Une bannière a été hissée sur le toit de l’hôpital du Centre-de-la-Mauricie, en appui aux revendications du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ.
Une bannière a été hissée sur le toit de l’hôpital du Centre-de-la-Mauricie, en appui aux revendications du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ.

Gestion de crise sur fond de tension au CIUSSS MCQ

Sébastien Houle
Sébastien Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Alors que les autorités du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) prennent acte des directives du gouvernement en vue de contenir la propagation du coronavirus et que l’on s’affairait à élaborer un plan pour mettre en œuvres les mesures qui s’imposent, le Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ (SPPSAM-CSN) continue de décrier leurs conditions de travail. Et la crise qu’on traverse ne fait qu’exacerber une situation devenue insoutenable, insiste-t-on.

Une immense bannière où l’on pouvait lire «Secteur public Hors service» a été hissée du haut de l’hôpital du Centre-de-la-Mauricie, dans le secteur Shawinigan-Sud, jeudi matin. Pascal Bastarache, président du SPPSAM-CSN, indique que ses membres entendent travailler avec tout le professionnalisme que la situation commande, mais que le point de rupture a déjà été atteint et que leur demander d’en faire plus devient difficile.

M. Bastarache fait notamment valoir que le syndicat revendique depuis 2017 la mise en place d’une équipe de désinfection au centre hospitalier de Trois-Rivières, comme il y en a une à celui du Centre-de-la-Mauricie. «Pour nous, c’est problématique et c’est une source d’inquiétude», confie-t-il.

Le syndicaliste souligne par ailleurs qu’aucune directive précise n’a été émise quant au protocole de désinfection devant être appliqué pour le COVID-19.

S’il convient que la situation est extraordinaire, M. Bastarache maintient qu’on assiste actuellement à un retour de balancier.

Le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ, Pascal Bastarache, soutient que ses membres sont au bout du rouleau et qu’il devient difficile de leur demander d’en faire plus.

«Les membres sont déjà au bout du rouleau, épuisés... C’est de valeur de ne pas avoir négocié de bonne foi, d’avance, avant une période qui est réputée comme propice à la propagation de maladie», se désole-t-il.

Sur le terrain, Pascal Bastarache assure que les membres du syndicat ont l’expertise nécessaire pour faire face à la crise et qu’on aborde malgré tout la problématique avec calme et professionnalisme.

Le CIUSSS se veut rassurant

Au CIUSSS MCQ, on n’était pas en mesure de commenter la sortie du syndicat. Par contre, on a tenu à assurer qu’on avait le personnel en place pour voir à une désinfection adéquate des installations.

Pour ce qui est de la suite des choses et de la gestion de la situation, on prévoit que le point devrait être fait dans la journée de vendredi. On en était jeudi à prendre acte des directives émises par le gouvernement.

«Toute l’équipe est mobilisée et on est en train de voir et s’assurer qu’on a vérifié tous les angles morts, pour qu’on n’oublie rien, pour que ça descende bien dans l’organisation», indique Guillaume Cliche, agent d’information au CIUSSS MCQ.

On rappelle par ailleurs que la population doit continuer de suivre les consignes d’hygiène qu’on sait, soit de bien se laver les mains, de tousser dans le pli du coude, de se rapporter au système de santé en cas d’apparition de toux ou de fièvre, en composant le 811, et de respecter les directives d’isolement volontaire de 14 jours pour ceux qui reviennent de voyage.