Roland Plamondon, qui recevra des traitements à La Tuque dès le mois de décembre, a testé les nouvelles chaises de l’unité satellite d’hémodialyse. Il est entouré de la députée de Laviolette, Julie Boulet, de sa conjointe, Françoise Plamondon, du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette et de la présidente de la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice, Caroline Bérubé.

Inauguration de l’unité satellite d’hémodialyse

Les gens de la Haute-Mauricie attendaient l’unité satellite de suppléance rénale, qui permettra aux patients de recevoir des traitements d’hémodialyse, depuis déjà un bon moment. C’est désormais une réalité. La nouvelle unité, qui recevra ses premiers patients au début du mois de décembre, a été officiellement inaugurée, vendredi, par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et la ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet. Ces derniers ont également procédé à la pelletée de terre symbolique inaugurant les travaux d’agrandissement et de réaménagement de l’urgence.

«C’est un soin vital. Pour La Tuque, c’est un ajout de service, mais par-dessus tout c’est simplifier la vie des gens qui voient leur quotidien transformer lorsqu’ils arrivent à l’étape de la dialyse. C’est une belle journée […] La personne qui va venir ici va avoir le même niveau de qualité de soin, de surveillance et de traitement que si la personne était à Trois-Rivières», a lancé le ministre Gaétan Barrette.

L’ouverture de l’unité satellite d’hémodialyse permettra d’améliorer l’accès et la proximité des soins et des services disponibles à La Tuque et de réduire considérablement les déplacements des usagers.

«La route est particulièrement belle pour venir ici. C’est une des plus belles routes du Québec, mais ce matin, ça revêt un caractère particulier parce que c’est une route qu’on ne veut pas faire quand on est dialysé. […] C’est trois fois par semaine, 52 semaines par année», a noté M. Barrette.

Sur place, un des premiers patients qui recevra des soins dans l’unité avait peu de mots pour expliquer tous les impacts positifs que cela représente, mais visiblement c’est un énorme poids qui s’enlève de sur ses épaules.
«Ça change tout de A à Z.  Je viens de guérir de la moitié», a lancé Roland Plamondon.

«Ma qualité de vie à moi aussi va changer. Je vais pouvoir reprendre mes activités de bénévolat tout en étant proche de mon mari», a ajouté sa conjointe Françoise Plamondon qui agit à titre de chauffeur lors des nombreux déplacements vers Trois-Rivières pour les traitements.

Le projet de l’unité satellite de suppléance rénale concerne l’aménagement de 3 chaises, en plus de permettre le réaménagement de 500 m2 au 1er étage au Centre de services du Haut Saint-Maurice, où se déroulent les activités de médecine de jour et de l’hémato-oncologie. L’unité satellite pourra desservir 12 usagers. Des infirmières ont d’ailleurs été formées spécifiquement pour y travailler avec des équipements à la fine pointe de la technologie.
«On a mis beaucoup de temps et d’études pendant plusieurs semaines. C’est un gros défi et ça nous ajoute des responsabilités, mais on est très heureux et on est content pour les patients», a indiqué Dominique Landry, infirmière clinicienne.


Ça change tout de A à Z. Je viens de guérir de la moitié.
Roland Plamondon

Ce projet représente un investissement de 2,6 M$, autofinancé par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ). Cet investissement inclut une contribution importante aussi de la Fondation pour la santé du Haut-Saint-Maurice de près de 500 000$.

«La population s’est impliquée, elle s’est mobilisée et c’est elle qui est gagnante aujourd’hui. […] Les gens font partie intégrante de ce projet et ça prouve que la Fondation travaille pour eux. Ça nous soulage de voir l’inauguration. La Fondation va s’impliquer aussi au niveau de l’urgence», a lancé la présidente de la Fondation, Caroline Bérubé.
«Toute proportion gardée, c’est quelque chose. C’est comme ci on avait amassé 75 millions à Montréal», a noté le ministre Gaétan Barrette.

Quant aux travaux qui seront réalisés à l’urgence, rappelons qu’ils permettront de doubler la superficie actuelle, en plus de la réaménager de façon à optimiser son fonctionnement et la qualité et la sécurité des soins et services qui y sont offerts.
«Cette nouvelle urgence va répondre au plus haut standard. Elle sera plus fonctionnelle et plus adaptée au besoin de la population. L’environnement va aussi tenir compte de notre population», a indiqué le Dr Olivier Roy, Chef du département de Médecine d’urgence du CIUSSS-MCQ.

Le budget a été revu à la hausse, on parle désormais d’un projet d’envergure représentant un investissement global de près de 14,08 M$, assumé en majeure partie par le ministère de la Santé et des Services sociaux. L’investissement a été majoré de près de 1,5 M$ en comparaison au printemps 2016. La livraison des nouveaux locaux est prévue à la fin de décembre 2019.

L’agrandissement de l’urgence représente une superficie de 516 m2. Il comprend les secteurs de l’aire d’observation de six civières, une aire de choc pouvant accueillir deux civières, ainsi que l’ajout d’un garage avec une aire de décontamination.

Quant au réaménagement de la superficie actuelle de l’urgence, soit de 558 m2, il comprend l’aire ambulatoire, qui inclut incluant deux salles d’examen polyvalentes, une salle de consultation, une salle de chirurgie mineure et une salle de rencontre des familles, des aires d’inscription et de triage, l’aire d’attente et divers locaux, dont les bureaux clinico-administratifs.