De gauche à droite: Éric Lachapelle de CKBN 90,5, Denis Pratte de Cogeco Média, Guillaume Gingras, représentant de Séléna Prévost du 94,7 Rouge, Catherine Larochelle des Hebdos de la Mauricie représentante d’Amélie St-Pierre, directrice générale, Marie-Claude Duchesneau, représentante de Stéphan Frappier du Nouvelliste et Marie-Claude Paradis-Desfossés de TVA Nouvelles.

Grande guignolée des médias: plus de 5200 paniers à remplir

Trois-Rivières — Beau temps, mauvais temps, froid ou pas, les automobilistes croiseront une armée de bénévoles sur les coins de rues, un peu partout dans la région, le jeudi 7 décembre, entre 6 h et 18 h.

C’est le retour de la Grande guignolée des médias et cette année, cette initiative entend apporter un peu de réconfort à quelque 20 000 personnes en situation de pauvreté dans la région.

Comme l’explique le coordonnateur de la Grande guignolée des médias, Sébastien Turgeon, le visage de la pauvreté, chez nous, est souvent bien loin de l’image traditionnelle qu’on s’en fait. 

«On sait que la pauvreté gagne du terrain. Il y a des gens qui reçoivent des paniers de façon temporaire et qui, dans certains cas, deviennent des donateurs les années suivantes. Ce ne sont pas nécessairement des gens qui n’ont pas d’emploi. Le prix des denrées a augmenté, le prix de l’électricité, du chauffage, du loyer aussi et ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts», explique M. Turgeon.

«On estime qu’il y a un enfant sur cinq qui vit dans une famille démunie», rappelle Marie-Claude Paradis-Desfosssés, journaliste à TVA. «On ne sait jamais ce qui peut nous arriver. On ne sait jamais quand la maladie peut frapper, quand on peut perdre notre emploi. Peut-être qu’un jour, ce sera nous aussi», plaide-t-elle.

Mme Paradis-Desfossés compte parmi les six ambassadeurs médias qui feront office de «présidents d’honneur» pour la campagne de cette année. Les autres ambassadeurs sont Stéphan Frappier, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, Catherine Gaudreault du 106,9 Mauricie et Rythme 100,1, Éric Lachapelle de CKBN 90,5 et représentant les radios communautaires de Maskinongé et Shawinigan, Séléna Prévost de Rouge 94,7 et Énergie 102,3 de même qu’Amélie St-Pierre des Hebdos de la Mauricie.

«Cette année, le comité organisateur a décidé d’impliquer directement ceux dont origine l’événement, les médias», indique M. Turgeon. Pas moins de 19 médias participeront à cette campagne.

L’organisation espère arriver à confectionner 5200 paniers de Noël. Pas moins de 500 bénévoles se tiendront dans 71 points de collecte situés à Bécancour, Louiseville, Nicolet, Shawinigan et Trois-Rivières.

Cette année, le Groupe Jean Coutu, Maxi-Provigo et Via Capitale sont les partenaires de l’événement.

Les dons, rappelons-le, peuvent être sous forme de denrées non périssables ou en argent.

Dans toutes les pharmacies Jean Coutu, un bac clairement identifié et facilement repérable sera mis à la disposition des clients qui voudront y déposer leur contribution. Les clients seront invités à ajouter 1 $ ou plus pour la cause, au moment de payer leur facture, s’ils le désirent. Les dons peuvent aussi être faits dans les épiceries.

Sébastien Turgeon invite le public à donner des produits de base, mais aussi des denrées non périssables qui pourraient garnir la table de Noël, «des gâteries qu’on peut ajouter au menu des Fêtes», dit-il.

Les dons, précise-t-il, ne se limitent pas à la nourriture. On peut aussi offrir des produits de base. «Une boîte de couches, c’est assez dispendieux», illustre M. Turgeon. Et «quand il faut dépenser pour cette boîte de couches, le pouvoir d’achat est moins grand pour l’épicerie.»

Quant aux dons en argent, souligne-t-il, «ils ont un effet multiplicateur. Les organismes ont un pouvoir d’achat et travaillent à l’année avec des grossistes. Un dollar que vous allez donner va peut-être se multiplier en une valeur de 4 $ ou 5 $ de produits qu’on va être capable d’aller chercher pour garnir et compléter le panier de Noël», explique le coordonnateur de l’événement.