Actualités

Un cadeau pour l’équipe de ski

LA TUQUE — Les jeunes de l’équipe Ski La Tuque ont repris l’entraînement récemment. La trentaine de skieurs, âgés entre 5 et 18 ans, s’entraînent présentement au sol question de se dégourdir et de créer des liens pour favoriser l’esprit d’équipe. Une saison qui débute sur un bon pied avec l’arrivée d’un partenaire majeur qui injectera 10 000 $ dans les prochaines années.

«C’est vraiment un gros cadeau. C’est la plus grosse commandite que l’équipe de ski n’a jamais reçue», souligne d’entrée de jeu l’entraîneur-chef de l’équipe, Frédérick Lavergne.

L’argent reçu de l’entreprise latuquoise Pro-Mec élite servira notamment à donner un sérieux coup de main au renouvellement des équipements de l’équipe et pour la formation des entraîneurs. 

«Il voulait vraiment nous aider. Denis (le propriétaire de l’entreprise) a vu toute l’énergie qu’on mettait là-dedans et il trouvait ça intéressant que l’équipe soit passée de 10 à 34 jeunes».

Effectivement, l’équipe de ski a beaucoup évolué au courant de la dernière décennie. En plus d’avoir près du triple des jeunes, il y a désormais des skieurs en très bas âge dans les rangs de la troupe.

«Quand j’ai commencé il y a 12 ans, j’étais seul comme entraîneur. Il y avait 10 ou 12 jeunes. On est rendus 9 coachs et il y a 34 jeunes. Il y a un réel engouement».

«Les jeunes apprennent à gagner, ils apprennent aussi à perdre. Ils apprennent à s’entraîner en équipe et aussi à performer de façon individuelle. Ils passent au travers de toute une gamme d’émotions. Le travail que ça implique pour performer dans le ski, c’est un peu la même discipline qu’ils vont retrouver dans leur vie après et à l’école. C’est une belle école de vie», a-t-il ajouté.

D’ailleurs, les entraîneurs invitent les jeunes à venir tenter l’expérience le temps d’une journée, sans obligation. Les séances d’entraînement ont lieu le samedi et le dimanche de 10 h à 13 h. 

«Ils viennent passer la journée avec nous. Ils voient le fonctionnement de l’équipe de ski. Ils peuvent aussi s’entraîner avec nous sans faire les compétitions», a lancé Félix Lavergne, assistant-entraîneur.

«C’est une équipe de compétition de ski, mais c’est très amical. Quand c’est le temps d’aller aux compétitions, on veut gagner, mais le but premier c’est de transmettre la passion du ski aux jeunes et que tout le monde s’amuse», a ajouté Frédérick Lavergne.

Au fil du temps, l’équipe latuquoise s’est fait une place de choix dans les compétitions. Les jeunes profitent également d’un centre de ski en plein cœur du centre-ville.

«On ne voit pas ça ailleurs, c’est unique. Ce n’est pas le mont Sainte-Anne, mais on a un bon dénivelé pour faire de belles épreuves de slalom. […] On est un club qui se démarque. La piste est abrupte et c’est un avantage. On a aussi des entraîneurs d’expérience et ça vient ajouter», a conclu Frédérick Lavergne.

Actualités

Une marche pour célébrer la semaine des tout-petits

La Tuque — Le CPE Premier Pas de La Tuque a décidé de célébrer en grand la semaine des tout-petits. Plusieurs activités sont prévues à compter de la journée internationale de l’enfant du 20 novembre. Les festivités se termineront avec une grande marche dans les rues de La Tuque en collaboration avec le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT) le 23 novembre.

«On ne peut pas passer à côté de cette semaine-là sans la souligner. Il y a des activités pour les enfants et leurs parents. On veut en même temps sensibiliser la population à l’importance des enfants dans notre population. Éventuellement, ce sont eux qui vont être nos décideurs. Il faut penser à leur avenir, leur environnement…», a mentionné la directrice générale du CPE Premier pas, Christiane Morin.

Durant cette semaine, les dirigeants du CPE veulent que les gens soient sensibles, entre autres, aux interactions qu’ils ont avec les enfants.

«Parfois les gens ne considèrent pas les enfants. Il faut prendre le temps de bien agir, de bien intervenir avec eux. Ça fait une différence sur l’estime de soi de l’enfant, et ça pourrait aider la société», a-t-elle ajouté.

Les enfants sont une priorité dans la culture atikamekw. Lucie Petiquay, membre du comité organisateur, insiste sur le fait que les tout-petits représentent l’avenir.

«Ils ont des droits, des droits de protection, des droits d’être aimé, d’être éduqué en toute égalité... comme nous en tant qu’éducatrices et parents. Les enfants sont notre avenir, nous devons les préparer», a-t-elle lancé.

Les activités entourant la semaine des tout-petits débutent lundi. Les parents des enfants seront accueillis avec un café et il y aura une remise de ruban.

«Le ruban va peut-être amener des questionnements. Ils vont pouvoir sensibiliser leurs collègues, amis… à la semaine des tout-petits!», a souligné Mme Morin.

Mardi, une Kokom, qui signifie grand-mère en atikamekw, viendra donner un atelier aux jeunes. Mercredi, il y aura des séances de yoga et jeudi, ce sera la grande marche. 

«On va partir du CAALT. Après on va finir avec un mini Pow-Wow dans la salle communautaire. Dans l’après-midi, il va y avoir des activités au Centre d’amitié aussi», a conclu Mme Petiquay.

Haute-Mauricie

Le nouveau maire de La Tuque critiqué

La Tuque — Le nouveau maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, a récemment tenu des propos sur l’offre de vêtements pour enfants à La Tuque, le service d’aiguisage de patin et les heures d’ouverture des commerçants.

Ces propos ont suscité de vives réactions chez de nombreux entrepreneurs et à la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM). Le maire lui, persiste et signe.

«C’est un manque flagrant de connaissance de son milieu. […] C’est frustrant, on se bat contre un client qui est dur à garder. Il faut qu’on donne tellement de service pour réussir à garder nos clients, je ne peux pas croire que le maire, qui vient d’être élu, fait table rase comme ça sans aucune conscience de son milieu. On se donne corps et âme. On s’investit… C’est inacceptable», a lancé d’entrée de jeu Alain Garceau, propriétaire de la boutique Le Pionnier qui offre des vêtements pour enfants depuis 23 ans.

«La vraie question c’est, monsieur le maire, êtes-vous déjà venu dans nos commerces ?», a-t-il ajouté.

Dans une entrevue accordée à l’Écho de La Tuque, Pierre-David Tremblay affirmait qu’«il n’y a aucun commerce pour habiller les jeunes enfants et personne ne peut aiguiser une paire de patins» à La Tuque. 

«C’est une aberration, c’est le premier mot qui me vient en tête qu’une personne élue ne soit pas au courant de ça», a dénoncé Luc Lortie, propriétaire de La Boutique.

«Les dernières années ont quand même été difficiles sur le plan économique. Je ne pense pas qu’on peut se permettre d’avoir un magistrat qui fait de la désinformation sur le dos des commerçants. Économiquement parlant, on n’a pas besoin de ça», a lancé Patrice Sanvido, vice-président de la CCIHSM.

Beaucoup de frustration s’est fait sentir dans le milieu, mais également de l’incompréhension. 

«Je pense qu’il serait gagnant à faire le tour des commerces de la Ville. Pour la grandeur de la population, on a beaucoup de diversité dans nos commerces. On essaie tous de travailler en collaboration pour assurer un service de A à Z pour justement éviter que les gens aillent à l’extérieur», a lancé Véronique Lachance des Aubaines G. Roy qui offre des vêtements pour enfants depuis 40 ans.

Chez Jada Bijoux, la propriétaire Jade Duchesneau a été stupéfaite de lire les propos du maire Tremblay. Elle a commenté sur la page Facebook de son entreprise «Habiller les femmes et les enfants, leurs offrir de beaux accessoires originaux, c’est mon travail. C’est ce que j’offre. Dommage …»

«Nous investissons dans nos commerces, nous travaillons fort à faire connaître nos entreprises à La Tuque, mais aussi au-delà; bon service, produits de qualités, publicités. Il faut toutefois que les gens entrent pour le constater et puissent en parler à leur tour. C’est collectivement qu’on favorise le rayonnement de nos boutiques et ainsi qu’on fait une rétention saine de notre argent», a-t-elle indiqué au Nouvelliste.

Chez Rouge Marine, on s’est servi de la sortie publique du maire pour l’inviter officiellement à aller visiter le commerce qui est dédié à environ 50% aux enfants.

«C’était important de lever la main. La démarche n’est pas négative, c’est une invitation sympathique que je voulais lui faire […] On ne pouvait quand même pas endosser ces propos», a affirmé la propriétaire Gloria Giguère.

La CCIHSM a été interpellée par ses membres à la suite des propos du maire. La Chambre de commerce a aussi tenu à réagir publiquement pour donner l’information juste, mais elle prend également note du travail d’information à faire.

«J’ai scruté ma liste de membres et j’ai rapidement trouvé des commerçants pour aiguiser les patins et les vêtements pour enfants […] On a tout ce qui est en nos moyens à La Tuque, il faut au moins se donner la peine de sortir pour le découvrir», a commenté la directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette. 

«Avant de taper sur nos membres, il faut prendre connaissance du milieu. On est toujours disponible pour fournir de l’information sur le milieu économique. Je pense qu’on est bien positionné pour ça et on est ouvert à travailler en collaboration avec les autres instances. Le maire sera à notre tribune bientôt, il va pouvoir échanger avec les membres à ce sujet et nous faire part de ses suggestions», a ajouté Mélanie Ricard, présidente de la CCIHSM.

Le maire réagit

Pierre-David Tremblay a réagi. Il persiste et signe. Il ne regrette pas un seul mot de ce qu’il a dit et il assume sa pensée.

«Si quelqu’un veut récupérer mes paroles pour dire qu’il habille des enfants tant mieux», a-t-il lancé.

Le maire de La Tuque insiste sur le fait qu’il «n’a pas inventé ça», il a toutefois tenu à faire une précision. 

«C’est entre 8 et 14 ans. Plusieurs personnes m’ont dit qu’il n’y avait pas de choix, qu’il fallait aller à l’extérieur. C’est normal que ça chiale. Ils ne sont pas habitués de se faire dire qu’on n’a pas les services ou qu’on manque de service. Il y a du blocage. […] Si les gens se plaignent qu’ils ne peuvent pas habiller les jeunes entre 8 et 14 ans, que quelqu’un prenne le créneau. Je me le suis fait dire par plusieurs familles qui ont des enfants. Je n’ai pas inventé ça. C’est un manque et j’utilise des exemples. Je vais continuer de le faire et de dénoncer ce qui ne fonctionne pas», a affirmé Pierre-David Tremblay.

«Il y a du monde qui ne veut pas entendre la vérité. L’idée ce n’est pas de partir en guerre contre des gens. Qu’ils arrêtent de s’asseoir sur leur confort et qu’ils voient plus grand.»

Quant à l’invitation à se rendre dans les boutiques de vêtements pour enfants, M. Tremblay affirme que ça va lui faire plaisir, mais «que ce n’est pas à lui à y aller parce qu’il n’a pas d’enfant à habiller entre 8 et 14 ans».

«Même si je vais constater ça, c’est à eux à faire connaître ce à quoi la population dit ne pas avoir de service», a-t-il conclu.

Affaires

«Refaire les ponts» avec Hydro-Québec

La Tuque — La Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM) a reçu les gens d’Hydro-Québec dans le cadre d’un dîner-conférence, lundi. Les dirigeants de la Chambre voulaient «refaire les ponts» entre les membres et la société d’État.

«C’était pour informer nos membres, mais aussi pour rétablir des liens. On entend souvent parler des relations difficiles avec Hydro-Québec. On voulait savoir ce qui se passait à la source. Les gens ont eu de bonnes réponses à leurs questions. […] Le taux de participation n’est vraiment pas celui qu’on escomptait, mais il y a des gens qui auraient eu intérêt à y participer», a lancé d’entrée de jeu la présidente de la CCIHSM, Mélanie Ricard.

C’est le directeur principal – Approvisionnement stratégique, Mario Albert, qui s’est adressé à la trentaine de personnes qui s’était déplacé. Il a expliqué la vision, les orientations, le contexte commercial, l’importance des prérequis, les restrictions et règlements pour les appels d’offres, les outils et la section du site web destinés aux fournisseurs et aussi la nouvelle approche d’Hydro-Québec.

«Dans la nouvelle façon de faire d’Hydro-Québec dans ses acquisitions, ce n’est pas simplement d’aller en appel d’offres et d’attribuer au plus bas soumissionnaire. Le nouveau processus, c’est de voir en amont qu’est-ce qu’on a besoin au niveau de la chaîne d’approvisionnement en fonction des besoins futurs et de mettre en place des ententes contractuelles. Quand le besoin arrive, on gagne en vélocité. […] C’est simplement une évolution. Les départements d’approvisionnement traditionnels vont réagir à un besoin, un département d’approvisionnement stratégique va agir en amont en fonction du besoin futur. C’est deux philosophies différentes», a expliqué M. Albert.

Ce dernier a également fait savoir qu’une ligne téléphonique serait également mise à la disposition des fournisseurs qui vont avoir besoin d’information à propos de leur appel de proposition ou pour des explications claires sur un contrat qui aurait été refusé.

«On voulait présenter et mieux expliquer les modes d’acquisitions chez Hydro-Québec qui ont évolué au fil des ans», a insisté Élisabeth Gladu, conseillère relations avec le milieu Mauricie et Centre-du-Québec chez Hydro-Québec.

C’était aussi important pour la députée de Laviolette et ministre du Tourisme, Julie Boulet, qu’une rencontre comme celle-là ait lieu en Haute-Mauricie.

«Chaque fois que je fais du bureau à La Tuque, il y a quelqu’un qui a un dossier avec Hydro-Québec. Il y en a de toutes les natures. […] On a demandé à Hydro-Québec de venir ici pour échanger. C’est important qu’ils sachent ce que vous pensiez aussi. Il faut maintenir de bonnes relations», a affirmé Julie Boulet devant les membres de la CCIHSM présents.

Affaires

Rémabec s’entend avec ses employés

La Tuque — Le Groupe Rémabec a annoncé qu’un nouveau contrat de travail de huit ans, visant les travailleurs de son usine de sciage Arbec Bois d’œuvre à Parent, a été ratifié par le Syndicat des salariés de l’usine de Parent, affilié à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

La convention collective, qui vise près de 100 employés, a été entérinée en début de semaine et sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025.

«Avec ce nouveau contrat de travail, nous avons maintenant une paix sociale et une prévisibilité qui était nécessaire pour la poursuite des activités de l’usine. C’est la quatrième convention de huit ans que nous signons cette année et ça fait toute la différence. Les discussions avec les travailleurs ont été ouvertes et franches et nous en sommes très reconnaissants», a déclaré Réjean Paré, président et chef des opérations du Groupe Rémabec.

«Dès le départ, nous avons été clairs sur nos intentions d’assurer la pérennité de l’usine. Depuis mai 2015, ce sont déjà plus de 12 millions de dollars qui ont été investis afin d’en améliorer la productivité. L’excellent climat de travail qui découle de cette entente favorisera la réalisation de beaux projets dans le futur», a-t-il ajouté. 

Rémabec n’est pas sans rappeler qu’une de ses grandes problématiques depuis plusieurs années est l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre. 

L’entreprise a d’ailleurs investi plusieurs millions de dollars afin d’améliorer la qualité de l’hébergement offerte aux travailleurs, une première étape afin de pallier cette situation. On assure que la signature du nouveau contrat de travail sera un autre élément gagnant qui permettra à l’usine de Parent «d’être plus attractive pour les travailleurs actuels et futurs».

«Aujourd’hui, nous sommes très fiers d’avoir une entente de travail à long terme qui permet le maintien de plus de 120 emplois. Avec cette entente, l’usine de Parent offrira des conditions qui feront partie des plus concurrentielles de l’industrie. C’est ce qu’on appelle un contrat gagnant- gagnant. Le Groupe Rémabec est une entreprise qui s’est développée par la détermination, l’investissement, l’innovation et un suivi rigoureux de ses opérations. Rien de tout cela ne serait possible sans une entente et une mobilisation des employés. Aujourd’hui, c’est avec détermination que nous regardons vers l’avenir», a conclu Réjean Paré.

Justice et faits divers

5,3 M$ pour un nouveau palais de justice à La Tuque

La Tuque — Le lancement des travaux du nouveau palais de justice de La Tuque était attendu depuis très longtemps en Haute-Mauricie.

Il s’agit d’un investissement de 5,3 M$. L’argent permettra d’aménager les nouveaux locaux dans l’ancienne salle de quilles Royal du Carrefour La Tuque. Le chantier devrait se terminer à l’automne 2018.

«On est très heureux de faire cette annonce-là qui est attendue depuis fort longtemps et qui, d’abord et avant tout, répond à un besoin du milieu […] C’était attendu et justifié. C’était un projet au départ de 1,7 million de dollars. Aujourd’hui, on a fait le tour des besoins et c’est 5,3 millions qu’on annonce», a lancé la ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet.

Cette dernière a fait l’annonce, lundi, en compagnie de la ministre de la Justice et Procureure générale du Québec, Stéphanie Vallée.

«C’est une amélioration de la qualité de vie d’un peu tout le monde. Les travaux vont s’échelonner sur une période d’une année et ils devraient être lancés au début de 2018. En principe, on prévoit 50 semaines de travaux qui ne devraient pas perturber l’activité judiciaire», a lancé la ministre Vallée.

«Ce n’est pas normal de rencontrer ses clients dans la salle de bain, ce n’est pas normal de rencontrer ses clients dans les escaliers. On espère que dès l’an prochain ce sera chose du passé et on souhaite que tous ceux et celles qui œuvrent ici puissent travailler dans un milieu sain et un milieu sécuritaire […] Actuellement, la sécurité n’est pas optimale comme vous pouvez le constater», a-t-elle ajouté.

Par ces travaux d’aménagement, la Société québécoise des infrastructures doublera la superficie du palais de justice. La superficie de l’ensemble des locaux, qui représente actuellement 550 mètres carrés, passera à 1100 mètres carrés. Certains locaux seront agrandis, comme la salle d’audience et le quartier cellulaire. Il y aura des cages d’escalier et des couloirs distincts pour assurer la sécurité des membres de la magistrature et les équipes du DPCP. Il y aura l’ajout de locaux pour les avocats et les victimes et des lacunes seront corrigées notamment en matière de sécurité et de confidentialité.

«L’aménagement du palais de justice sera conforme aux normes de sécurité qui sont attendues en 2017-2018», a indiqué Mme Vallée.

À la suite à des discussions avec la magistrature et la communauté autochtone, il y aura des aménagements spécifiques à l’intérieur de la salle d’audience.

«Les espaces pour les juges et le témoin vont être faits de façon circulaire pour faciliter les échanges et les discussions, un peu comme dans les salles d’audience en matière de jeunesse au palais de justice de Trois-Rivières», a mentionné Gaétan Rancourt, directeur de la gestion immobilière au ministère de la Justice du Québec.

Le lancement des travaux fait suite à l’autorisation que le Secrétariat du Conseil du trésor a accordée à ce projet d’aménagement le 17 octobre dernier. Une nouvelle qui a réjoui de nombreux intervenants de la justice qui s’étaient déplacés pour l’annonce. C’est le cas de la juge-coordonnatrice à la Cour du Québec pour la Mauricie.

«On ne peut qu’être heureux. C’est un dossier qui remonte à fort longtemps et qui a été un sujet de préoccupation à bien des égards. La sécurité des gens, avoir des lieux adéquats, le quartier de détention, ce sont toutes des choses qui ont été couvertes dans le passé. C’était attendu de très longue haleine, au moins depuis les années 2000. On ne peut que se réjouir et être très content. Les plans sont beaux et je pense que ça va satisfaire tous les partenaires», a lancé la juge Guylaine Tremblay.

Au fil du temps, les différents bâtonniers de la Mauricie ont également mis de la pression pour que des correctifs soient apportés au palais de justice. Ils en avaient fait un dossier prioritaire dans leurs actions.

«J’ai pratiqué ici il y a 20 ans, c’était sur les planches à dessin. Aujourd’hui, enfin en 2017, on annonce un palais de justice fonctionnel et sécuritaire pour tout le monde. Il est axé également sur la protection des victimes et la confidentialité dans les différents locaux de consultation. Enfin, la Haute-Mauricie va avoir un palais de justice digne de ce nom», a affirmé le bâtonnier de la Mauricie, Me Benoît Larouche.

L’avocate latuquoise Mélanie Ricard avait fait une sortie publique en 2015 pour dénoncer la confidentialité quasi inexistante et le manque flagrant de sécurité. Elle avait insisté sur le quartier cellulaire qui est, selon plusieurs, inefficace et dangereux.

«On avait eu la chance de voir les plans préliminaires l’an passé. On est très content, pour notre sécurité à nous, mais également celle de la population. […] C’est certain qu’on a bien hâte de voir les travaux commencer pour vrai. On a hâte qu’il y ait quelque chose de concret, mais on est très encouragé par l’annonce et satisfait du travail de la ministre Boulet», a-t-elle commenté.

Actualités

Transport scolaire sur la route 155: des parents inquiets

La Tuque — Une mère a lancé un cri du cœur sur les réseaux sociaux dans les derniers jours après avoir vu, une fois de plus, une voiture continuer sa route alors que l’autobus scolaire avait les feux en marche. Sandra Plourde Léonard demande aux automobilistes de redoubler de prudence sur la route 155 durant les heures de transport scolaire avant que le pire arrive.

«J’aimerais ça leur dire de ne pas rouler vite proche de l’autobus parce que c’est très dangereux pour moi. J’ai peur des fois qu’ils (les automobiles) foncent dans l’autobus», a lancé la jeune Mia Bertrand, âgée de sept ans.

C’est le même message que veut marteler sa mère qui, chaque matin, prend le temps d’accompagner sa fille pour attendre l’autobus. Depuis plusieurs semaines, les situations dangereuses se multiplient. Pas plus tard que la semaine dernière, une voiture n’a pu s’arrêter alors que les feux de l’autobus scolaire étaient activés.

«Les gens roulent beaucoup trop vite et parfois ils n’ont pas le temps d’arrêter. C’est extrêmement dangereux pour les enfants. […] Ça arrive presque une fois par semaine. Ils se font surprendre après le détour, et ils roulent tellement vite qu’ils n’ont pas le temps de ralentir.»

«Jamais, au grand jamais, je ne la laisse descendre là-bas toute seule. J’y vais avec elle chaque matin. C’est trop dangereux», insiste Sandra Plourde Léonard.

Cette dernière spécifie que son message n’est pas un reproche, mais une mise en garde. D’ailleurs, elle se questionne sur l’absence de pancarte qui indique la présence possible d’un autobus scolaire immobilisé.

«Il n’y a aucune pancarte qui indique qu’il peut y avoir du transport scolaire. Ça pourrait aider à la prévention. Les automobilistes ne savent peut-être pas qu’il y a des enfants qui restent aussi loin de l’école. On sait bien qu’il ne peut pas y en avoir une dans chaque entrée, et ce n’est pas ce que l’on demande. Par contre, ça prend des avertissements pour que les gens soient au courant de la possibilité de tomber sur un autobus et des enfants», note-t-elle.

Son message a fait beaucoup de vagues sur Facebook. Près de 400 partages en moins d’une semaine. 

«Je suis vraiment contente de l’appui que j’ai reçu. Les gens l’ont partagé à La Tuque, mais aussi ailleurs. Je suis certaine que ce problème-là n’est pas juste sur la route 155. Le matin, il y a des jeunes devant les maisons qui attendent l’autobus. Faites attention. […] C’était une petite montée de lait du matin pour réveiller les gens, les amener à réfléchir un peu. Tantôt, il va y avoir de la glace, des tempêtes de neige…»

Pas très loin de là, dans le secteur Lac-à-Beauce, une famille d’accueil constate elle aussi les vitesses excessives des automobilistes aux moments où le transport scolaire bat son plein dans la journée.

«J’ai cinq enfants, mon bébé a 9 ans et ma plus grande 14 ans. Je trouve que c’est très dangereux […] La limite est 80, et les gens roulent pas mal plus que ça», a commenté Line Côté.

Cette dernière a été, elle aussi, témoin au fil du temps d’automobilistes téméraires qui agissent dangereusement sur la route.

«Les voitures passent à côté de l’autobus scolaire. Le matin c’est brumeux, il fait noir… Est-ce que c’est possible d’avoir des pancartes pour indiquer que des jeunes prennent l’autobus?», a-t-elle questionné. 

Les deux mamans ont par ailleurs tenu à souligner le travail exceptionnel des chauffeurs d’autobus.

«On a tellement de bons chauffeurs consciencieux et prudents», a insisté Mme Côté.

«Le chauffeur d’autobus est conciliant. Quand il y a trop de trafic, il laisse passer les gens avant de reprendre sa route. Quand le stop est ouvert par contre… Il ne peut pas fermer ça rapidement et coincer l’enfant dans les portes. Les gens doivent faire preuve de patience», a ajouté Mme Plourde Léonard.

Toujours aux abords de la route 155, d’autres parents se questionnent sur la sécurité. L’an prochain, l’aîné d’une famille qui reste à proximité de la courbe du kilomètre 107, qui a été le théâtre d’un tragique accident en janvier dernier, prendra le chemin de l’école. La question est déjà réglée. «Nous, c’est catégorique, nous ne laisserons pas les enfants prendre l’autobus en avant», a fait savoir Dominique Landry.

Cette dernière va plutôt assurer le transport de son enfant jusqu’à l’école ou le laissera chez un membre de la famille pour qu’il puisse prendre l’autobus en toute sécurité.

Des mesures prises par la Commission scolaire

La Commission scolaire de l’Énergie n’a reçu aucune demande pour l’installation d’un panneau de signal avancé d’arrêt d’autobus dans ce secteur particulier. On indique que des mesures sont déjà appliquées pour assurer la sécurité sur la route 155.

«On n’a jamais été interpellé par une situation particulièrement dangereuse. On est conscient que c’est une route rapide et dangereuse», a indiqué Renée Jobin, coordonnatrice aux communications de la Commission scolaire de l’Énergie.

Pour l’installation d’un nouveau panneau, soit les chauffeurs interpellent la commission scolaire, soit les parents font part d’une situation problématique.

«Effectivement, il y a des risques sur la route 155, mais il y a des mesures en place. Premièrement, les chauffeurs font attention de faire monter et descendre les enfants du bon côté de la route. Ils ont également des systèmes de radio C.B. Ainsi, ils peuvent communiquer avec les camionneurs lorsqu’ils s’arrêtent pour les avertir. Cela dit, ça n’exclut pas la possibilité de faire installer le fameux panneau. On invite la dame à communiquer avec le service du transport. Il ne faut pas hésiter à le faire. C’est une préoccupation principale d’assurer la sécurité des élèves», a-t-elle souligné.

La demande sera ensuite envoyée au ministère des Transports qui voit à l’analyse de la situation.

Haute-Mauricie

Le Symposium forestier victime de son succès

La Tuque — La quatrième édition du symposium forestier, qui s’est mis en branle jeudi, accueille actuellement un nombre record de participants. L’événement sous le thème «La bioéconomie, un levier de développement» se poursuit vendredi avec des visites sur le terrain qui permettront aux gens de s’immerger dans la réalité de la foresterie.

«C’est un très grand succès», assure Patrice Bergeron, le directeur du service de développement économique et forestier (SDÉF), et président du comité organisateur du symposium.

Un succès tel que les organisateurs ont dû ouvrir le deuxième étage du Complexe culturel Félix-Leclerc pour que tous les gens présents puissent assister aux conférences. 

«Quand on a des événements comme ça, où l’on réunit autant d’expertise et de bons conférenciers, on s’attend à connaître un succès et c’est ce que l’on vit à l’heure actuelle», a noté M. Bergeron.

On parle de plus de 150 inscriptions, du jamais vu pour les organisateurs. Ces derniers ont noté une grande diversité dans les participants, entrepreneurs forestiers, chercheurs, des étudiants universitaires, élus et des gens du secteur de l’économie. 

Le sujet d’actualité et la qualité des conférenciers pourraient bien expliquer cette affluence, selon les organisateurs. Cette quatrième édition regroupait des intervenants locaux, nationaux et internationaux. Des cas concrets ont d’ailleurs été présentés aux participants au courant de la première journée du Symposium.

C’était aussi l’occasion pour les dirigeants de Bioénergie La Tuque (BELT) de faire une mise à jour de l’important projet de bioraffinerie industrielle à base de résidus de coupe forestière. Un projet majeur qui pourrait amener des investissements de plus d’un milliard de dollars à La Tuque en plus de créer des centaines d’emplois.

«On a très bien progressé. On a beaucoup de feux verts, mais il y en a encore qui sont orange. Notre travail, c’est de les mettre au vert», a lancé Patrice Mangin, le directeur général de BELT.

Ce dernier avait d’ailleurs de bonnes nouvelles à dévoiler pour le projet de bioraffinerie. Il a affirmé que les études confirmaient la disponibilité de la biomasse. 

«C’était une des études les plus importantes et ce sont les gens de FPInnovations qui l’ont faite. La biomasse est disponible, c’est une grande nouvelle […] On ne va pas la chercher dans les plates-bandes de personne. Il y a un nouveau marché. On le savait au départ, mais on avait besoin de le confirmer. Là, c’est confirmé.»

Il a aussi été question des technologies qui seront utilisées dans le projet. Encore là, des études sont en cours.

«Il fallait avoir une vision complètement ouverte pour se dire qu’on allait choisir les meilleures technologies. Le plus gros du travail était de regarder près de 700 technologies. En bout de ligne, on en a douze. Plus six autres aussi sur une liste d’observation», a fait savoir Patrice Mangin.

«On reste ouvert, il faut les meilleures technologies qui vont offrir les meilleurs résultats et qui seront les moins chères», a-t-il ajouté.

Patrice Mangin a également souligné son optimisme quant à la réalisation du projet dans les délais prévus. Il a fait remarquer que le projet avait toujours le soutien des gouvernements. L’objectif de départ était d’aménager une usine de démonstration aux alentours de 2020. Les dirigeants gardent le cap sur la construction d’une usine de taille commerciale en 2023. 

«Le projet avance très bien, mais il faut être prudent. Ce sont des projets complexes. Il faut voir tous les aspects. […] On garde le cap, oui, mais ça fait aussi partie des études. Est-ce qu’on va faire une usine de démonstration ou pas? C’est une question ouverte. Est-ce que ça vaut la peine ou est-ce qu’il existe d’autres stratégies à mettre en place? Par exemple, sans aller dans le détail, une installation en phase? Avant de se positionner dans un scénario ou un autre, on doit faire le travail», a-t-il affirmé.

Vendredi, les participants du symposium iront sur le terrain pour voir concrètement des sites.

«Ce sera trois visites sur le terrain. Ils vont aller à l’école forestière de La Tuque qui fête ses 50 ans, ensuite les gens vont pouvoir voir un pyrolyseur. Dans l’imaginaire, rentrer du bois d’un bord et avoir de la biohuile de l’autre bord… Ça mérite quelques explications et des éclaircissements. Finalement on va voir sur le terrain un site de récupération de biomasse. Les gens peuvent véritablement voir que même si on ramasse de la biomasse forestière, la forêt repousse», a indiqué Angéline Fourchaud, directrice de l’Association forestière de la Vallée du St-Maurice (AFVSM).

D’ailleurs, devant un tel succès, les organisateurs ont indiqué, avant même la fin de l’événement, qu’il y aurait une cinquième édition l’an prochain.

Élections municipales

Difficile de faire voter les autochtones

La Tuque — Aux élections municipales de 2009, 14 personnes ont voté à Wemotaci, aucune à Opitciwan. En 2013, une douzaine de votes seulement ont été enregistrés au total dans ces deux communautés.

Le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT) veut contrer cette tendance. Une série de courtes capsules vidéo tournées avec les candidats à la mairie de La Tuque seront mises en ligne. Le CAALT veut ainsi intéresser et inciter les autochtones à se prévaloir de leur droit de vote alors que paradoxalement à Opitciwan, on a décidé de ne pas avoir de bureau de scrutin dans la communauté.

«On est conscient que les autochtones ne votent pas beaucoup. Voter, c’est avoir du pouvoir. On veut qu’ils puissent se reconnaître dans la campagne électorale municipale. On a décidé d’inviter les candidats pour de petites vidéos qui seront diffusées sur les réseaux sociaux», a lancé Laurianne Petiquay, animatrice des activités communautaires du CAALT.

La seule et unique question porte sur une entente signée par les maires de différentes villes et les Centres d’amitié autochtone au printemps 2017. Cette entente engage chacun des maires signataires à mettre en place des actions concrètes afin de faciliter l’intégration des autochtones dans leur municipalité. 

«On leur demande comment, en tant que nouveau maire, ils comptent mettre en œuvre cet engagement avec le CAALT», a indiqué Mme Petiquay.

Cette dernière constate malheureusement que les autochtones ne se sentent pas concernés par les élections municipales.

«Il faut se poser des questions. Je pense qu’ils ne se sentent pas concernés. C’est mon avis personnel», a lancé Laurianne Petiquay.

Cette dernière prend le temps de demander aux Atikamekws qui fréquentent le CAALT s’ils ont reçu leur carte électorale et s’ils vont aller voter.

«Ils me répondent que non, qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent et qu’ils ne les connaissent pas. Il y en a qui trouvent ça très important, mais la plupart ne se sentent pas concernés. Pourquoi? Il y a pourtant beaucoup d’autochtones qui restent en milieu urbain. […] Notre action est dans ce sens-là. On aimerait ça qu’ils se sentent interpellés. C’est un droit et tout le monde devrait voter», a-t-elle indiqué.

Il n’est pas possible de déterminer le nombre d’autochtones qui votent en milieu urbain. Par contre, les chiffres enregistrés dans les communautés atikamekws de Wemotaci et d’Opitciwan sont saisissants.

Le taux de participation n’atteint même pas 1 %. La communauté atikamekw d’Opitciwan a d’ailleurs décidé de ne pas avoir de bureau de scrutin pour l’élection du 5 novembre prochain.

«Il n’y a pas vraiment d’intérêt par rapport à ça dans la communauté. On ne veut pas se mêler de la gouvernance des villes […] On considère qu’on ne fait pas partie intégrante de la ville. 

Ce sont nos territoires», a lancé le chef de la communauté Christian Awashish.

«Même si on votait, on ne souhaite pas qu’il y ait une intervention de la Ville dans nos affaires et le développement du territoire. Je parle en tant que chef. C’est notre territoire avant tout et le développement nous appartient. Nos interlocuteurs sont les gouvernements en premier», a-t-il ajouté.

Christian Awashish a tenu à préciser qu’aucun candidat à la mairie ne s’était présenté dans la communauté. 

«On n’en a pas entendu parler. J’ai vu dans un article du Nouvelliste qu’il y avait quatre candidats… Les affinités d’affaires, économique et politique se font plus avec le Lac-Saint-Jean. C’est surtout là qu’on a un semblant de relation, plus qu’à La Tuque», a affirmé le chef Awashish.

Il sera toutefois possible pour les 742 personnes d’Opitciwan inscrites sur la liste électorale de voter au bureau de scrutin de Parent. 

À Wemotaci, le conseil de bande a accepté de tenir un bureau de scrutin pour les 666 électeurs, malgré le faible taux de participation (6 votes en 2013).

«On engage cinq personnes de la communauté pour cette journée-là et on y tient», a affirmé le président d’élection, Jean-Sébastien Poirier.

Ce dernier explique que c’est seulement depuis 2009 qu’il y a des bureaux de scrutin dans les communautés autochtones et qu’ils votent aux élections municipales.

«En novembre 2007, le directeur général des élections du Québec nous informait que pour les élections générales de 2009, on devait inclure à l’intérieur de notre liste électorale les communautés autochtones situées dans les limites de la municipalité», a-t-il expliqué.

À chaque élection municipale depuis 2009, le président d’élection vérifie avec les communautés s’il y a une volonté d’avoir un bureau de scrutin. 

«Je leur rappelle les directives. Cette année, Wemotaci a répondu positivement. À Opitciwan, on a convenu de part et d’autre qu’on ne tenait pas de bureau de scrutin considérant le peu de participation dans les années antérieures», a indiqué Jean-Sébastien Poirier.

Le Conseil des Atikamekw d’Opitciwan a fait connaître sa décision dans un courriel après une réunion tenue le 6 septembre. 

«Il a été décidé de ne pas tenir de bureau de scrutin à Opitciwan concernant les élections municipales de la ville de La Tuque», peut-on lire.

Il faut dire que les boîtes de scrutin devaient être livrées par avion en raison de la distance entre Opitciwan et le centre-ville de La Tuque.

«Ça représente des coûts élevés, mais on était prêts à le refaire cette année s’il y avait eu une demande», a conclu M. Poirier.

Affaires

WayOutfitters aura sa propre ligne de vêtements

La Tuque — WayOutfitters est passée aux mains du Latuquois Luc Lortie le printemps dernier. L’entreprise prendra un nouveau virage dans les prochains mois. Le propriétaire veut changer la vocation de WayOutfitters. Ce sera également le temps pour lui de se départir de son magasin de la rue Commerciale, La Boutique, qui est à vendre.

«On va changer de vocation. On était une entreprise qui vendait les vêtements d’autres entreprises. On liquide actuellement tout notre inventaire et on va créer et vendre notre propre ligne de vêtements et de bijoux. Ça devrait être lancé d’ici la fin de l’année», a expliqué Luc Lortie.

La plateforme web va demeurer pour vendre les produits, mais le propriétaire veut également devenir un distributeur afin que ces produits se retrouvent en magasin. Un autre changement important, WayOutfitters ne sera plus réservé aux hommes. Les vêtements pour femmes feront leur entrée. 

«C’était 100 % pour hommes, désormais ce sera moitié-moitié. On se dirige dans un nouveau projet et ce serait bête, selon moi, de le faire juste pour homme», a-t-il souligné.

Impossible toutefois d’en savoir plus sur ce qui est sur la table à dessin pour la collection. On veut réserver la surprise pour le lancement.

La Boutique à vendre

Luc Lortie a fait savoir aussi, avec un pincement au cœur, qu’il était activement à la recherche d’un acheteur pour son commerce de vêtements La Boutique.

«J’aimerais beaucoup trouver quelqu’un pour reprendre l’entreprise qui aura bientôt six ans. Je crois qu’elle a sa place à 

La Tuque. Pour ma part, j’ai d’autres projets à réaliser et j’ai besoin de me libérer du temps», a-t-il indiqué.

Si aucun acheteur ne se montre intéressé, l’entreprise devrait fermer ses portes au début de l’année 2018. «J’ai travaillé fort sur cette boutique, je suis ouvert aux propositions», a-t-il affirmé.

L’homme d’affaires veut se concentrer sur WayOutfitters et ses nouveaux projets de carrière.

«J’entreprends aussi une carrière de courtier immobilier», a-t-il conclu.