Il y aura des camps de jour cet été, mais en format réduit.
Il y aura des camps de jour cet été, mais en format réduit.

Format réduit pour les camps de jour dans la région

Trois-Rivières — L’annonce du gouvernement Legault donnant le feu vert pour la tenue des camps de jour cet été a été accueillie à la fois avec prudence et soulagement par les villes et municipalités de la région ainsi que par les organisations sans but lucratif qui proposent ces activités. Si la plupart se réjouissent de pouvoir offrir des activités aux jeunes durant la période estivale, ils préviennent du même souffle que l’offre sera évidemment modifiée et que le nombre de places sera grandement réduit.

À Nicolet, ce sont seulement 84 places qui seront ouvertes, comparativement aux 200 habituelles, explique la mairesse Geneviève Dubois. Et comme on ne pourra pas accueillir autant d’enfants à l’école Curé-Brassard que par les autres années, la priorité sera d’abord donnée aux travailleurs des services essentiels et aux citoyens de Nicolet et de Sainte-Monique-de-Nicolet, avec qui la Ville a une entente.

«L’annonce était très attendue. On a eu la nouvelle du premier ministre à 13 h, et je vous dirais qu’à 13 h 04, le téléphone ne dérougissait pas», mentionne la mairesse, qui indique toutefois que les inscriptions seront prises seulement le 28 mai prochain et que la procédure sera détaillée sur la page Facebook de la Ville.

À Trois-Rivières, on confirme aussi que les camps de jour débuteront tel que prévu le 29 juin prochain, avec un nombre de places réduit en fonction des ratios exigés par le gouvernement, qui représente en moyenne 50 % du nombre d’enfants qu’on avait l’habitude d’accueillir chaque année.

«Ça correspond environ au pourcentage d’enfants qui sont retournés à l’école sur notre territoire, et comme c’est à peu près la même clientèle, on pense qu’on sera en mesure de satisfaire à la demande avec ces ratios réduits», indique Guillaume Cholette-Janson, porte-parole de la Ville. Les sites offerts de même que les coûts associés à l’inscription ne sont toutefois pas encore précisés. Les inscriptions devraient se faire les 3 et 4 juin via le web.

À Shawinigan, on évalue encore la faisabilité des camps de jour en fonction des coûts et de la capacité d’accueil. Le conseil municipal recevra un rapport la semaine prochaine des différentes options qui s’offriront et devra rapidement trancher à savoir si les camps de jour auront lieu et de quelle manière, explique le directeur des communications, François Saint-Onge.

Du côté de Bécancour, le conseil devra aussi se prononcer en séance extraordinaire lundi sur la question, mais tout indique qu’il y aura des camps de jour, mais à un ratio oscillant autour de 60 % de la clientèle habituelle, soit un peu plus de 215 enfants au lieu des 350 habituels, indique le maire Jean-Guy Dubois. De ce côté aussi, la priorité devrait d’abord être donnée aux citoyens de Bécancour avant d’accepter les inscriptions des municipalités avoisinantes.

OBNL

Au Complexe sportif Alphonse-Desjardins, tout est déjà prêt pour accueillir les jeunes, qui seront évidemment en moins grand nombre aussi cette année. La responsable des camps de jour, Judith Picard, estime qu’il y aura entre 70 et 85 places dépendamment de l’âge des enfants qui s’inscriront. Un nombre nettement inférieur aux 160 enfants qu’on reçoit chaque été.

«On sera capable d’offrir le camp aux mêmes coûts que par les années passées grâce à un énorme travail avec nos partenaires, nous en sommes très contents. Nous allons d’abord contacter nos anciens pour connaître leurs intentions, et nous pourrons ensuite ouvrir les inscriptions en fonction du nombre de places restantes», mentionne Mme Picard.

Pour l’organisme Zone Famille du secteur Cap-de-la-Madeleine, qui offre aussi annuellement un camp de jour, il y aura maintien des activités, mais seulement à 30 % de la capacité, soit 15 enfants. Dans ce cas-ci, il ne devrait pas y avoir d’ouverture d’inscriptions, puisque le camp affichait déjà complet à sa pleine capacité.

«Cet été, il ne sera pas possible de réserver à la semaine, mais seulement pour tout l’été, car c’est beaucoup plus simple pour le respect des normes si chaque enfant a son casier, ses choses, qu’on n’a pas à faire de modifications au courant de l’été en fonction des semaines d’occupation. Par ailleurs, ça respecte davantage la mission familiale que nous nous sommes donnés, on veut que l’enfant se sente comme chez lui. Nous avons recontacté nos familles pour connaître leurs intentions et environ 50 % ont choisi de maintenir leur inscription. À partir de là, nous allons prioriser ceux qui sont avec nous depuis le plus longtemps», résume Sandie Daoust, propriétaire de Zone Famille.