Manon Côté poursuivra son mandat au sein du conseil municipal de La Tuque.

Manon Côté choisit les citoyens

La Tuque — Manon Côté a été confrontée à faire un choix entre son emploi à la radio locale et son siège autour de la table du conseil municipal de La Tuque en raison d’une apparence de conflit d’intérêts. Elle a choisi les citoyens et ses nouvelles fonctions professionnelles devraient être connues sous peu.

«J’ai choisi les citoyens. J’étais là avant avec le porte-à-porte, je vais être là pendant et je vais continuer d’être là après. J’ai travaillé fort et je ne laisserai pas tomber les citoyens. Je veux les rassurer, j’ai choisi de continuer de les servir et pour le faire convenablement, je vais changer d’emploi», a-t-elle lancé.

Le Nouvelliste a dévoilé samedi qu’un avis juridique commandé par la Ville avait conclu de façon claire qu’il y avait une apparence de conflit d’intérêts et que la conseillère ne pouvait plus occuper en même temps ses fonctions à la radio et son poste d’élue.

C’est à la suite de la déclaration annuelle d’intérêts pécuniaires de Mme Côté que des drapeaux s’étaient levés. Les dirigeants de la Ville avaient demandé l’avis d’un expert pour en avoir le cœur net.

Manon Côté, qui occupait les fonctions de directrice commerciale, affirme qu’elle avait pris des mesures à l’interne dès son élection pour les dossiers qui concernaient la Ville de La Tuque.

Elle avoue aussi que les questionnements étaient présents depuis un bon moment et qu’elle avait même demandé un cadre de travail après une rencontre concernant l’éthique et la déontologie.

«On m’a annoncé les conclusions de l’avis à 9h et à 9h05 je confirmais que j’allais rester comme élue. C’était une question qui ne se posait même pas. J’ai quand même demandé la période des Fêtes pour réfléchir […] J’ai eu quelques offres d’emplois et j’ai choisi», a-t-elle indiqué.

Depuis qu’elle avait pris connaissance de l’avis juridique, Manon Côté avait posé des gestes pour éviter tout conflit. Elle assure également, tout comme les dirigeants de la Ville, qu’il n’y a eu aucun impact sur son travail au conseil municipal.

La principale intéressée a tenu à rassurer les citoyens de son secteur et elle n’a pas caché son désir de gravir les échelons politiques.

«Si je dois me battre chaque mois pour des niaiseries, ça se peut que dans quatre ans je fasse autre chose que député ou mairesse. Par contre, je ne peux pas cacher que j’envisage un jour monter dans les échelons. J’ai toujours fait ça dans ma vie professionnelle aussi», a-t-elle conclu.