Pierre Giguère

Giguère croit avoir fait la différence

SHAWINIGAN — Si Pierre Giguère devait identifier un seul dossier où il considère avoir fait une différence depuis son élection comme député de Saint-Maurice en 2014, ce serait la réalisation de la Maison Aline-Chrétien, la première résidence de soins palliatifs à Shawinigan.

Les élus aiment toujours présenter la liste de leurs réalisations lorsqu’ils sollicitent à nouveau la confiance des électeurs, mais leur impact réel demeure difficile à évaluer pour le commun des mortels. En procédant à ses premiers engagements électoraux le 4 septembre, M. Giguère a glissé quelques projets qui se sont concrétisés sous son règne. Dans son esprit, la Maison Aline-Chrétien représente une réussite toute particulière.

«C’est mon coup de cœur», commente-t-il. «Ça a demandé énormément d’énergie. Nous avons dû surmonter beaucoup d’embûches. Finalement, nous avons réussi quelque chose de super bien.»

Le candidat libéral ne cache pas qu’à Québec, certains fonctionnaires trouvaient ce projet bien ambitieux pour un milieu comme Shawinigan. Des questions étaient soulevées sur la capacité de recueillir des dons pour soutenir un éventuel budget d’exploitation accordé par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

«Je me suis fait dire par des fonctionnaires que c’était impossible de recueillir 1,2 million $ pour construire une maison de soins palliatifs», raconte-t-il. «On disait aussi que Trois-Rivières n’était pas loin...»

Or, le 8 avril 2016, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, débarquait à Shawinigan pour annoncer une aide financière récurrente de 544 000 $ par année pour le fonctionnement de la future Maison Aline-Chrétien. La campagne de financement, l’implication de l’ex-premier ministre Jean Chrétien et la vente de la maison de feu Gabriel Buisson pour favoriser la réalisation de ce projet ont fait le reste.

«Nous avons défoncé les portes et la maison est réalisée», résume fièrement le député.

M. Giguère retire également une satisfaction particulière de l’aide financière pour la réalisation d’un système d’égout autour du lac à la Tortue, «qui a été acceptée en début de mandat, en période de restriction financière», fait-il remarquer. Il souligne également l’obtention des autorisations pour l’agrandissement des écoles primaires de Saint-Boniface et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Ironie du destin, le député trouvait, en 2015, que la commission scolaire de l’Énergie ne donnait pas l’heure juste aux parents dans ce dossier, car la règle voulait que les enfants qui fréquentent une école en crise d’espaces soient envoyés dans un périmètre de 20 kilomètres si des classes étaient disponibles. Or, c’était le cas à Shawinigan.

Le député s’était résolument rangé derrière les demandes du milieu après une rencontre avec un groupe de parents de Saint-Boniface à son bureau.

Trois ans plus tard, les annonces d’agrandissement des écoles Notre-Dame et Sainte-Marie font partie de ses plus belles réalisations.