La grève des 175 000 ouvriers de la construction au Québec en est à sa troisième journée.

Grève dans la construction: les négos à la table centrale n'ont pas porté fruit

Les négociations qui avaient repris à la table centrale, jeudi soir, entre les parties patronales et l'Alliance syndicale de la construction, n'ont guère porté fruit, affirme l'Association de la construction du Québec.
«Ces négociations-là se sont terminées cette nuit, à 3h30. Elles ont donné peu de résultats. Nos représentants qui étaient à la table du tronc commun sur ces enjeux-là ont senti qu'ils ont perdu leur temps», a rapporté le responsable des relations avec les médias à l'ACQ, Éric Côté, au cours d'une entrevue vendredi.
À cette table centrale sont discutées les questions des avantages sociaux, des congés et du régime de retraite. La question des salaires est discutée aux tables sectorielles, et non à la table centrale, contrairement aux secteurs public et parapublic.
Lueur d'espoir, toutefois: il n'y avait pas eu de négociations entre l'ACQ et l'Alliance syndicale depuis le déclenchement de la grève, mercredi dernier à 5h; or les parties viennent tout juste d'être convoquées pour 14h vendredi après-midi. Les discussions reprendront donc en conciliation avec le ministère du Travail à la table des secteurs institutionnel, commercial et industriel - les secteurs pour lesquels négocie l'Association de la construction.
La grève des 175 000 ouvriers de la construction au Québec en est à sa troisième journée. Le premier ministre Philippe Couillard a déjà fait savoir qu'il enclencherait le processus menant à l'adoption d'une loi spéciale lundi prochain.