Le cycliste paralympique Charles Moreau est venu pédaler aux côtés des participants au Défi cycliste InterVal, samedi, au Centre Les Rivières.

Fondation InterVal: plus de 6000 $ amassés en pédalant

TROIS-RIVIÈRES — La Fondation InterVal organisait pour une deuxième année le Défi cycliste InterVal, au Centre Les Rivières, samedi. Une cinquantaine de cyclistes de tous les niveaux ont pédalé pendant une, deux ou même, dans certains cas, douze heures sur un vélo stationnaire. Des cours de spinning étaient également organisés pour ceux et celles désirant s’initier à ce sport.

Les participants devaient débourser un montant variant entre 80 $ et 650 $, amassé en dons ou commandites pour prendre part au Défi cycliste. L’activité a permis de recueillir plus de 6000 $ cette année, un montant similaire à celui amassé l’an dernier. Ces fonds permettront à la Fondation InterVal de financer deux programmes mis en place pour accompagner les enfants handicapés.

«Ça permet d’aider les jeunes à pratiquer un sport adapté, précise Julie Gagnon, directrice générale de la Fondation. On a le Mini-Défi, lors duquel les enfants peuvent relever divers défis pour se surpasser malgré leurs limitations. L’autre programme est Adoptonsport, qui permet d’aider les jeunes à apprendre un sport adapté sous la supervision d’intervenants.»

Le coût combiné de l’organisation de ces deux programmes est de 9000$. La Fondation InterVal offre également divers services aux personnes vivant avec un handicap et à leur entourage, comme du répit parental, des camps de jour et de vacances adaptés et l’achat d’équipement adapté.

«Tout ce qui peut permettre d’améliorer leur qualité de vie», résume Mme Gagnon.

Une massothérapeute était sur place, bénévolement, pour soulager les douleurs et raideurs des cyclistes, quelque chose qui avait été suggéré par les participants, l’an dernier.  

Le cycliste paralympique Charles Moreau, doublement médaillé de bronze aux Jeux paralympiques de Rio, en 2016, s’est joint aux autres sportifs, dont quelques-uns ont un handicap physique, comme lui. Il a passé plusieurs heures en leur compagnie, leur prodiguant conseils et encouragements au fil de la journée, tout en pédalant lui-même. Pour lui, sa participation est une manière de redonner à la Fondation InterVal pour l’aide qu’elle lui a apportée lorsqu’il a perdu l’usage de ses jambes après un accident de voiture, en 2008.

«Dans mon processus de réadaptation, j’ai bénéficié des services de la Fondation InterVal, surtout dans les débuts, pour acheter des équipements, raconte-t-il. Ça a été mon premier contact avec le parasport, quand j’étais à Trois-Rivières. C’est pour ça que je trouvais important de m’impliquer dans cette activité-là. Quand ta réalité change du jour au lendemain, d’avoir des possibilités d’explorer le monde du sport adapté, ça fait la différence.»

L’athlète se prépare d’ailleurs en vue des jeux paralympiques de Tokyo, en 2020.