Luc Martel a demandé d'ajouter deux éléments précis dans la nouvelle politique.

Frais de déplacement: La Tuque fait des modifications

Les élus de La Tuque ont adopté récemment des modifications à la politique sur les frais de déplacement et de séjour. Deux d'entre elles ont été ajoutées à la demande du conseiller Luc Martel. Ce dernier ne cache pas que c'est directement lié à la plainte qu'il a déposée à la Commission municipale du Québec (CMQ) visant le maire Beaudoin.
«Je me serais opposé aux modifications si cela n'avait pas été ajouté», affirme le conseiller municipal.
Les deux points qu'il tenait à voir écrits noir sur blanc dans la politique sont qu'une personne visée par un remboursement «est responsable de l'exactitude de l'information inscrite sur le formulaire» et que quelqu'un qui fait une fausse déclaration «est également passible d'une poursuite en vertu du Code criminel. Nonobstant ce qui précède, d'autres sanctions peuvent s'appliquer en vertu des politiques et règlements de la Ville de La Tuque, en vigueur».
«Ce sont deux éléments que j'ai personnellement apportés. Ça fait référence au livre Éthique et gouvernance municipale, notre bible à nous. [...] J'ai fait ajouter ces deux points-là et ça fait suite évidemment à ce qu'il se passe actuellement en lien avec la plainte à la Commission municipale du Québec (CMQ) au sujet du maire», a souligné M. Martel.
Il insiste également sur le fait que c'est bon pour tous les employés et les élus, actuels et futurs. 
«Ils vont voir ce qu'est un compte de dépenses, ce qu'ils peuvent mettre, et si tu ne le mets pas comme il le faut, il y a les conséquences. C'est un aide-mémoire», indique le conseiller municipal.
La résolution a été adoptée à l'unanimité. Luc Martel estime que dans ce cas c'est la Ville qui aurait dû elle-même déposer la plainte en éthique et déontologie visant le maire Normand Beaudoin.
«On est régi par un code d'éthique. C'est marqué qu'il est obligé de répondre aux questions sur les comptes de dépenses. S'il ne veut pas répondre, qu'il le garde dans ses poches et c'est définitif que je ne poserai pas de questions. La journée que tu déposes un compte de dépenses, que tu veux que les contribuables le payent, tu as le fardeau de le prouver. 
S'il ne le fait pas, il est en infraction. C'est le cas depuis le mois de décembre. C'est aussi bon pour tout le monde qui demande un remboursement.»
D'ailleurs, il se défend bien de «coûter 5000 $ à la ville» avec sa plainte. Il persiste et signe, si le maire avait répondu à la fameuse question entourant le compte de dépenses de moins de 90 $ on n'en serait pas là aujourd'hui.
«Quand il dit que ça coûte 5000 $ de frais, c'est à lui de se faire des reproches. En ne voulant pas me répondre, il était en infraction et là, ça coûte des frais à la Ville. C'est lui qui a le fardeau de la preuve», lance Luc Martel.
Outre ces deux ajouts, quelques autres modifications ont été apportées. Il ne sera plus permis de consommer d'alcool, du moins la Ville voulait que ce soit écrit clairement. Le montant accordé pour les déjeuners a été revu à la hausse également.