La Ville de Shawinigan a obtenu l'autorisation de démolir l'ancien hôtel La Salle.

Grand-Mère: l'ancien hôtel La Salle sera démoli

En fin de journée jeudi, le vétuste édifice de la 3e Rue du secteur Grand-Mère à Shawinigan qui abritait anciennement l'hôtel de La Salle ne sera plus qu'un souvenir.
La Ville a obtenu l'autorisation de la Cour supérieure afin de démolir l'immeuble qui se trouve dans un piteux état depuis plusieurs années. C'est d'ailleurs le maire Michel Angers lui-même qui a adressé cette demande en vertu d'un pouvoir spécial que lui confère la loi dans des cas où une intervention rapide est nécessaire.
Le contrat a été octroyé la semaine dernière à Construction démolition GB. Cette entreprise spécialisée touchera une somme de 245 000 $ plus taxes pour la réalisation des travaux. Gaz Métro a procédé à l'interruption de service il y a quelques jours tandis qu'Hydro-Québec avait quant à elle coupé l'alimentation électrique il y a déjà plusieurs années. En prévision de la démolition, la société d'État sécurisera son réseau de distribution autour de l'immeuble avant que ce dernier ne croule sous les pics des démolisseurs. Cette intervention ainsi que les travaux entraîneront une interruption de courant pendant plusieurs heures dans le secteur. Des entraves à la circulation sont également à prévoir.
Dans le rapport qu'il a présenté lors de la séance publique du conseil de mardi soir, le maire Angers a souligné qu'il s'agissait d'un cas d'urgence exceptionnel. Il a ajouté qu'un expert en démolition et un ingénieur ont indiqué que l'immeuble est dans un état tel qu'il représente un danger pour les citoyens.
«On a insisté, insisté et insisté auprès de l'ancien propriétaire ainsi que de l'actuel afin qu'ils agissent. Mais quand on a vu que les murs avaient commencé à bouger, c'est devenu alors une question de sécurité. C'est rare qu'un maire utilise cet article de loi pour demander un avis de démolition à un juge. [...] Mais la sécurité des citoyens passe avant tout», a-t-il indiqué en marge de la séance.
Cet immeuble a connu son lot de péripéties depuis qu'il a été la proie des flammes en décembre 2012. À ce moment, il appartenait à une compagnie à numéro détenue par Réjean Fortin. Elle a été vendue à Denis Despins en juillet 2013. Ce dernier a cédé l'immeuble à une autre compagnie à numéro, cette fois propriété de Maxime Parent-Dubé, en septembre 2014.
Au cours des dernières années, la Ville est intervenue pour des problèmes d'insalubrité. L'instabilité d'une enseigne avait provoqué de curieuses manoeuvres en juillet 2014, alors que des individus étaient montés sur le toit de l'immeuble en milieu de soirée. Un photographe du Nouvelliste avait été intimidé lors de cet épisode, qui a d'ailleurs mené à des accusations.
M. Despins s'était engagé à démolir l'immeuble, mais il n'a finalement jamais bougé. Quant à M. Parent-Dubé, il a déjà mentionné qu'il souhaitait faire renaître l'hôtel et aménager des appartements dans la partie arrière.