Il reste encore quelques ajustements à faire pour que la navigation sur la rivière Saint-Maurice devienne une expérience exceptionnelle.

Rivière Saint-Maurice: «On veut peaufiner ce que l'on a» 

Les attentes sont toujours aussi grandes dans le dossier de la navigabilité de la rivière Saint-Maurice. L'enthousiasme est au rendez-vous certes, mais on joue d'extrême prudence avant de lancer l'invitation aux gens de l'extérieur.
«On sait que l'an dernier, il y a des bouées qui se sont déplacées à cause des forts courants au printemps. On veut peaufiner ce que l'on a et, à l'heure actuelle, on ne charge rien pour aller sur la rivière Saint-Maurice. C'est pour ça qu'on ne diffuse pas de publicité pour l'instant», a affirmé le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.
Le manque d'espaces de quai est également responsable en partie de ce délai à attirer une clientèle extérieure. «Une des raisons majeures, c'est que pour l'instant, dans le bassin de Grand-Mère, Grande-Piles, Saint-Jean-des-Piles, il n'y a pas d'espaces de quai disponibles pour accueillir des bateaux de l'extérieur», souligne André Nollet, directeur général de Tourisme Mauricie.
Celui-ci a toutefois confirmé que des démarches en ce sens étaient en cours et que dans un monde idéal il aimerait pouvoir recevoir des visiteurs dès l'été prochain.
«Monter en une seule journée à La Tuque ça demande beaucoup d'attention. Il faut donc prévoir des haltes intermédiaires le long des rives et c'est ce que l'on a fait samedi. On a trouvé deux endroits où les gens pourront envisager prendre une pause pour la nuit de façon sécuritaire dès le printemps prochain», a-t-il souligné.
Même si, pour le moment, les visiteurs extérieurs ne sont pas très sollicités, certains démontrent un intérêt pour la rivière Saint-Maurice. «On reçoit des appels de gens qui veulent savoir s'ils peuvent naviguer. La réponse, c'est oui. On est encore dans une année expérimentale, mais la rivière est très navigable», soutient M. Beaudoin.
Ce dernier souligne qu'il reste encore quelques ajustements à faire pour que l'expérience soit exceptionnelle. Des bouées ont été repositionnées en début de saison, et l'an prochain les données GPS pour les bouées devraient être disponibles. «On travaille sur ça présentement, c'est un travail de longue haleine», a confirmé le maire de La Tuque.
Normand Beaudoin est cependant très clair, le plus gros du peaufinage qu'il reste à faire c'est avec Hydro-Québec, même s'il affirme que la collaboration est un peu meilleure cette année.
«Ultimement on vise à avoir une stabilité au niveau du débit et des rencontres sont prévues à la fin du mois à ce propos-là», a ajouté André Nollet.
Quant à la fréquentation, impossible de savoir pour le moment le nombre de bateaux qui se sont rendus à la marina de La Tuque. «L'an dernier, il y a eu beaucoup de publicité dans les journaux. Cette année nous n'avons pas fait de publicité. C'est difficile au moment où l'on se parle de savoir s'il y a eu plus ou moins d'achalandage, l'an dernier on a commencé au mois d'août. On tient des statistiques, mais il n'y a rien de cumulé pour l'instant», note Normand Beaudoin.
L'entrée en vigueur du permis de circulation, qui a été mis de côté pour cette année, permettra dans les saisons à venir de compiler des donnés sur la fréquentation du canal balisé. «C'est tellement un beau produit, l'espace entre Saint-Roch-de-Mékinac et La Tuque est assez féérique. C'est tellement peu habité qu'on se croit totalement en dehors, dans un autre monde», a conclu le directeur général de Tourisme Mauricie.