Les élèves de l'école Louis-de-France ont passé le week-end à Montréal au Stade olympique et à La Ronde dans le cadre d'un concours organisé par le Grand défi Pierre-Lavoie

GDPL: la Grande récompense pour deux écoles de la région

TROIS-RIVIÈRES — La conclusion du Grand Défi Pierre Lavoie avait une saveur particulière et restera longtemps dans la mémoire des jeunes des écoles Louis-de-France, du secteur Saint-Louis-de-France, et des Bâtisseurs, de Shawinigan. Les élèves des deux établissements étaient conviés à Montréal pour une fin de semaine d’activités au Stade olympique et au parc d’attractions La Ronde, dans le cadre de la Grande récompense.

Les élèves de l’école Louis-de-France font partie des trois écoles du Québec sacrées «école coup de cœur», reconnaissant l’implication du personnel pendant le défi, la participation de tous les élèves de l’école, la réalisation d’activités spéciales, de même que le rayonnement dans la communauté.

Pour Sébastien Allard, professeur d’éducation physique à l’école trifluvienne, la motivation vient naturellement chez ses élèves. «Ils embarquent à 100 miles à l’heure», soutient-il.

Ayant lui participé au Grand défi Pierre Lavoie et fait la Boucle de 1000 km à deux reprises, le professeur a multiplié les activités pour entraîner les élèves dans l’aventure qui les aura finalement menés aux grands honneurs.

S’il concède n’avoir pas beaucoup dormi dans la nuit de samedi à dimanche — ils étaient 5000 à camper au Stade olympique —, il relate avoir «encore des frissons» en repensant aux visages des enfants durant la fin de semaine.

On pourrait croire que l’annonce de l’obtention de la Grande récompense l’a fait bondir de joie. Or, M. Allard raconte plutôt avoir d’abord été inquiété par la nouvelle. «Ça voulait dire beaucoup d’implication à venir de la part des profs», confie-t-il. Or, il se félicitait dimanche de la participation de plus de 90 % d’entre eux à l’activité de la fin de semaine. Tout comme il se réjouissait que 268 élèves de l’école aient pris part au voyage.

Quant à savoir comment il trouvera la motivation pour relancer ses jeunes l’année prochaine, maintenant qu’ils ont «touché au sommet», l’enseignant dit ne pas trop s’inquiéter. «On va trouver quelque chose», déclare-t-il.

Du côté de Shawinigan, c’est un bon coup du sort qui aura valu aux élèves de l’école des Bâtisseurs d’obtenir son laissez-passer pour Montréal. Une école participante de chaque région du Québec est ainsi désignée chaque année pour prendre part à l’événement.

Pour Caroline Bordeleau, enseignante d’éducation physique à l’école shawiniganaise, le coup de chance n’en est pas moins le couronnement d’un effort important de la part de ses protégés. «Ils ont fait beaucoup d’efforts pour ramasser des cubes énergie», fait-elle valoir.

De plus, soutient Mme Bordeleau, la récompense est un encouragement à continuer dans la même veine. «Une société en santé fait partie des valeurs que l’on essaie d’enseigner à nos jeunes», explique-t-elle.

Relatant la journée à la Ronde, elle indique par ailleurs qu’elle constitue pour certains de ses élèves une occasion unique, une telle activité n’étant pas à la portée de toutes les familles.

Et de quatre pour Michel Angers!

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a complété sa quatrième participation au Grand défi Pierre Lavoie. Une édition «passablement difficile», faite de vent, de pluie et de froid. «Quand on parle de défi, il faut le relever le défi», lance-t-il.

Le maire Angers, qui courrait au sein de l’équipe de l’UMQ, raconte que l’étape dans la région de Baie-Saint-Paul, particulièrement montagneuse, s’est avérée des plus ardues. «Ç’a été toute une épreuve», témoigne-t-il.

«Hier soir (samedi), il pleuvait et il ventait. On se disait “est-ce que ça va finir?” On s’est levé ce matin, il faisait beau, on a lavé nos vélos et on est reparti vers le Stade olympique», raconte le maire, qui laisse la porte ouverte à une cinquième participation.