L’église Saint-Zéphirin a été construite en 1931.

Les paroissiens en mode solution

LA TUQUE — Les paroissiens sont passés en mode solution, dimanche, lors de la deuxième rencontre concernant l’avenir de l’église Saint-Zéphirin, située en plein cœur du centre-ville de La Tuque. Une centaine de personnes ont discuté pendant près de trois heures et ont finalement formé trois comités de travail qui plancheront sur les différents scénarios possibles qui seront présentés en septembre.

«Lequel d’entre vous serait prêt à se lever ici aujourd’hui et dire on démolit l’église… personne. […] Il ne faut pas s’endormir sur les deux ou trois prochaines années, sinon c’est vos petits-enfants qui vous diront dans 10 ou 15 ans que vous n’avez pas eu assez de couilles pour prendre les décisions qui auraient dû être prises au moment où elles auraient dû être prises», a lancé un paroissien en début de rencontre.

Chacune des équipes formées travaillera sous un thème bien précis soit la mission, l’exploitation et la restauration.

«Ces comités sont en lien avec les éléments qui nous préoccupent le plus comme équipe de marguilliers. Le premier, c’est le comité sur la mission. C’est quoi la vision d’aujourd’hui et celle de demain? Qu’est-ce que ça va amener comme fidèles et comme intérêts envers la religion? Comme l’a dit un participant, c’est peut-être l’essentiel même. […] Les deux autres comités sont très concrets, très terre à terre», a mentionné Sylvie Girard, porte-parole des marguilliers.

Le deuxième comité sera principalement axé sur le budget d’exploitation, augmenter les revenus, avoir des revenus ponctuels et diminuer les dépenses.

«On a bien vu dans la dernière présentation que si on ne fait rien, les revenus vont aller en diminuant», a souligné Mme Girard.

Rappelons que selon les prévisions des marguilliers, les gens qui participent à la messe sont en forte baisse. On estime qu’ils sont 275 en date d’aujourd’hui dans une église de 1000 places. Dans cinq ans, ils devraient être 150 et 50 seulement dans 10 ans.

Le troisième et dernier comité pour sa part sera responsable du dossier de la restauration.

Une centaine de personnes ont assisté à la rencontre.

«L’église, c’est un beau bâtiment, un vieux bâtiment. Il y a des travaux importants et majeurs. On n’est pas à l’abri des catastrophes et qu’on nous fasse fermer l’église. Donc, il faut trouver comment trouver l’argent pour la restaurer et faire avancer ce dossier-là», a noté Sylvie Girard.

La rencontre a également permis de faire le point rapidement sur la situation des autres bâtiments de la paroisse Saint-Martin-de-Tours. Une situation qui n’est pas plus rose à Lac-Édouard, La Croche, La Bostonnais… Des projets sont dans les plans à Lac-Édouard et La Bostonnais, mais l’échéancier est serré. En septembre, si rien n’est concret, ces églises pourraient être à vendre.

«On dit le 1er septembre parce qu’on va aller chercher un courtier qui va être en mesure de prendre l’ensemble de nos immeubles et en faire une proposition globale», a indiqué l’équipe de marguilliers.

Rappelons qu’une première rencontre, il y a deux semaines, avait permis aux dirigeants d’exposer l’état de la situation de l’église Saint-Zéphirin, un bilan à l’encre rouge.

Les dirigeants avaient affirmé que pour maintenir l’église Saint-Zéphirin ouverte, les paroissiens devraient trouver des sources de revenus additionnelles de l’ordre de 90 000 $. Ils estimaient un montant d’environ 4000 $ pour le déficit d’exploitation et de 85 000 $ par année pour l’entretien, les réparations et les restaurations.

Le marguillier François Fortin avait aussi présenté l’état du bâtiment construit en 1931. Il avait fait savoir que sans restauration globale, estimée à 5 millions, l’entretien, les réparations et les restaurations ponctuelles et obligatoires pour pallier la vétusté du bâtiment sur cinq ans sont de 427 000 $, soit une moyenne de 85 000 $ par année.

Plusieurs travaux importants avaient été soulignés pour l’enveloppe du bâtiment, le perron avant, le système de drainage, l’électricité et la plomberie.

«Il faut poser un geste drastique sinon le bâtiment va se détériorer à une vitesse très rapide», a réitéré François Fortin lors de la rencontre de dimanche.

La prochaine rencontre des paroissiens aura lieu au mois de septembre. Ce sera l’occasion de partager les travaux des équipes de travail et la mise en œuvre des orientations.