L'église de Yamachiche.

Funérailles vs musiques sonores 

J'ai assisté à des funérailles dans l'église de Yamachiche samedi après-midi.
Du sous-sol de l'église montaient des musiques sonores, des chants populaires accompagnés de quelques musiciens et avec des roulements vibrants de batterie qui marquent les musiques accompagnant les chansons, lesquelles étaient annoncées avec toute la vigueur sonore du présentateur.
Le célébrant des funérailles et la chorale au jubé avaient à rivaliser avec ces sonorités intempestives pour être juste entendus. À la fin de son homélie, le célébrant a déclaré tristement qu'on avait demandé aux organisateurs de l'activité au sous-sol de baisser le son pour le temps de la célébration mortuaire, mais il a ajouté que malheureusement cela n'avait pas été fait.
Tous les assistants à la cérémonie religieuse étaient visiblement dérangés par ces véritables agressions sonores. Je pouvais percevoir les vibrations venant d'en bas juste en posant mes mains sur le dossier du banc en avant de moi.
Une famille dans le deuil doit aussi ressentir une peine supplémentaire dans ces circonstances. Je comprends que les églises, autrefois remplies de paroissiens, pouvaient mieux «vivre» avec les quêtes, la dîme et les dons charitables.
Aujourd'hui elles doivent compter sur l'apport monétaire de diverses organisations populaires dans leurs sous-sols. Mais lorsqu'il se déroule des célébrations comme des funérailles, des mariages ou autres, il serait convenable et devrait être convenu de devoir temporairement respecter ce qui se passe dans l'église. Il ne s'agit là que l'échange de bons procédés... et aussi de respect les uns des autres.
Michelle Roy
Trois-Rivières