L'organisme Chiots nordiques débarque à Wemotaci

La communauté de Wemotaci reçoit une imposante équipe de bénévoles de l'organisme sans but lucratif Chiots nordiques pour une importante clinique de stérilisation et de vaccination de chiens. L'événement a débuté samedi à l'aréna de Wemotaci et se poursuit jusqu'à mercredi.
Une équipe de 20 bénévoles devrait capturer, vacciner, stériliser et soigner plus de 200 chiens dans cette communauté située à 114 km au nord-ouest de La Tuque durant cette période.
En début d'année, les autorités de cette communauté de 1280 âmes ont contacté Chiots nordiques afin d'amorcer un partenariat en vue de diminuer la surpopulation canine qui prévaut à Wemotaci.
«Ça va améliorer la qualité de vie des animaux, c'est certain, mais on rend également service à la population en diminuant la population canine. Il va y en avoir moins et ils vont être en bonne santé», affirme une des instigatrices du projet, Joane Desaulniers.
Un travail colossal a été réalisé afin d'organiser la logistique de la clinique et trouver les partenaires et les commanditaires nécessaires à la réalisation matérielle et organisationnelle de cette opération d'envergure.
«C'est comme un rêve qui se réalise présentement. Je suis très euphorique. Moi et l'équipe de la maison Nitem, Aleksandra Wlodarckz, Lynda St-André, Yvette Niquay, Jeannine Quoquochi, France Otis, avons travaillé vraiment très fort. On a fait des campagnes de financement et on a fait des ventes de pâtisseries. Le conseil des Atikamekws de Wemotaci nous appuie aussi dans nos démarches, c'est important», souligne Mme Desaulniers.
Il faut également mentionner qu'il n'en coûtera rien pour les services reçus, par contre les dons à la maison Nitem, un organisme à but non lucratif dont la mission est d'améliorer les conditions de vie des chiens dans le village de Wemotaci, seront bienvenus pour aider les organisateurs à acquitter les frais.
Aucune euthanasie ne sera pratiquée lors du passage de l'organisme à Wemotaci. «Ils ne veulent pas euthanasier les animaux, à moins que l'animal soit vraiment très malade, ils vont plutôt les amener dans des refuges où il y a un service d'adoption.»
«Selon Santé Canada, les chiens errants, leurs maladies telle le virus de la rage, et la surpopulation canine dans les réserves autochtones et dans le Nord-du-Québec représentent désormais une menace réelle pour la santé publique. L'absence totale de services vétérinaires à proximité, et par conséquent l'impossibilité d'effectuer des opérations de stérilisation et de vaccination, contribue grandement à accroître ce problème de santé publique», souligne l'organisme Chiots nordiques dans son communiqué de presse.
«On a quelqu'un qui vient de La Tuque environ une fois à tous les deux mois, mais souvent les gens n'ont pas l'argent nécessaire pour les soins vétérinaires, ils ont d'autres priorités, comme les besoins essentiels», explique Joane Desaulniers.