La pièce de théâtre L'auberge des morts subites a été présentée, samedi soir, au complexe culturel Félix-Leclerc à La Tuque.

P'tit bonheur à La Tuque

L'auberge des morts subites, une comédie satirique écrite par Félix Leclerc, a repris vie à La Tuque le temps de souligner le 100e anniversaire de l'homme, le 50e de la création de la pièce de théâtre et le 25e anniversaire du décès de l'auteur.
Les amateurs ont eu droit à un heureux mélange des oeuvres de Félix Leclerc, samedi soir, dans une soirée unique où ils ont pu découvrir ou redécouvrir celui qui a marqué le Québec par sa poésie, son écriture et sa musique.
Les gens ont pu en apprendre davantage sur l'homme en visitant l'exposition temporaire mise en place par la société historique de La Tuque et les producteurs de la pièce de théâtre. «On voulait faire découvrir aux gens qui il était, c'est-à-dire un poète, un auteur-compositeur-interprète, un écrivain», a fait savoir Sylvie Longtin, coproductrice de la pièce.
D'un bout à l'autre du complexe culturel Félix-Leclerc se trouvait des artefacts et des panneaux relatant le parcours de Félix Leclerc, de sa naissance à La Tuque jusqu'à sa vie à l'île d'Orléans.
«C'est très intéressant, ils ont fait un bel effort, il y a beaucoup de recherche derrière tout ça», mentionnait Madeleine Yuzichuk.
«Félix Leclerc n'a pas été oublié à La Tuque», se plaisait à dire, quant à elle, Mme Caron. Cette dernière s'était déplacée pour assister une deuxième fois à la pièce de théâtre, trente ans après la première fois.
Stéphane Côté, pour sa part, s'est habilement chargé de l'ambiance avant d'enfiler son costume de comédien. Pendant quelques dizaines de minutes, il a interprété, en choeur avec les gens présents, des grands succès de Félix Leclerc avec sa guitare.
«C'est un fan fini de Félix Leclerc. Il a monté un spectacle qui s'appelle Félix comme on ne l'a jamais vu et, vraiment, il transmet l'énergie et l'ambiance que Félix avait dans ses spectacles», a souligné Sylvie Longtin.
Quant à la pièce, les amateurs qui pensent qu'après 50 ans elle est dépassée se trompent. Bien sûr, elle a été revue et arrangée, mais l'essentiel du message y est resté. «Le sujet est toujours d'actualité, et c'est pour ça qu'on a décidé de la jouer. Il y a des gens qui trouvent que la pièce vieillit mal. C'est certain que la religion de l'époque n'est pas comme aujourd'hui, je suis d'accord, mais la pièce a été ravivée. Félix voulait mettre la lumière sur quatre stéréotypes, sur le fait de vivre en société et d'apprendre à vivre avec la différence des autres. Il voulait passer un message social», explique la coproductrice.
«On regarde les politiciens d'aujourd'hui avec leurs enveloppes brunes, il y en a une dans la pièce, ça ne peut pas être plus d'actualité», a-t-elle ajouté.
Pour le président du conseil d'administration de la Corporation de développement des arts et de la culture de Ville de La Tuque (CDAC), Jean Duchesneau, l'événement devait être souligné. «C'est une partie de notre histoire, de notre patrimoine. C'est une étape importante à souligner. Félix Leclerc a été important à La Tuque, mais dans le Québec au complet aussi», a-t-il affirmé.
M. Duchesneau se disait également satisfait de la réponse et la participation de la population, bien qu'il aurait aimé que la salle soit pleine.
La tournée L'Auberge des morts subites par la troupe de théâtre de la Comédie humaine se poursuit à travers le Québec pour encore quelques mois.