L’autrice de J’aime Hydro, Christine Beaulieu.
L’autrice de J’aime Hydro, Christine Beaulieu.

Forum citoyen virtuel sur l’énergie intelligente: Christine Beaulieu à l’avant-scène

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — «J’ai créé un spectacle J’aime Hydro, j’ai travaillé là-dessus depuis 2014. Donc, ça fait depuis 2014 que je me suis vraiment plongée dans les enjeux au niveau de l’énergie et c’est vraiment quelque chose qui continue encore aujourd’hui de m’intéresser profondément.»

Voilà comment Christine Beaulieu justifie sa participation au Forum citoyen virtuel sur les enjeux actuels et futurs de l’énergie intelligente qui aura lieu les 4 et 5 décembre.

Organisé en mode virtuel par le Réseau québécois sur l’énergie intelligente (RQEI), qui est piloté par l’UQTR, cet événement d’accès gratuit permettra aux participants de s’informer et d’échanger à propos de la production, de la gestion et de la consommation d’énergie de manière efficace, grâce à l’intelligence artificielle et aux technologies de l’information

À cette occasion, l’autrice trifluvienne échangera avec la présidente-directrice générale, Sophie Brochu dans le cadre d’une discussion déjà pré-enregistrée.

«Ça a été formidable. Je suis sortie de là complètement galvanisée par ma conversation avec l’une des femmes les plus inspirantes à mes yeux au Québec», a-t-elle commenté.

À son avis, Sophie Brochu va ouvrir la voie à une toute première collaboration entre la société d’État et Énergir. «Ça, c’est vraiment une révolution au Québec. Et cette collaboration est extrêmement intelligente. Elle m’a apporté une nouvelle dimension que je n’avais pas vue avant, soit une complémentarité en période de pointe qui va nous permettre de ne pas acheter de l’électricité ailleurs», se réjouit la comédienne.

Ravie d’avoir été approchée par l’UQTR, «ayant toujours rêvé d’aller à l’université», Christine Beaulieu trouve important d’échanger sur de tels enjeux, car «ça peut vraiment faire une grande différence pour nos décisions qu’on va prendre dans l’avenir».

«Les citoyens, à travers l’énergie intelligente, vont devenir de plus en plus participatifs et impliqués dans la meilleure gestion de notre énergie. À partir de maintenant, chacune de nos petites maisons devient des autoproducteurs d’énergie, on devient tous capables de faire une différence à travers ça», soutient-elle.

Celle-ci évoque la filiale d’Hydro-Québec, Hilo, et l’exemple des thermostats intelligents qui permettent d’éliminer «toute la consommation d’énergie absurde ou inutile».

«Parfois, on part de la maison pendant une semaine et le chauffe-eau va continuer à chauffer l’eau comme si quelqu’un était sur le point de prendre une douche. Il y a plein d’exemples comme ça de consommation inutile, de gaspillage d’énergie», déplore Christine Beaulieu.

D’ailleurs, dit-elle, c’est la conclusion de son spectacle J’aime Hydro: «avant de faire quoi que ce soit, il faudrait consommer de façon intelligente, éliminer toutes ces absurdités-là. C’est quand même vraiment niaiseux quand on y pense que l’eau reste chaude alors qu’on n’en a pas besoin, que les maisons restent chaudes quand on n’est pas là, que tout ça fonctionne pour rien», martèle l’artiste.

Selon elle, le problème sur la planète en ce moment, «c’est qu’on consomme trop d’énergie». «Dans son plan vert, le gouvernement parle beaucoup de transport électrique, mais jamais assez d’efficacité énergétique. Je ne sais pas pourquoi», fait-elle remarquer.

Et pour le RQEI, l’aggravation des problèmes environnementaux liés à la consommation des énergies fossiles oblige à reconsidérer toute la question de la production d’énergie à partir de sources diversifiées et renouvelables, au stockage et à la conversion, à la distribution de même qu’aux diverses applications énergétiques dans tous les secteurs de consommation, notamment le transport et les bâtiments.

Le concept d’énergie intelligente représente donc un ensemble d’innovations technologiques pour pallier ces problèmes selon une approche intégrée, de la source d’énergie au point de consommation (domicile, entreprise, mobilité).

Elle permet de soutenir la transition énergétique en cours par la mise au point d’applications véhiculaires (transport) et stationnaires (réseau électrique et bâtiment) intelligentes reposant sur les technologies de stockage et de conversion de l’énergie, tous ces ensembles étant gérés en temps réel grâce aux avancées des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle, précise le directeur du Réseau, Loïc Boulon.

Le directeur du RQEI, Loïc Boulon.

«Au sein du Réseau, on est une gang d’ingénieurs et de physiciens. L’idée, c’est d’aller un petit peu vers les citoyens pour voir eux ce qu’ils pensent de tout ça. Ça nous permet de nous positionner un petit peu par rapport à tout ça pour savoir comment orienter nos recherches», confie-t-il.

Pour lui, J’aime Hydro est un bel exemple d’appropriation des citoyens d’une thématique qui, à la base, est très technique et scientifique.

«J’invite les gens à se joindre au Forum, c’est une super belle initiative de l’UQTR. Sophie et moi, ça nous a fait vraiment plaisir de participer à ça, on a eu une conversation très inspirante», conclut Christine Beaulieu.

Le Forum débutera le vendredi 4 décembre, à 18 h, avec la discussion entre Sophie Brochu et Christine Beaulieu sous le thème Les opportunités et défis de l’énergie intelligente. Le lendemain, 5 décembre, entre 9 h 30 et 15 h 15, le Forum se poursuivra avec la présentation de courtes capsules vidéo donnant la parole à des experts scientifiques et des citoyens.

Les participants inscrits à l’événement – experts et citoyens – seront ensuite réunis en petits groupes, pour laisser place à la discussion et aux échanges. Le Forum se terminera par une synthèse des débats.