Les gradins étaient bondés pour cette édition marquante du Grand Prix de Trois-Rivières.

GP3R: «l’année de tous les records»

Trois-Rivières — La 49e édition du Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) vient à peine de se terminer que déjà les organisateurs mijotent de nouveaux projets pour l’année prochaine. Et ils pourront préparer cette édition anniversaire sur des bases solides.

«À première vue, ça semble être l’année de tous les records. On a battu le record des tirages moitié-moitié deux fois en deux jours, avec des cagnottes de 25 000 $ samedi et 35 000 $ dimanche. Déjà, c’est vraiment remarquable», affirmait dimanche en début de soirée le directeur général du GP3R, Dominic Fugère.

«Le spectacle en piste a été incroyable. Les gradins et le terrain étaient bondés. Et il ne reste presque plus rien en stock.»

La chaleur des deux week-ends de courses a en effet favorisé l’hydratation des spectateurs présents au GP3R. Les organisateurs confirmaient dimanche qu’il ne s’était jamais vendu autant d’eau lors de l’événement. «Et je crois que nous n’avons jamais vendu autant de bières», ajoutait Dominic Fugère.

«J’en parlais avec d’anciens dirigeants du Grand Prix, comme Léon Méthot qui dirigeait les grosses années de Player, Jacques Deshaies, Jacques Black et Bob Germain, et ils disent tous que c’était peut-être la plus grosse édition du GP3R. Surtout si on met ensemble les deux week-ends. Nous nous sommes imposés comme La Mecque du rallycross en Amérique.»

Malgré ce bilan très positif, plusieurs ont noté que des sièges des gradins Germain n’étaient pas pleins. Dominic Fugère soutient que cette section comporte plusieurs billets prépayés qui sont ensuite offerts. «Quand les billets sont gratuits, on se laisse peut-être tenté pour aller ailleurs. C’est pourquoi on pense qu’il y avait des trous», expliquait le directeur général du GP3R.

À l’heure où de nombreux Québécois sont en tête du classement des pilotes de la série NASCAR, les amateurs de course de la province choisissent leur camp. Les chandails aux couleurs des équipes des frères Dumoulin, de Kevin Lacroix, de Marc-Antoine Camirand, d’Alex Tagliani ou encore d’Andrew Ranger se font de plus en plus voir sur le site.

Tous ont trouvé leur compte durant le week-end.

Louis-André Auger était de ceux qui portaient fièrement le chandail aux couleurs de GM Paillé, l’écurie de Marc-Antoine Camirand. Il faut dire qu’il est un ami d’enfance du pilote de Saint-Léonard-d’Aston. Son père Marcel Auger coursait pour Jean-Guy Camirand, le père du pilote de la série NASCAR.

«J’ai arrêté d’aller aux courses après la mort de mon père, mais là je reviens pour encourager Marc-Antoine», précise Louis-André Auger.

Pour une première année, de jeunes pilotes de la relève remplaçaient les «grid girls» sur la grille de départ de la série NASCAR Pinty’s. Vêtus de combinaisons de course automobile, ces jeunes garçons et jeunes filles qui évoluent dans le milieu du karting étaient aussi aux côtés des pilotes lors de la séance d’autographes qui précède la course.

«C’était l’fun. J’ai réussi à rencontrer des pilotes et c’était la première fois que ça arrivait», lançait Raphaël Tremblay avec des étoiles dans les yeux.

On retrouvait également dimanche dans les gradins l’ancienne coureuse automobile Annie-Soleil Proteau, surtout connue du grand public comme journaliste attitrée au secteur culturel à l’émission Salut, Bonjour Week-end. La jeune femme qui a déjà couru au GP3R n’était pas sur place pour profiter des cocktails... loin de là.

«Je suis ici pour voir du rubber brûler», avouait en riant la pilote qui a diminué ses activités sur les pistes depuis un sévère accident de course qui aurait pu lui coûter la vie.

«Je fais encore des tours de circuits, mais de la compétition, j’ai compris que ce n’est pas mon plus grand talent dans la vie. J’ai besoin d’adrénaline, mais je laisse ça aux pilotes plus chevronnés.»

Joël St-Pierre et Dominic Fugère se réjouissaient du succès de cette 49e édition.

La journaliste au secteur culturel ne veut pour rien manquer le GP3R. Elle revient pour voir courir des amis, comme les frères Dumoulin, et s’imprégner de l’ambiance unique d’un grand prix. «Pour moi, c’est les plus belles fins de semaine de l’année au Grand Prix de Trois-Rivières. C’est des batailles exceptionnelles sur la piste», confiait Annie-Soleil Proteau.