La traditionnelle Guignolée des médias, qui se déroule de 6h à 18h, pourra compter sur une importante équipe de bénévoles.

Guignolée des médias: offre généreuse de bénévoles

TROIS-RIVIÈRES — À défaut de pouvoir présumer du résultat de la Guignolée des médias, qui se déroule le jeudi 6 décembre, de 6 h à 18 h, les organisateurs notent un engouement particulier pour l’implication bénévole dans cette campagne annuelle.

«Je pense que la générosité va être au rendez-vous parce qu’on n’a jamais eu autant d’offres de bénévolat cette année. Les gens peuvent rentrer par le site national de la Guignolée des médias et nous offrir de venir donner un coup de main. J’ai relayé à nos organismes des dizaines d’offres de bénévoles. Peut-être que les gens ont moins les moyens de donner, mais ils sont généreux de leur temps quand même», indique le coordonnateur Sébastien Turgeon.

Encore cette année, celui-ci vise la confection de 5300 paniers de Noël à la suite de cette activité de souscription impliquant tous les médias de la région. En 2017, plus de 161 000 $ et 13,8 tonnes de denrées avaient été amassés.

Les gens pourront ainsi donner de l’argent et des denrées non périssables aux 70 points de collecte tels que, par exemple, sur la rue des Forges, au centre-ville de Trois-Rivières, ou à l’intersection de plusieurs artères. Ils pourront également faire un don de 10 $ par messagerie texte au 20222 et en tapant NOEL.

Les épiceries de la Mauricie et du Centre-du-Québec amassent les denrées et l’argent pour la Guignolée des médias jusqu’au 24 décembre. Même chose pour les pharmacies de la bannière Jean Coutu, partenaire de la Guignolée des médias, au même titre que Maxi-Provigo et Via Capitale.

«On voit encore cette semaine que le panier d’épicerie va être encore plus cher l’année prochaine. Il va être plus cher pour tout le monde, même pour ceux qui n’ont pas les moyens de le garnir», fait remarquer M. Turgeon, qui compte parmi ses bénévoles des lockoutés de l’Aluminerie de Bécancour.

Ce conflit de travail important et la perte d’un point de collecte en raison des travaux d’assainissement des eaux usées et de distribution d’eau potable dans le secteur de Lac-à-la-Tortue risquent d’affecter à la baisse le bilan de 2018.

Si la tendance se maintient - et à moins d’un redressement majeur -, un comptoir alimentaire sur deux au Québec vivra une période difficile en 2019.

Selon le bilan faim 2017, 47,4 % des organismes d’aide alimentaire ont ainsi manqué de denrées. C’est donc avec cette perspective que se déroulera cette 18e édition de la Guignolée des médias, qui devrait permettre de franchir les 40 millions $ récoltés depuis sa naissance en décembre 2001.

Et l’opération s’avère plus pertinente et nécessaire que jamais en 2018.

En effet, il y a quelques années, le visage de la pauvreté a commencé à changer. Parmi les gens qui recouraient à l’aide alimentaire, on trouvait désormais des travailleurs et des salariés. À cela s’ajoutent maintenant les difficultés qu’éprouvent les comptoirs d’aide, qui ne parviennent plus à répondre à des demandes grandissantes.

«Il faut donc redoubler d’ardeur afin de les soutenir à l’approche des Fêtes, mais aussi pour le reste de l’année. La faim ne diminue pas après Noël», souligne l’organisation.