Gilles Charland, ancien vice-recteur de l’UQTR.

Gilles Charland veut rétablir sa réputation

Trois-Rivières — Une conférence préparatoire se tiendra cette semaine en vue de la tenue d’un procès intenté par l’ancien vice-recteur Gilles Charland de l’UQTR contre l’ancien directeur des équipements de l’Université, Alain Fournier, pour des propos tenus publiquement contre lui et qu’il juge diffamatoires.

Le procès sera tenu l’automne prochain à Trois-Rivières, a indiqué M. Charland au Nouvelliste. Rappelons que le 8 juin 2016, Le Nouvelliste annonçait l’intention de Gilles Charland de poursuivre M. Fournier en dommages et intérêts pour des propos tenus dans le cadre d’audiences du Tribunal administratif du travail.

Alain Fournier poursuivait alors l’Université du Québec à Trois-Rivières pour congédiement abusif et harcèlement psychologique. À plusieurs reprises, au cours de son témoignage, il a fait des déclarations au tribunal concernant Gilles Charland en affirmant notamment que ce dernier voulait se faire construire une bibliothèque par les employés du service des équipements de l’UQTR pour son domicile personnel.

Il a aussi été question, rappelle M. Charland, «de fraude à l’UQTR et de corruption», ce qui avait fait la manchette des médias. D’autres propos le liaient même à «la Commission Charbonneau», rappelle-t-il.

«Ce sont des propos graves. Il a attaqué et les dirigeants et l’institution comme telle. Ce sont des propos tout à fait mensongers», affirme Gilles Charland.

Ce dernier confirme qu’il poursuit donc Alain Fournier pour la somme de 150 000 $.

Rappelons que le juge Marc St-Pierre, qui avait entendu une partie de cette longue cause de M. Fournier contre l’UQTR, avait rappelé qu’un témoin, même s’il s’exprime devant la cour, peut faire l’objet de poursuites en diffamation si la partie adverse estime que les propos tenus envers elle sont mensongers.

M. Charland devait attendre la fin des audiences devant le Tribunal administratif du travail pour intenter sa poursuite. Or, on se rappellera que la cause de M. Fournier contre l’UQTR s’est finalement soldée par une entente hors cour. Selon des informations obtenues par Radio-Canada grâce à la Loi d’accès à l’information, Alain Fournier aurait finalement obtenu une compensation de 250 000 $ de l’UQTR.

Le Nouvelliste a tenté de joindre M. Fournier, mardi, sans succès.