Les amateurs ont été nombreux à se déplacer pour voir défiler les pilotes et leurs bolides.
Les amateurs ont été nombreux à se déplacer pour voir défiler les pilotes et leurs bolides.

GP3R: des courses et des retrouvailles

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Pas moins de 14 courses réparties dans six séries meubleront la deuxième et ultime fin de semaine des activités du 50e Grand Prix de Trois-Rivières. Ça commence vendredi, alors que le site ouvrira à 11 h 30. Les spectateurs y seront admis gratuitement. Un clin d’œil de l’organisation pour les citoyens «qui prêtent la ville aux pilotes», comme se plaît souvent à le répéter le directeur général Dominic Fugère.

«C’est une fin de semaine de courses, mais aussi de retrouvailles», sourit le grand manitou, croisé jeudi au parc portuaire, où des voitures de course étaient garées. Les pilotes s’entretenaient avec les amateurs et les simples curieux de passage. Le Grand Prix de Trois-Rivières, après tout, a toujours été celui de la proximité avec le public.

On parle de retrouvailles parce que vendredi soir, après l’intronisation de trois nouveaux membres au Temple de la renommée du GP3R, le comité organisateur accueillera d’anciens porte-couleurs de l’écurie Player’s, longtemps un commanditaire majeur du rendez-vous annuel en Mauricie. Patrick Carpentier, Claude Bourbonnais, Jean-François Dumoulin, Marc-Antoine Camirand et Alex Tagliani, entre autres, participeront à cette petite fête, qui se déplacera du podium à la piscine du parc de l’Exposition, sur le site du circuit trifluvien à compter de 17 h 15.

Carpentier compte parmi les nouveaux intronisés pour ce 50e anniversaire. Il sera honoré en même temps que l’ex-président et directeur général du Grand Prix, Léon Méthot, ainsi que le statisticien Gerry Rochon, impliqué pendant des décennies dans l’événement. Monsieur Rochon est décédé il y a quelques semaines, des suites d’un cancer.

Un retour dans le passé, un regard vers l’avenir

Tous les styles se mélangeront sur le site des courses en fin de semaine. Des six séries, deux mettent en vedette des monoplaces, dont la mythique Formule 1600, présente depuis les débuts.

Louis-Philippe Dumoulin a comblé les nombreux fans qui s’étaient déplacés au centre-ville trifluvien.

Les amateurs les plus nostalgiques auront sans doute une pensée pour la période que plusieurs considèrent comme l’âge d’or du GP3R, alors que des voitures anciennes de la Formule Atlantique défileront le temps de deux courses, samedi et dimanche. Le pilote Bertrand Godin aura notamment le privilège de conduire une ancienne voiture de Gilles Villeneuve, aux couleurs des boissons gazeuses Schweppes. Tout en jaune, elle sera difficile à manquer sur la piste.

Dominic Fugère n’est pas peu fier de ramener la série Super Production Challenge, qui fut une pionnière à Trois-Rivières. En effet, lors du premier Grand Prix en 1967 remporté par Jacques Duval, l’ancêtre de cette série assurait le spectacle.

Mais l’épreuve reine demeure, pour l’ensemble des festivités, la série NASCAR Canada. Même s’il ne devrait y avoir qu’une vingtaine de pilotes inscrits, la qualité du peloton sera au rendez-vous, avec plusieurs prétendants québécois.

Pleins feux sur les courses

Cette année, le spectacle pyrotechnique du samedi soir fera la belle place aux meilleurs moments de l’histoire du Grand Prix de Trois-Rivières. «Chaque année, nous avons une thématique différente. Pour le 50e, c’est un condensé des grandes courses et des grands pilotes ayant marqué l’histoire chez nous. On espère que les gens vont apprécier», mentionne Dominic Fugère, qui assurera la narration pendant les feux d’artifice.

Après avoir passé une partie de la soirée dans un centre-ville assez animé, les pilotes gagneront le terrain de l’Exposition vendredi, en avant-midi. Michel Barrette est l’un d’eux. Cette année, l’humoriste ne conduira que pour son plaisir. On se souvient qu’en 2018, un pari avec l’ex-maire de Trois-Rivières Yves Lévesque avait monopolisé une partie de l’attention médiatique dans le cadre des courses de la Coupe Nissan Micra, une série monotype.

Michel Barrette est un habitué du Grand Prix de Trois-Rivières.

«Non, cette fois-ci, je course pour moi et avec mes deux gars [Martin et Nicolas]», sourit Michel Barrette, une des têtes d’affiche au parc portuaire jeudi. «Je suis revenu de vacances plus tôt pour m’assurer d’être à Trois-Rivières. Mais quand j’y pense, être ici pour le Grand Prix, c’est comme des vacances pour moi.»