Laurence Bédard, chargée de projet de Maski Récolte, et Suzie Paquin, agente de développement de Maski en forme, ont dévoilé mardi le résultat des récoltes effectuées au cours de 2019 lors d’une conférence de presse tenue au centre communautaire de Saint-Étienne-des-Grès.
Laurence Bédard, chargée de projet de Maski Récolte, et Suzie Paquin, agente de développement de Maski en forme, ont dévoilé mardi le résultat des récoltes effectuées au cours de 2019 lors d’une conférence de presse tenue au centre communautaire de Saint-Étienne-des-Grès.

Grosse année pour Maski Récolte

Saint-Étienne-des-Grès — À seulement sa deuxième année d’existence, Maski Récolte est en nette progression. Le projet d’amasser le surplus de fruits et des légumes qui auraient autrement pourri dans les champs des producteurs de la MRC de Maskinongé a permis de recueillir plus de 8263 kg de denrées, soit presque six fois plus que la récolte de l’an passé. Et ce succès commence à attirer l’attention: d’autres territoires ont l’intention d’imiter cette initiative dans leur milieu.

Ce projet visant à réduire le gaspillage alimentaire et à améliorer l’accès à des aliments sains avait permis de récolter 1396 kg en 2018. Quelque 48 bénévoles avaient alors pris part à la récolte auprès de six producteurs agroalimentaires de la MRC de Maskinongé. Ces données affichent aussi une belle croissance en 2019, soit 284 bénévoles-cueilleurs et 11 producteurs maraîchers. De plus, cinq propriétaires privées ont donné accès à leurs arbres fruitiers.

Maski en forme a instauré ce projet. L’organisme voulait profiter du surplus de fraises, tomates, courges et autres, laissées à l’abandon à la fin des récoltes par les producteurs, pour combler de nombreuses demandes de produits alimentaires provenant de centres de petite enfance, d’écoles et d’organismes communautaires. C’est ce qui a été fait grâce à cette récolte.

«Ce projet était déjà attaché aux années antérieures où Maski en forme a offert des formations en alimentation dans les CPE, les écoles. Il y avait une opportunité d’aller chercher les surplus alimentaires au lieu de payer pour des denrées. C’est de là que l’idée vient. Et le projet fonctionne, car on a créé une mobilisation», illustre Suzie Paquin, agente de développement de Maski en forme.

Lorsqu’une activité de récolte est terminée, celle-ci est divisée en trois. Une part est réservée aux cueilleurs, une part va à divers organismes et institutions qui vont transformer les denrées et la dernière part va au producteur qui la conserve ou la remet aux organismes,

Jean-Maurice Mercier, directeur de l’école des Boisés de Saint-Alexis-des-Monts et président de Maski en forme, était impressionné par l’ampleur de la récolte de cette année. Selon lui, l’impact d’un tel projet ne peut qu’être positif.

«À l’école, les enfants ont cuisiné pour des élèves qui veulent un lunch à un montant minime. Un tel projet amène les enfants à goûter à de nouvelles choses, à apprêter des aliments. Il y a l’aspect partage. C’est un projet gagnant.»

Le budget de fonctionnement de Maski Récolte est de 20 000 $. La MRC de Maskinongé fournit 12 000 $, alors que Maski en forme verse 5000 $ et que la SADC de la MRC de Maskinongé donne 3000 $. Selon le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, le succès de Maski Récolte suscite de l’intérêt au sein de la région.

«Une autre MRC est intéressée à implanter le projet. Notre MRC travaille à pérenniser ce projet», assure le préfet.

Maski en forme se rendra au Centre-du-Québec la semaine prochaine afin de présenter le projet de Maski Récolte.