Julie Boulet, ministre du Tourisme et députée de Laviolette et Marc Boucher, président d’Hydro-Québec TransÉnergie, ont fait les annonces à La Tuque en présence du conseiller municipal Luc Martel.

Hydro-Québec: neuf emplois créés à La Tuque

La Tuque — Hydro-Québec a annoncé, jeudi, la création de neuf nouveaux emplois à La Tuque en lien avec la mise en place d’une nouvelle équipe affectée à l’entretien des postes électriques en Haute-Mauricie. Les dirigeants ont également profité de l’occasion pour remettre une somme de plus de 900 000 $ pour la revitalisation du parc du Lac-Saint-Louis.

D’ici mars 2018, quatre électriciens, deux techniciens en automatisme et deux ouvriers d’entretien entreront en fonction au centre administratif d’Hydro-Québec à La Tuque. 

«On a identifié certains endroits où l’on doit intensifier la maintenance. On pense qu’à La Tuque on a besoin d’intensifier la maintenance pour assurer la qualité de service», a indiqué Marc Boucher, président d’Hydro-Québec TransÉnergie, 

Ce dernier a également profité de son passage à La Tuque pour souligner les retombées positives générées par sa division dans la région en lien notamment avec le projet à 735 kilovolts de la Chamouchouane–Bout-de-l’Île.

Ces retombées, bien que difficiles à chiffrer exactement, sont bien réelles. On parle notamment d’environ 20 M$ accordés en contrats de déboisement pour la Mauricie, de 56 000 nuitées dans le secteur de La Tuque, de 6 M$ pour loger et nourrir les équipes, mais également de location d’équipements, d’entretien de chemin par des entrepreneurs locaux, d’approvisionnement en carburant, etc.

D’ailleurs les dirigeants de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM) étaient sur place pour témoigner des retombées positives.

«On est conscient de l’impact et on les a remerciés de consommer chez nous et d’encourager nos commerçants. C’est certain qu’il y a des commerçants qui ont vu un impact considérable. Il y en a certains qui ont dû augmenter leurs opérations», a confirmé la directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette.

Les élus de la Ville de La Tuque se réjouissaient également de cette annonce importante sur le territoire.

«Nous sommes particulièrement contents de la création de neuf emplois par Hydro-Québec. Pour nous, c’est l’équivalent de la création d’une petite PME. C’est neuf familles qui sont susceptibles de s’établir à La Tuque pour contribuer à l’essor économique», a commenté le conseiller municipal Luc Martel.

Contribution de 907 700 $ à la Ville de La Tuque

Hydro-Québec en a profité également pour remettre aux élus de La Tuque une somme 907 700 $ en vertu du Programme de mise en valeur intégrée (PMVI) dans le cadre du projet à 735 kilovolts de la Chamouchouane–Bout-de-l’Île. Ce montant, qui représente l’équivalant à 1 % de la valeur initialement autorisée du projet, contribuera à la revitalisation du parc du Lac-Saint-Louis.

«Ce parc, qui est au cœur de la ville de La Tuque, retrouvera bientôt ses lettres de noblesse. Voilà une belle occasion pour tous les intervenants de valoriser un attrait touristique et ainsi d’améliorer le milieu de vie des résidents de la municipalité», a lancé Julie Boulet, ministre du Tourisme et députée de Laviolette.

Projet à Opitciwan

Les dirigeants d’Hydro-Québec sont également revenus sur le projet de centrale de cogénération à base de biomasse forestière résiduelle à Opitciwan. Une rencontre est prévue à ce sujet à la mi-février, les différents intervenants vont analyser la suite des choses. 

Rappelons que le Conseil des Atikamekws d’Opitciwan a fait connaître sa déception alors qu’aucune soumission n’avait été déposée dans le cadre de l’appel de proposition pour l’approvisionnement en électricité de la communauté d’Opitciwan. Le Conseil a réitéré son désir d’aller de l’avant.

Pannes d’électricité 

Confrontée à de nombreuses pannes d’électricité à répétition, la communauté atikamekw de Manawan a récemment reproché à Hydro-Québec de tarder à régler le problème. 

Une rencontre aura lieu dans les prochaines semaines à ce sujet, a confirmé la société d’État.

«Hydro-Québec reconnaît qu’il y a des choses à améliorer. Une rencontre va être organisée rapidement», a indiqué Julie Boulet.