Les services d'intégration des nouveaux arrivants seront transférés au CJE à compter du 31 mars prochain.

Le SANA fermera ses portes le 31 mars en Haute-Mauricie

L'organisme qui, depuis 2006, s'implique dans l'accueil et l'intégration des nouveaux arrivants à La Tuque fermera définitivement ses portes le 31 mars prochain. Les services offerts par le Service d'accueil des nouveaux arrivants du Haut Saint-Maurice (SANA) seront désormais pris en charge par le Carrefour jeunesse emploi du Haut Saint-Maurice par le biais de son projet Choisir La Tuque.
La décision a été prise par la conseil d'administration à la suite du choix de la Ville de La Tuque de ne pas reconduire sa subvention. «L'entente avec la Ville était d'une durée de trois ans, elle était renouvelable ou non. Après ces trois ans, une analyse a été faite par une fonctionnaire de la Ville de La Tuque. Cette dernière a émis des recommandations au Conseil. Les recommandations soulignaient de ne pas renouveler l'entente avec le SANA, mais plutôt d'opter pour une entente avec le CJE, qui ferait économiser 10 000 $ par année à la Ville», a fait savoir d'entrée de jeu le président du C.A. et conseiller municipal, André Mercier.
La Ville de La Tuque convient par ailleurs de la nécessité de maintenir une structure d'accueil sur le territoire, et dans le but de centraliser les points de services, les services offerts aux nouveaux arrivants seront dorénavant offerts au Carrefour jeunesse emploi du Haut Saint-Maurice via le projet Choisir La Tuque.
«Au lieu d'une entente annuelle de 20 000 $ avec le SANA, ce sera 10 000 $ par année avec le CJE qui a déjà la structure pour assurer le service. Quand on a eu la décision de la Ville, le C.A. s'est réuni et on a décidé unanimement de fermer le SANA. On ne pouvait pas faire autrement que de se rendre à l'évidence», mentionne le président de l'organisme.
Les élus ont d'ailleurs autorisé à la dernière séance du conseil, mardi soir, la signature d'une entente de trois ans entre le CJE et la Ville.
Manon Côté est de ceux qui ont travaillé à la mise en place de cet organisme. Elle pense que la quantité de nouveaux arrivants n'était peut-être pas suffisante pour faire vivre l'organisme.
«En 2005, le SANA avait l'avenir devant pour honorer sa mission et prendre sa place dans le milieu. Il ne faut pas oublier que le ministère de l'Immigration diminuait, d'année en année, l'argent pour l'accueil des nouveaux arrivants», souligne-t-elle.
«Je ne connais pas tous les éléments du dossier, mais j'imagine que les organismes ont pris cette décision dans un but de regrouper les services d'accueil sous le même toit, car unir SANA et "Choisir La Tuque'' est logique et ne double pas le service. De plus, cela consolide les frais d'opération reliés à ces organismes», a ajouté Mme Côté.