Le forum sur l’habitation tenu jeudi à la Ferme Nouvelle-France a réuni Pascale Plante, directrice générale de la MRC de Maskinongé, Nadia Cardin, coordonnatrice de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Maskinongé, Marie-Claude Dionne, organisatrice communautaire du CIUSSS régional, et Isabelle Bordeleau, agente de développement du territoire de la MRC de Maskinongé.
Le forum sur l’habitation tenu jeudi à la Ferme Nouvelle-France a réuni Pascale Plante, directrice générale de la MRC de Maskinongé, Nadia Cardin, coordonnatrice de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Maskinongé, Marie-Claude Dionne, organisatrice communautaire du CIUSSS régional, et Isabelle Bordeleau, agente de développement du territoire de la MRC de Maskinongé.

Forum sur l’habitation dans Maskinongé: des options à envisager

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
SAINTE-ANGÈLE-DE-PRÉMONT — L’accès limité à du logement au sein de la MRC de Maskinongé est un dossier connu par les intervenants, mais ceux-ci savent que des solutions peuvent être envisagées pour contrer ce problème qui nuit à la rétention des citoyens du secteur et à l’attraction de nouveaux résidents.

La MRC de Maskinongé, la Corporation de développement communautaire de la MRC de Maskinongé et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont tenu, jeudi à Sainte-Angèle-de-Prémont, un forum sur l’habitation. État de la situation, identification des besoins et présentation de sources de financement ont été abordés durant une journée meublée par de nombreuses discussions.

«La question du besoin est abstraite, reconnaît Nadia Cardin, coordonnatrice de la CDC de Maskinongé. On anticipe un vieillissement de la population qui pourrait se traduire par le fait que c’est trop de responsabilités, avoir une maison. Si un aîné veut vieillir dans son village, s’il n’a pas de logement, il quitte son territoire. Et il faut être attractif. On veut de nouveaux travailleurs, on veut des familles, on veut développer le territoire. Ce qu’on voit au Québec, c’est qu’on travaille la question en partenariat avec le domaine de la santé, les organisations publiques, des entreprises privées pour injecter du financement. Ça dépend du type de logements. Mais il y a une multitude de possibilités. Ça pourrait se faire en habitations à loyer modique, en coopérative d’habitations, en organisme à but non lucratif.»

Des projets d’habitation peuvent se faire en construisant des bâtisses. Ça peut aussi se concrétiser en transformant des bâtisses existantes.

Selon Mme Cardin, plus de 50 personnes ont pris part à cette journée. Des gens des organismes communautaires et du secteur de l’économie sociale étaient présents. Des élus, des gens du personnel administratif de la MRC et de municipalités et des représentants du secteur économique ont aussi tenu à être du forum.

«La question du logement est partout. On touche tous à ce sujet. Et si on veut se mettre en action, il faut travailler ensemble. C’est une première étape vers une concertation du territoire.»

C’est la raison pour laquelle un comité de travail intersectoriel sera créé afin de pondre un plan d’action qui sera applicable sur l’ensemble du territoire. Selon Mme Cardin, les intervenants devront aborder la question du plan d’action en 2020 afin d’accélérer la réalisation de projets qui peut s’étaler sur quelques années.

«Plus vite on a le plan d’action, plus vite on a des projets de développement, souligne-t-elle. Mais il y a une belle volonté.»