Les travaux pour sécuriser et dégager la route 155 à Grandes-Piles, après le glissement de terrain survenu le 13 avril, ont débuté mardi. 
Les travaux pour sécuriser et dégager la route 155 à Grandes-Piles, après le glissement de terrain survenu le 13 avril, ont débuté mardi. 

Glissement de terrain à Grandes-Piles: les travaux débutent

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
GRANDES-PILES — Les travaux visant à dégager les dégâts causés par un glissement de terrain sur la route 155 à Grandes-Piles, la semaine dernière, ont débuté mardi matin.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) indique que dans un premier temps, des ouvriers dégageront un passage en direction sud pour permettre à la machinerie de circuler sur la route 155, qui est fermée dans les deux sens à cet endroit depuis une semaine. 

«En deuxième lieu, un chemin d’accès au talus situé en hauteur sera aménagé pour écrêter la masse de sols instables au sommet», explique Roxanne Pellerin, porte-parole du MTQ dans la région. 

Ces premiers travaux ont pour but d’éviter que de la terre se détache à nouveau de la falaise pendant que les ouvriers travaillent en dessous. 

Dans un second temps, le MTQ fera aménager un merlon (une butte de terre) et une fosse de captage sur 55 mètres, le long du talus, afin de protéger la route contre la chute de blocs ou de sols supplémentaires. 

«Les équipes vont protéger la fosse avec des murets de béton de style “New Jersey”. C’est pour la sécurité des usagers de la route, et aussi pour protéger les autres dispositifs de protection», précise Mme Pellerin.

La route 155, qui est complètement recouverte de terre et de divers débris à l’heure actuelle, devra bien sûr être dégagée elle aussi. 

Moins de 10 employés travaillaient mardi sur le chantier. Le MTQ assure que les consignes et directives de santé publique seront respectées pendant la durée des travaux. Des mesures d’hygiène, de santé et de sécurité seront mises en place, indique-t-on. 

Le MTQ n’a pas précisé quelle serait la durée des travaux et donc, quand la route pourrait être ouverte de nouveau. 

«Il n’est pas possible de s’avancer sur la date de réouverture de la route. Plusieurs facteurs ont une influence, dont la disponibilité de la machinerie. On va prendre le temps de faire chaque étape pour assurer la sécurité des travailleurs», souligne Mme Pellerin. 

«Une bonne nouvelle»

Le maire de Grandes-Piles, Michel Germain, se réjouit de voir les travaux débuter. 

«C’est une bonne nouvelle, ils (les ouvriers) sont au travail. Ça veut dire que le plan de match est établi, il reste maintenant l’exécution des travaux. Tout le monde va être heureux, surtout les camionneurs qui doivent faire un détour de 25 km, souvent à vitesse réduite quand ils passent dans des zones de 50 km/h», souligne-t-il. 

En ce qui concerne le délai avant la réouverture de la route 155, Michel Germain conserve l’estimation d’une semaine qu’il avait avancée lundi. «Je ne suis pas ingénieur, mais je pense qu’une semaine, plus ou moins quelques jours, c’est assez réaliste», confirme-t-il. 

Le premier magistrat rappelle d’ailleurs qu’il est pour le moment impossible de savoir si la route a été endommagée en raison du glissement de terrain. Ce n’est qu’une fois la chaussée dégagée qu’il sera possible de voir l’ampleur des dégâts, s’il y en a, et le temps nécessaire pour les réparer. 

Coûts supplémentaires pour les pompiers

L’éventuelle réouverture de la route 155 permettra par ailleurs de rapatrier les pompiers de Grandes-Piles envoyés aux casernes de Saint-Roch-de-Mékinac et de Trois-Rives. Puisque les sapeurs là-bas sont privés de renforts venant de Grandes-Piles, des effectifs supplémentaires sont de garde 24 heures sur 24 d’ici à ce que la situation revienne à la normale. Ce qui représente des coûts supplémentaires. 

«C’est sûr que c’est problématique. Mais la première priorité est la sécurité des gens, on verra ensuite au niveau financier», souligne M. Germain. 

Du côté de la Régie des incendies de la Vallée du St-Maurice, le directeur-prévisionniste Alain Beauséjour indique que la réorganisation des effectifs et de la couverture du territoire ne lui cause pas d’inquiétudes. «Mais c’est sûr que le plus vite ça va pouvoir rouvrir, le mieux ce sera», précise-t-il. En plus des pompiers de Grandes-Piles déployés à Saint-Roch-de-Mékinac et Trois-Rives, la Régie peut compter sur l’aide des pompiers de la Régie des incendies du Centre-Mékinac, notamment ceux de Saint-Tite. Le Service de sécurité incendie de Shawinigan a également été sollicité pour venir en renfort aux pompiers de Grandes-Piles au besoin. 

Rappelons que le glissement de terrain est survenu tard en soirée, le 13 avril dernier, à moins de deux kilomètres au nord de la sortie du coeur du village de Grandes-Piles. La route 155 est complètement fermée à cet endroit depuis. Les automobilistes doivent faire un détour par Hérouxville et Saint-Tite, en empruntant les routes 153 et 159.