Barbara Paillé

Glissement de terrain: la Régie d'aqueduc de Grand Pré touchée

Le glissement de terrain survenu il y a deux semaines à proximité d'une conduite de la Régie d'aqueduc de Grand Pré ne cesse de prendre de l'ampleur et le tuyau laisse jaillir de l'eau.
Selon Barbara Paillé, les citoyens des municipalités membres de cette régie ne manqueront pas d'eau, mais la présidente reconnaît que la Régie doit intervenir rapidement afin de faciliter son fonctionnement, une situation reconnue par le gouvernement.
Le tuyau touché est le lien qui permet d'alimenter le secteur ouest à partir des nappes du secteur est, et vice versa, en cas de besoins. Les fortes pluies reçues depuis avril ont contribué à agrandir la zone de ce glissement de terrain survenu à Sainte-Ursule, ce qui a créé un vide sous le tuyau reliant les deux conduites principales de cette régie. La pression exercée par la terre se situant au-dessus du tuyau fait en sorte que le tuyau se serait détaché de la conduite principale.
«On peut opérer comme ça pour quelques semaines, assure Mme Paillé. Il n'y a pas d'inquiétude. L'eau qui coule est l'eau qui est dans le tuyau et on a fermé les valves aux deux extrémités et aussi la valve du milieu de cette conduite. Il n'y a aucun danger qu'une municipalité manque d'eau, subisse une coupure de service ou reçoive un avis d'ébullition.
Mais il y a urgence d'agir pour protéger les infrastructures de la Régie, car ce lien doit être remis en opération le plus rapidement possible pour faciliter les opérations. C'est en lien avec la gestion des nappes. On ne pourra pas opérer comme ça cet été, alors qu'on a plus de demandes.»
C'est la raison pour laquelle des spécialistes ont commencé à travailler sur ce dossier afin d'amorcer le plus rapidement des travaux de correction de ce glissement de terrain et de remplacement de cette conduite.
«Le gouvernement considère notre dossier comme très urgent. On est en contact avec l'ingénieur de la MRC de Maskinongé pour l'obtention d'un certificat d'autorisation auprès du ministère de l'Environnement, étant donné qu'on est près d'un cours d'eau. On a besoin d'un ingénieur en géotechnique.
Il faut les documents des ingénieurs pour faire les plans et devis, les soumettre au gouvernement. Quand ce sera approuvé, on fera les travaux. On espère les faire dans les plus brefs délais. Mais ça va dépendre de la disponibilité des entreprises et aussi de la collaboration de Dame Nature», conclut Mme Paillé, en rappelant qu'une période de pluie s'annonce dès vendredi pour environ une semaine...