Les feux d’artifice du Grand Prix de Trois-Rivières soulignaient les 50 ans d’histoire de l’événement.

Grand Prix de Trois-Rivières: des feux d’artifice qui marquent l’histoire

Trois-Rivières — C’est par un spectacle haut en couleur, des feux d’artifice dignes des noces d’or que l’on soulignait, que l’on aura mis un baume sur une deuxième fin de semaine de Grand Prix marquée par la pluie et où les populaires essais libres de la série NASCAR Pinty’s auront dû être annulés. C’est donc sous un ciel qui s’était finalement dégagé que les Trifluviens, par milliers, ont pris d’assaut les rues de leur centre-ville et le parc portuaire, signalant ainsi que l’été n’est pas encore fini et que l’on a toujours le cœur à la fête.

La firme Royal Pyrotechnie, responsable des feux du Grand Prix depuis plus de 25 ans, avait mis le paquet pour souligner le jubilé de l’épreuve de course automobile trifluvienne. C’est sur une trame sonore chronologique, fait des plus grands succès musicaux des cinquante dernières années (exclusivement anglophones, exception faite d’une chanson de Charlebois), que l’on a choisi de revisiter l’histoire du Grand prix. Le résultat était saisissant.

Des succès de Jimmy Hendrix, des Doors, des Beatles, des Twisted Sisters, de David Bowie, des Foo Fighters, de Nirvana, entre autres noms, ont fait vibrer la foule, tandis que les bombes, les bouquets, les cascades et autres effets pyrotechniques battaient la mesure. Le public exprimait son enthousiasme par de généreux «oh!» et «ah!». 


Les décennies musicales étaient ponctuées d’une narration sobre, relatant les faits saillants et évoquant les héros de l’histoire du Grand prix de Trois-Rivières. On s’est même permis de terminer, avant que les dernières bombes explosent dans un crescendo qui a fait le bonheur de la foule, en rêvant pour les années futures d’un troisième week-end — hivernal — de Grand prix. La pluie de l’après-midi n’était maintenant plus qu’un lointain souvenir.

C’est le populaire quatuor Bleu Jeans Bleu qui s’était acquitté de la tâche de réchauffer la foule, avant le coup d’envoi du spectacle pyrotechnique, tandis que le groupe Domino prenait la relève après l’explosion des ultimes bombes illuminées. 

Il s’agissait d’un des samedis soirs les plus animés, voire le plus animé de l’été à Trois-Rivières. En effet, en plus des feux d’artifice du Grand Prix, Marie-Élaine Thibert se produisait au festival de l’Assomption devant plus de 2000 personnes, le spectacle Joyeux calvaire, du Cirque du Soleil, affichait complet à l’Amphithéâtre Cogeco et le spectacle American story 2, les années Woodstock, en était à sa deuxième fin de semaine de représentations à la salle J.-Antonio-Thompson.

Tout ça est sans compter les milliers de promeneurs qui profitaient d’un ciel clément pour déambuler sur une rue des Forges fermée à la circulation, où tournait une grande roue, et d’un parc portuaire qui s’était donné des airs de fêtes.

On prévoit un ciel variable et de faibles probabilités de précipitation, dimanche, pour conclure les festivités du Grand Prix et la présentation de la très attendue épreuve de NASCAR.