Gilles Bronchti, président du Syndicat des professeur(e)s de l’UQTR.
Gilles Bronchti, président du Syndicat des professeur(e)s de l’UQTR.

Formation d’un comité de crise à l’UQTR

Trois-Rivières — L’Université du Québec à Trois-Rivières a formé un comité de crise composé du recteur, des vice-recteurs et des syndicats, qui s’est réuni lundi afin de faire le point sur la situation de la fermeture imposée par Québec dans le contexte de la COVID-19.

Le service des communications de l’Université a été avare de commentaires, se limitant à dire qu’il émettra de nouvelles directives à sa communauté à mesure qu’arriveront les directives du gouvernement. Le professeur Gilles Bronchti, président du Syndicat des professeur(e)s, indique que «l’opinion est très favorable plutôt que négative sur le fait que l’UQTR ait suivi la consigne de fermer».

Le professeur Bronchti ne cache pas qu’il règne néanmoins des inquiétudes au sujet de l’avenir de la session d’hiver en cours qui n’est complétée qu’à moitié et qui, pour plusieurs étudiants, représente la dernière session avant l’obtention de leur diplôme final, sans compter les frais encourus pour réaliser ce trimestre.

Ce dernier explique que certains professeurs pourraient donner des cours à distance en ligne, mais que pour d’autres, c’est tout à fait impossible, soit parce que leurs jeunes enfants sont à la maison, soit parce que les formations en laboratoire ne peuvent tout simplement pas se faire à distance. Dans son cas, par exemple, le professeur Bronchti donne de la formation au département d’anatomie où l’on accueille des corps humains qui ont été donnés pour la recherche scientifique.

C’est pourquoi certains services essentiels devront être maintenus sur le campus, dit-il. Ce sera le cas pour le programme de dons des corps qui sont sous les soins de techniciennes spécialisées. Ce sera aussi le cas pour certains laboratoires où l’on travaille avec le vivant, soit avec des cultures de cellules ou avec des animaux. «Les permis d’entrer seront donnés par les décanats», dit-il.

Évidemment les discussions du comité de crise ont aussi porté sur les moyens de sauver la session. Contrairement à l’épisode où les professeurs avaient été mis en lock-out pendant deux semaines, «cette fois-ci, on se parle», indique le professeur Bronchti, «et on s’alimente de nos besoins respectifs pour trouver des solutions».

Le président du Syndicat indique que l’UQTR envisage également, à la lumière de ce qui se passe dans les écoles de l’Alberta, que deux semaines de fermeture ne seront pas suffisantes pour contrôler la situation. Le fermeture pourrait peut-être s’étirer jusqu’en septembre aussi.

Il est également à noter qu’à l’UQTR aussi la plupart des activités sont annulées, dont la clinique d’impôt de l’UQTR qui devait se tenir le samedi, 28 mars.

Poursuite des cours en ligne

Une nouvelle directive émise par le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, lundi en début de soirée avise la communauté universitaire que tous les cours en ligne de la session d’hiver qui se donnent déjà sur les plateformes Zoom ou Via «pourront se poursuivre tel que prévu au plan de cours».

«Toutes les activités d’évaluation sommative en lien avec ces cours sont toutefois suspendues jusqu’à nouvel ordre», explique le recteur de l’UQTR.

«Toutes les autres activités académiques sont suspendues jusqu’à nouvel ordre; en collaboration avec les représentants syndicaux des professeurs et des chargés de cours, nous évaluerons d’ici au 27 mars la possibilité de mettre en place des mesures pour permettre aux professeurs, chargés de cours et étudiants de couvrir la matière prévue au plan de cours. Nous vous communiquerons de l’information à cet égard dès que possible.»

Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, les étudiants «n’ont pas à se préoccuper des dates d’échéance inscrites au calendrier universitaire, prévues aux règlements des études de premier cycle et aux cycles supérieurs ainsi que celles prévues dans les plans de cours».

Rappelons que tous les stages sont suspendus, à l’exception de quelques stages dans le milieu de la santé. L’accès au campus est généralement interdit, sauf exception, pour tout le personnel administratif. L’accès est aussi fortement restreint pour les professeurs, chargés de cours et le personnel de recherche. Seules les personnes qui ont eu une autorisation des doyens concernés peuvent se présenter à l’université.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle