Les autorités policières ont mis sous scellés les boissons alcooliques du bar Chez Zak qui sera fermé pour 75 jours.

Le bar Chez Zak ferme ses portes pour 75 jours à La Tuque

Les autorités ont procédé à la mise sous scellés des boissons alcooliques se trouvant Chez Zak, hier matin, pour une période de 75 jours à la suite du jugement rendu par la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec.
La Régie a imposé une suspension de 75 jours des permis d'alcool de l'établissement de la rue Saint-Joseph à La Tuque en raison de nombreux actes de violence et d'atteintes à la tranquillité publique, liés aux activités du bar Chez Zak.
Dans son témoignage, François Côté, qui exploite l'établissement depuis 21 ans avait, entre autres, mentionné qu'il allait collaboré avec les autorités policières. Il a d'ailleurs signé un engagement volontaire comportant, entre autres, des clauses spécifiques relatives à chacun des types événements reprochés.
François Côté s'engage, dans le document dont Le Nouvelliste a obtenu copie, à installer plusieurs caméras de surveillance ayant notamment comme objectif de surveiller les entrées et sorties des salles de bains de l'établissement et à produire les vidéos de surveillance aux policiers si les circonstances le justifient.
Les salles de bain devront être vérifiées à intervalle régulier par les employés et une surface rugueuse devrait être posée sur le dessus des cabinets de toilette dans un but d'éviter la consommation de drogue et autres substances interdites.
Le propriétaire s'est également engagé à faciliter l'accès aux policiers dans son établissement en leur laissant, entre autres, la place nécessaire à l'exercice de leurs fonctions, en ne mettant pas de sirène annonçant leur présence et en éliminant les gestes d'intimidation.
De plus, six individus se verront refuser l'accès à l'établissement en vertu des engagements signé par François Côté, qui a refusé de commenter la situation.
Rappelons qu'au total, c'est près d'une quarantaine d'événements, bagarres, agressions armées, clients fortement intoxiqués par la drogue et l'alcool, menaces, présence de personnes d'âge mineur, qui ont été répertoriés entre le 1er juillet 2007 et le 27 septembre 2013. Le jugement rendu public par la Régie a d'ailleurs démontré que les policiers et les ambulanciers ont dû intervenir à de nombreuses reprises.