Le CSSS du Haut-Saint-Maurice.

Des traitements d'hémodialyse à La Tuque

Dans moins de deux ans, si tout se passe bien, les résidents du Haut Saint-Maurice ayant besoin de traitements d'hémodialyse n'auront plus à se déplacer à Trois-Rivières pour recevoir de tels services. Ceux-ci devraient être disponibles au Centre de santé et de services sociaux du Haut Saint-Maurice (CSSSHSM) à la fin de l'été 2015. Le projet nécessitera l'injection de plus de deux millions de dollars.
La Tuque pourrait devenir la troisième unité satellite reliée au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR), après Victoriaville et Drummondville, à offrir ce service spécialisé aux personnes souffrant d'insuffisance rénale, grâce à la télémédecine.
«C'est un très beau projet, un très gros projet [...] Il s'agit d'une bonne nouvelle pour nous, et pour la clientèle. C'est une amélioration des services à la population. On est très fiers de ce projet-là», a souligné d'entrée de jeu Remy Beaudoin, directeur général du CSSSHSM.
Le conseil d'administration de l'établissement a récemment donné son aval au projet. Il faut dire qu'une étude de faisabilité avait été déposée l'automne dernier. «L'étude de faisabilité est très réaliste, toutes les composantes ont été testées. Trois-Rivières a déjà des sites satellites», précise M. Beaudoin.
Le CHRTR a d'ailleurs été préalablement consulté, puisque ce devrait être du personnel de cet établissement qui assurera, au départ, le bon fonctionnement. «Dans un premier temps, c'est une équipe de Trois-Rivières qui devrait se déplacer ici. Une des particularités du projet, c'est de développer une entente de collaboration avec l'équipe de Trois-Rivières. Éventuellement, on veut développer notre propre expertise, mais on n'aura pas de néphrologue ici», explique le directeur général.
L'étude de faisabilité a également démontré qu'au cours des prochaines années, de 15 à 20 personnes auraient besoin de ce type de traitement. Actuellement, les gens du Haut Saint-Maurice doivent se rendre à Trois-Rivières.
Certains acceptent de faire des centaines de kilomètres trois fois par semaine pour l'hémodialyse, d'autres décident de quitter La Tuque et de s'installer à Trois-Rivières, mais dans d'autres cas, des gens refusent catégoriquement de suivre le traitement puisqu'il n'est pas à proximité.
L'aménagement de l'espace devrait nécessiter 2 M$ d'investissement, en plus des 400 000 $ nécessaires pour l'acquisition des équipements. Les dirigeants estiment être en mesure de livrer le service dans un délai de 18 mois.
«L'étude de faisabilité a démontré que c'était assez dispendieux de faire de l'hémodialyse. Il y a trois volets là-dedans. Il fallait aménager l'espace, acheter les équipements et payer pour l'exploitation», explique M. Beaudoin.
«L'agence régionale de santé nous a ouvert la porte, ils nous ont affirmé qu'ils étaient prêts à nous financer pour l'exploitation et à participer à l'aménagement de l'espace», a-t-il ajouté.
Le conseil d'administration a également créé un comité qui assurera la veille du projet. Il sera composé de trois membres du C.A., d'un représentant des patients, et de trois membres de l'administration. «Ces personnes-là vont toujours savoir exactement comment progresse le projet», a conclu Remy Beaudoin.