Le procès d’Éric Lafontaine débute... en retard

LA TUQUE — Le procès d’Éric Lafontaine s’est ouvert avec du retard, mercredi, au palais de justice de La Tuque. Le juge a dû lancer un mandat d’arrestation en raison de l’absence de l’individu accusé, entre autres, de contacts sexuels avec une enfant de 11 ans.

Après avoir été cueilli chez lui par les policiers en fin d’avant-midi, l’audience a finalement débuté en après-midi avec le témoignage de la plaignante.

Le procureur de la Couronne a commencé sa preuve en faisant entendre l’interrogatoire vidéo de la jeune fille, enregistré en octobre 2015. Dans l’enregistrement, qui dure près de deux heures, elle raconte dans le détail certains événements impliquant l’accusé de 47 ans.

La jeune fille âgée aujourd’hui de 13 ans, qui a semblé perturbée par la vidéo à plusieurs reprises, sera contre-interrogée par la défense, jeudi.

Le CD de l’interrogatoire vidéo n’a pas été admis en preuve jusqu’à présent. Des questions de droit seront débattues après le contre-interrogatoire.

La journée avait bien mal débuté pour l’accusé. Faute d’avoir un transport jusqu’à La Tuque, Éric Lafontaine avait plutôt choisi de prendre le train en fin d’avant-midi alors que l’audience devait débuter à 9 h 30.

«Il n’avait clairement pas l’intention de se présenter à son procès […] On a perdu une demi-journée pour rien», a plaidé le procureur de la Couronne Me Éric Thériault.

«J’étais sur mon départ quand les policiers sont arrivés à la maison [vers 10 h 40]. Je respecte la Cour autant que possible», a répliqué Éric Lafontaine qui a témoigné pour sa défense.

Le procureur n’a pas manqué de souligner une dizaine de bris de promesse depuis sa comparution le 10 novembre 2015.

«J’ai fait de la prison pour rien […] J’ai plaidé coupable parce que je n’avais pas le choix», s’est défendu l’accusé.

La Couronne demandait que l’individu demeure détenu. Toutefois, le juge Jacques Trudel l’a finalement libéré en fin de journée.

Il lui a toutefois imposé de nouvelles conditions très strictes pour s’assurer de la présence de l’accusé dès 9 h 30 jeudi matin. Éric Lafontaine ne devait pas, entre autres, sortir du territoire de La Tuque et de l’endroit où il était hébergé pour la nuit.

Éric Lafontaine a également d’autres dossiers à régler. Il est accusé notamment d’avoir résisté à son arrestation, d’avoir entravé le travail d’agents de la paix, de voies de fait, et de vol de moins de 5000 $.