La docteure Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec, Gilles Hudon, président-directeur général adjoint du CIUSSS MCQ et Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil de la Direction de santé publique du CIUSSS MCQ.

Hausse de 40 % des cas de coronavirus, une personne guérie

TROIS-RIVIÈRES — Si la région connaît une hausse de cas de coronavirus qui devrait se poursuivre au cours des prochains jours, elle observe aussi son premier cas de guérison. 

Quelque 49 cas de coronavirus ont été répertoriés jeudi au sein du territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ce nombre inclut le cas de guérison confirmé jeudi, une personne de Trois-Rivières qui revenait de voyage. Le pays n’a pas été dévoilé par le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Les 49 cas représentent une augmentation de 14 comparativement aux données de mercredi. Un de ces cas est une résidente du CHSLD Laflèche du secteur de Grand-Mère à Shawinigan où une préposée aux bénéficiaires a reçu le diagnostic de la COVID-19. La santé publique est en attente des résultats de tests de dépistage subis par quelques autres résidents, ce qui devrait aboutir d’ici quelques jours.

Selon la docteure Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec, la tendance à la hausse du nombre de cas de coronavirus à la grandeur de la région va se poursuivre pendant quelques jours.

«Il faut s’attendre à ce que les cas augmentent. On a encore des cas en attente, des gens en investigation. Clairement, on s’attend à ce qu’il y ait des cas positifs», estime la docteure Godi en conférence de presse tenue jeudi.

Les autorités de la santé ne sont plus tenues depuis mercredi d’obtenir deux tests négatifs pour déterminer qu’une personne atteinte de la COVID-19 est guérie. Quatorze jours doivent d’abord avoir été écoulés depuis le début des symptômes. Il ne faut pas que la personne ait de nouveaux symptômes depuis 24 heures et il doit y avoir une absence de fièvre depuis 48 h.

«C’est la littérature qui dit que le délai de deux semaines est suffisant en lien avec la contagiosité des cas documentés», explique la docteure Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil de la Direction de santé publique.

Gilles Hudon est revenu sur le sujet des équipements de protection individuelle du personnel soignant, un sujet qui alimente de nombreuses discussions au sein de ces travailleurs. Selon le président et directeur général adjoint du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les quantités d’équipements sont limitées, mais ils sont là pour traiter les gens souffrant de la COVID-19.

«On a bon espoir que les commandes soient approvisionnées au début de la semaine prochaine. On a des équipements de protection pour ceux qui en ont besoin», souligne M. Hudon, en se voulant rassurant auprès du personnel.

Questionné à savoir si une commande avait été lancée à du personnel du secteur de Shawinigan de porter, de désinfecter et de réutiliser des masques, M. Hudon a affirmé qu’il n’était pas au courant d’une telle mesure. Mais il a déclaré que des études se font sur la possibilité de réutiliser les masques.

20 cas en dépistage chez ATrahan

Mercredi, la direction d’Olymel a confirmé un cas de coronavirus parmi le personnel de l’usine ATrahan de Yamachiche. Ce chiffre est le même 24 heures plus tard. Olymel précise toutefois que 20 travailleurs placés en isolement à leur domicile sont en attente des résultats de leur test de dépistage de la COVID-19.

D’autre part, la docteure Godi a profité de la conférence de presse de jeudi pour affirmer qu’il n’y a aucun risque avec la viande provenant de cette compagnie lié à la COVID-19.

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