Aux yeux de Jacques Veilleux, cette équipe de bénévoles est soudée comme jamais. Il admet toutefois que les forces fraîches sont toujours les bienvenues au sein de ce groupe.
Aux yeux de Jacques Veilleux, cette équipe de bénévoles est soudée comme jamais. Il admet toutefois que les forces fraîches sont toujours les bienvenues au sein de ce groupe.

GP3R annulé: des bénévoles unis pour souligner l’événement

Pierrick Pichette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Bien que la ville ait été forcée de se passer de son Grand Prix cette année, les nombreux et fidèles bénévoles de l’événement ont tenu à ce que le circuit Trois-Rivières voit tout de même de l’action. Alors qu’en temps normal, le GP3R devait se conclure dimanche, une trentaine d’entre eux ont profité de cette journée pour fouler la piste à pied en appui à l’organisation.

«Nous avons organisé tout ça pour dire merci au Grand Prix de Trois-Rivières. On souhaite que l’administration sache que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de courses cette année que l’on n’est pas derrière eux. Avec les années, ils ont réussi à former une grande et belle famille, qui pense à eux et qui a très hâte aux années prochaines», a fait savoir la bénévole Sabrina Ross, qui a organisé cette marche en collaboration avec son ami et collègue bénévole, Sylvain Jaeckel.

C’est d’ailleurs parmi l’équipe de bénévoles qu’est née cette idée. L’administration du Grand Prix n’était effectivement même pas au courant de la tenue de cette marche avant la veille de celle-ci.

«On tenait à ce que ça demeure une surprise pour la permanence de l’événement. C’est pour ça qu’on ne leur a pas annoncé avant samedi. La seule personne qui était au courant de nos manigances, c’est le dirigeant, Dominic Fugère. On n’a pas eu le choix de lui dire au début de la semaine afin d’avoir le droit d’utiliser le nom du GP3R pendant la marche», a indiqué Mme Ross.

Pour les instigateurs de cette initiative, marcher de la sorte sur la piste représentait non seulement un moyen d’offrir un soutien aux employés permanents, qui ont vu leur travail s’envoler d’un seul coup en raison de la pandémie de COVID-19, mais également une façon d’oublier la douleur que leur a causée l’annulation du GP3R cette saison.

Constater le lien qui unit son équipe, et ce, même sans les courses a grandement aidé Sabrina Ross à passer à travers cet été sans GP3R.

«Un été sans Grand Prix, c’est long. On ne sait plus quoi faire de nos journées. C’est pour cette raison que nous avons obtenu un chaleureux retour de la part de tous les bénévoles contactés pour prendre part à la marche. Plusieurs n’ont pas pu venir, mais tous nous ont témoigné leur support», a-t-elle ajouté.

Certains des plus anciens du Grand Prix ont même passé les derniers jours à multiplier les efforts afin de faire renaître les émotions que leur procuraient les courses à travers leurs souvenirs. C’est notamment le cas de Jacques Veilleux, bénévole au GP3R depuis maintenant 42 ans et directeur des courses depuis 15 ans.

«On s’ennuie tellement de notre Grand Prix. Je peux vous dire qu’à tous les jours depuis la date qui aurait représenté le début des courses, je viens sur le circuit. Je suis même monté dans ma tour de contrôle. Ce n’est vraiment pas évident d’arrêter, après autant d’années. Heureusement, nous avons de belles initiatives comme celle-ci pour nous redonner le sourire», a-t-il exprimé.

Gonflés à bloc

Certes l’annulation de ces traditionnelles courses en sol trifluvien a brisé le coeur de l’ensemble de ces fidèles collaborateurs qui, année après année, se donnent pour mission de faire de cet événement un succès. Qu’à cela ne tienne, maintenant que la tristesse est passée, les membres de cette «grande famille» se sont armés d’une détermination à toute épreuve en vue des prochaines éditions.

«Je pense qu’on est encore plus motivés qu’avant. Toute la semaine, nos bénévoles ont publié des photos d’eux arborant fièrement leur chandail à l’effigie du Grand Prix. Je crois que ça vient démontrer à quel point l’équipe est motivée à mettre le paquet pour que les prochaines éditions soient incroyables», a mentionné Sabrina Ross.

Un drapeau à damier a été agité à de nombreuses reprises pendant cette marche, qui a suivi le même parcours que les pilotes pendant une course.

«On a quand même 1200 bénévoles au Grand Prix de Trois-Rivières qui sont fidèles au poste chaque année. Nous formons une grande équipe qui sera assurément de retour l’an prochain, si Dieu le veut. D’ailleurs, Dominic Fugère travaille très fort pour ramener l’activité hivernale qui n’a pu voir le jour l’an dernier pour toutes sortes de raisons. On se croise les doigts, parce qu’on a tellement hâte de voir des courses ici», s’est exclamé Jacques Veilleux.