté, directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut Saint-Maurice.
Certes, la forêt est au coeur des préoccupations et des projets comme la pyrolyse et la biomasse, mais le sol commence de plus en plus à attirer l'attention. Depuis la découverte d'indices de fer et de titane, de phosphate, de niobium, de terres rares et de graphite sur le territoire, le Haut Saint-Maurice souhaite devenir un joyau pour l'industrie minière.
«On croit beaucoup au développement minier et aux ressources naturelles. La forêt oui, on lui trouve d'autres applications, mais le développement minier, à la grandeur de territoire que l'on a, s'il y a des possibilités, il faut les regarder attentivement et rapidement», affirme Danielle Rémillard du CLD du Haut Saint-Maurice.
Cette dernière ne se cache pas que les retombées à court terme liées à l'exploration pourraient avoir un effet bénéfique pour la région. «L'exploration rapporte beaucoup d'argent, et déjà il va y en avoir l'été prochain dans le secteur de Parent. Quand on parle de créer une nouvelle richesse, les mines, c'est exactement ça», souligne-t-elle.
Il est évident que la Haute-Mauricie mise sur ces ressources naturelles, mais le secteur touristique n'est pas négligé pour autant. Selon Mme Rémillard, les deux vont très bien ensemble surtout dans un aussi vaste territoire de 30 000 km2.
«Le tourisme est important, mais il reste saisonnier donc il faut, en parallèle, développer quelque chose de plus stable au niveau des retombées économiques», ajoute Danielle Rémillard.
Les défis pour la prochaine année sont nombreux. Pour la Ville de La Tuque, le dossier de la téléphonie cellulaire reste certainement parmi les prioritaires. «On travaille fort sur ça, c'est vraiment important. On veut devenir une ville qui est connectée avec le monde... enfin! La téléphonie cellulaire, c'est l'avenir et c'est aussi une question de sécurité. C'est une nécessité», estime le maire, Normand Beaudoin.
La biomasse est également sur plusieurs lèvres. Après le CSSS du Haut Saint-Maurice, la Ville aimerait emboîter le pas et intégrer ce type système de chauffage à ses édifices. «Le gouvernement a mis en place des programmes pour la biomasse, on a déjà des travaux de fait ici en ce sens. J'aimerais convertir les édifices municipaux. Ça va faire en sorte aussi que quelqu'un pourrait enfin partir la fameuse usine de biomasse. C'est une affaire importante», confirme le maire de La Tuque.