Depuis cinq ans, le PNLM observe une hausse annuelle de 5 % des visiteurs.

Hausse de fréquentation de 68 % en 2017 au parc national de la Mauricie

Shawinigan — Le parc national de la Mauricie a connu une hausse d’achalandage de 68 %, au cours de l’année 2017, alors que le gouvernement fédéral avait distribué 6 millions de laissez-passer, au Canada et dans le monde, permettant d’accéder au réseau des parcs et lieux historiques nationaux de Parcs Canada dans le cadre du 150e anniversaire du pays.

À peine le tiers des visiteurs du parc national de la Mauricie (PNLM), en 2017, étaient de la Mauricie et des environs. Un autre tiers s’est principalement déplacé de la région de Montréal et le reste est venu de l’étranger, en particulier d’Europe et d’Asie, indique la gestionnaire des relations externes du PNLM, Martine Tousignant.

L’affluence des visiteurs, en particulier au cours de l’été dernier, avait suscité de l’inquiétude du côté du Mouvement vert de la Mauricie qui craignait un impact négatif sur l’écosystème.

Mme Tousignant assure que la fréquentation n’a finalement pas été un problème, même si certaines zones ont été plus achalandées que d’autres.

«Vous savez, le parc compte 536 km carrés. C’est grand comme l’Île de Montréal. C’est vrai qu’il y a eu des journées où des stationnements étaient à pleine capacité et qu’on a dû stationner les véhicules ailleurs, mais on a quand même été capable de gérer la situation de belle façon», assure-t-elle. «On n’a jamais dû fermer le Parc parce qu’il y avait trop de monde.»

On ne prévoit pas autant de visiteurs cette année, mais la popularité du parc ne se dément pas. Depuis cinq ans, le PNLM observe une hausse de fréquentation de 5 % par année, indique la porte-parole.

En 2018, un secteur du parc, celui de Saint-Jean-des-Piles, devra être fermé aux visiteurs puisque d’importants travaux y sont prévus. «L’entrée de Saint-Jean-des-Piles ne sera pas accessible et il y a un tronçon de la route qui ne le sera pas également. On ferme le camping de Rivière à la Pêche et l’accueil de ce secteur-là aussi pour permettre la tenue de grands chantiers», dit-elle.

Il faut notamment refaire les ponceaux sous la route Promenade, sur une vingtaine de kilomètres, de même que l’accueil de Saint-Jean-des-Piles. «Tout l’intérieur va être rénové afin de maximiser l’efficacité de l’accueil des visiteurs», indique Mme Tousignant. «On profitera de l’occasion pour faire aussi des améliorations au réseau de sentiers dans ce secteur», ajoute-t-elle.

Peu de travaux ont été faits, en 2017, si ce n’est la restauration de quelques lacs que les biologistes veulent repeupler d’espèces de poissons indigènes.

En 2018, on continuera à prélever des billes de bois, au fond de divers lacs, dont l’origine remonte aux années de la drave. Certains barrages, situés hors des zones de fréquentation des visiteurs, dont la fabrication date aussi de cette période «vont être enlevés au cours de l’année 2018», indique Mme Tousignant.

Cette année encore, la tenue des Défis du Parc se fera un peu plus tôt qu’à la date habituelle, soit les 7, 8 et 9 septembre, précise-t-elle, et ce, à cause des travaux prévus du côté de Saint-Jean-des-Piles.

«La formule des Défis du Parc a été revue spécialement pour l’année 2018», dit-elle. «La route Promenade ne sera pas disponible au complet, le parcours a été revu. Il va quand même y avoir des épreuves de vélo sur le tronçon de route disponible, mais le format de l’événement a été ajusté. Une nouvelle discipline a été ajoutée. Un triathlon est offert exceptionnellement pour permettre de profiter des lacs du secteur de Saint-Mathieu-du-Parc», explique Mme Tousignant.

La nouveauté de 2018 sera l’accès sans frais, désormais, pour tous les jeunes de 17 ans et moins dans les parcs et lieux historiques de Parcs Canada.

Le parc national de la Mauricie fait l’objet d’investissements de 15 millions $, depuis 2016, pour la réfection des infrastructures destinées aux visiteurs. «Un investissement de 28 millions $ a aussi été annoncé en 2017 afin de poursuivre les améliorations aux installations du parc», rappelle Mme Tousignant. Ce sont donc plus de 40 millions $ qui auront été investis à terme, dans le PNLM, entre 2016 et 2020, date de son 50e anniversaire.